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Accueil du site > Actualités > Politique > "Bourdin, vous allez vous calmer !" : Jean-Luc Mélenchon encore très remonté (...)
#79 des Tendances

"Bourdin, vous allez vous calmer !" : Jean-Luc Mélenchon encore très remonté ce matin sur BFM TV et RMC

La France insoumise et le domicile de Jean-Luc Mélenchon ont été perquisitionnés mardi matin dans le cadre d'enquêtes préliminaires sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de l'ex-candidat à l'élection présidentielle, qui a dénoncé une "énorme opération de police politique", le jour du remaniement. "Je respecte la justice mais je suis obligé de dire, nous ne sommes pas dans une procédure normale", a accusé le chef de file de LFI selon lequel "la procédure légale n'a pas été respectée, les deux dirigeants du mouvement n'ont pas pu entrer".

Invité ce matin au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Jean-Luc Mélenchon s'est de nouveau montré très colérique lorsque l'intervieweur est revenu sur l'altercation entre le député et les forces de l'ordre. "Vous n'êtes pas au-dessus des lois", a lancé le journaliste. "Personne n'a dit que j'étais au-dessus des lois. Vous, Bourdin, vous allez vous calmer ! Je n'ai jamais dit ça", a répondu sèchement l'ancien sénateur. "Non, non, non. 'Vous allez vous calmer !'. Ça, Jean-Luc Mélenchon, je ne peux pas", a rétorqué le présentateur.

Bourdin a alors proposé à Jean-Luc Mélenchon de regarder la séquence diffusée par "Quotidien" hier soir. "Allez, c'était prévu d'avance. C'est le sketch organisé", s'est agacé le politique. "Ce n'est pas le sketch organisé. Vous le saviez. Qui a filmé ? Qui a commencé à mettre en scène ? C'est vous !", a recadré Jean-Jacques Bourdin. Acquiesçant, le parlementaire a ajouté : "Qu'est-ce que ça prouve ? Que je dois me laisser faire ? Pour faire plaisir au système ? Allez, regardons ces images."

Après avoir rediffusé le reportage de l'émission de TMC, le présentateur a demandé à son invité s'il regrettait de s'être mis en colère. "Et vous, vous ne regrettez pas de me parler comme ça ? Vous êtes journaliste ou vous faites le service après-vente ?", a lâché Jean-Luc Mélechon, énervant Jean-Jacques Bourdin : "Le service après-vente ? Ça veut dire quoi ça ? Ce sont des insinuations. Ça je n'en veux pas !". L'homme politique a poursuivi : "Qu'est-ce que vous êtes en train de faire là ? Pourquoi je vais regretter un comportement ? Qui vous êtes monsieur Bourdin ?".

Tags : Jean-Luc Mélenchon France Insoumise




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58 réactions à cet article    


  • 10 votes
    Qirotatif Qirotatif 17 octobre 19:02

    "Ecoutez les gens..."


    C’est plus fort que lui... même quand il met les mots dans la bouche des autres, impossible de dire "les Français"... Punaise, Jean-Luc, mais ils te dégoûtent au point d’être incapable de les nommer ? Le natif de Tanger et l’ibère d’origine serait-il à ce point inéophobe* ?


    * Je tente... ce n’est pas l’opposé de "xeno", merci. Recherche préfixe pour prélude à la folie et plus si hostilité.

    • vote
      Zatara Zatara 17 octobre 19:46

      @Qirotatif
      terroirophobe ?


    • vote
      Qirotatif Qirotatif 17 octobre 20:05

      @Zatara
      Jean-Luc ne déteste pas les territoires, c’est un homme de la mer. Non, il déteste Un territoire. Orthophobe peut-être... j’ai fait option latin... pas grec. Un expert est vivement sollicité...


    • 1 vote
      Zatara Zatara 17 octobre 20:13

      @Qirotatif
      terroir !


    • 4 votes
      Zatara Zatara 17 octobre 20:15

      @Qirotatif
      ou juste anti france... pas besoin de gratter outre mesure


    • vote
      Qirotatif Qirotatif 17 octobre 21:30

      @Zatara
      La précision évite de sodomiser les diptères, je réitère.


    • vote
      Zatara Zatara 17 octobre 21:48

      @Qirotatif
      va pour causasophobe alors...


    • vote
      Curiosus 18 octobre 00:47

      @Qirotatif

      Vous êtes un conformiste très naïf...


    • 3 votes
      Belenos Belenos 18 octobre 04:06

      @Qirotatif

      C’est la nation que JLM n’aime pas. Il est favorable à une révolution mondialisée du peuple humain. Il est donc anti-nationaliste ou bien si on veut le psychiatriser on dira qu’il a une tendance compulsive natiophobe.  

      Étymologie. Le mot « nation » vient du latin natio, qui dérive du verbe nascere « naître » (supin : natum). Le terme latin natio désigne les petits d’une même portée, et signifie aussi « groupe humain de la même origine ».




    • 2 votes
      Qirotatif Qirotatif 18 octobre 09:08

      @Belenos
      "C’est la nation que JLM n’aime pas"

      Pas seulement. Son rapport à la mer méditerranée dont il a une carte à 90° - parce que chez JLM, il n’y a pas d’horizontale ni de verticale, pas plus qu’il n’y a d’occident ou d’orient - dans son bureau de l’Assemblée Nationale et non une carte du pays qu’il est sensé représenter, en dit long sur sa conception de l’humanité. 

      Étymologiquement, "natiophobe" pourrait coller mais en pratique, je ne suis pas certain que JLM soit hostile à l’idée d’existence d’autres nations - la nippone par exemple. Il semble que ce soit spécifiquement l’idée de nation française qu’il exècre.

      Evidemment, pour pouvoir danser il faut bien une terre. Sur un esquife comme un cargo l’on ne peut que composer avec les mouvements des flots. Et c’est cela qui pose problème chez JLM : c’est que s’il est "natiophobe" (admettons... et sans même avoir une volonté de le psychiatriser), il est capable en même temps d’écrire ceci s’agissant de son parti : "Mais c’est aussi notre pays face au monde et à ceux qui le dominent. La France insoumise va de l’individu à la nation. C’est le point d’appui de tout changement pour le futur." 

      Alors comment peut-on à ce point détester l’idée de nation (en réalité c’est l’idée même de nationalité qu’il déteste... celle-ci étant incarnée par des individus tandis que "nation" reste un concept) tout en sachant qu’il n’existe pas d’autre entité pouvant créer une communauté de destin ? 


    • 1 vote
      Qirotatif Qirotatif 18 octobre 09:29

      @Zatara
      Même caucasophobe me paraît inexact. Je ne crois pas qu’il ait d’hostilité envers les caucasoïdes mais envers certains d’entres eux défendant une certaine idée de leur nation (au sens issu de l’étymologie de ce terme rappelée par Belenos). Voilà pourquoi je bute à décrire son aversion qui, je crois, est à la fois assez singulière en Europe et assez commune à un certain nombre de Français. Chez lui, on est dans ce tiraillement perpétuel entre la terre et le concept. 

      J’avais déjà écrit que ses circonscriptions d’élus reflétaient très bien sa psyché mais je réitère : Massy et le 91, dont il fut élu sont une ville et un département champignon. La population de Massy a explosé en nombre et origines en quelques années. Massy, c’est une certaine histoire de France à petite échelle. Ses quartiers, le nom de ses rues qui sont des noms de villes du monde entier, (de Moscou à Alger... mais pas de Strasbourg à Brest)... tout ramène à cette histoire en accéléré, tellement fulgurante que même en l’ayant vécu on se demande comment on a pu passer de l’amourette au mariage puis du mariage au divorce en si peu de temps. 

      Et puis le voilà qu’il achève probablement sa carrière à Marseille, à moins qu’il ne finisse lui-aussi par s’en retourner sur ces terres natales, à l’instar d’un Valls, autre ibère, probablement son frère de loge, vulgaire personnage (contrairement à lui) qu’il n’a pas manqué d’égratigner à raison dans sa dernière allocution hebdomadaire. 

      Enfin bref, je crois que je vais devoir inventer un terme...


    • 2 votes
      Zatara Zatara 18 octobre 10:45

      @Qirotatif

      Pour Valls, c’est différent : son arrivisme ayant atteint le niveau golgoth en fdp-rie, c’est tout naturellement qu’il est passé d’un discours multiculturel en France à celui du sang des origines en Catalogne... Le mec est dans un jeu vidéo, en transe, yeux hallucinés et tremblement.....et ces tocards de LREM pour lui faire un standaingue ovahssion  smiley

      Pour Merluch, c’est purement idéologique, et je ne pense pas que le rapport au sol l’intéresse, sauf pour bigarrer les habitants.... y’a certainement une haine pour la culture catholique (comme beaucoup parmi ses frères), mais il y a effectivement autre chose....


    • 1 vote
      Zatara Zatara 18 octobre 10:51

      @Belenos
      Natiophobe, c’est pas mal, mais il n’y a pas de notion ethnique la dedans.... or, et sans vouloir lui jeter la pierre, il me semble bien que la Merluch’ a un gros problème avec les blonds...et ça, ça n’est pas juste une posture de carte postale façon Valls....


    • 1 vote
      Zatara Zatara 18 octobre 10:56

      Non, en fait, natiophobe, ça ne va pas... la seul nation qui l’emmerde, c’est la française. Il est républicain francophobe, c’est tout. C’est tout à fait possible, et c’est même une spécialité française. Je ne sais plus ou j’ai lu cela et qui l’a dit, mais quelqu’un disait qu’il fallait mettre des français à la tête d’institution internationnal, parce que c’étaient les seuls à ne faire aucun favoritisme envers leurs pays... soit on voit cela de manière positive en estimant qu’il s’agit de ce fameux universalisme qui transpirerait en France, soit c’est tout simplement de la haine pour son propre pays...


    • vote
      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 11:15

      @Belenos

      @Qirotatif 

      Les discours de Mélenchon sont truffées de références à la nation et à la "grande nation", il doit d’ailleurs être le seul homme politique français à utiliser encore cette expression périmée en France mais qui reste couramment employée en Allemagne pour désigner ironiquement la France. La "grande nation" correspond historiquement à la France centralisatrise aux frontières élargies - notamment sur le Rhin - issue de la Révolution Française (la "grande révolution") donc un germanophobe comme Mélenchon ne peut pas l’utiliser innocemment. 

      Je ne sais pas si je le qualifierais de nationaliste mais le traiter de "natiophobe" n’a pas grand sens, sauf si on retient l’acception purement ethnique du mot ce qui est peut-être le cas de Qirroreur mais qui ne correspond pas à l’histoire française (c’est comme ça, la France n’est pas une nation ethnique à la manière de l’Allemagne).


      Alors comment peut-on à ce point détester l’idée de nation (en réalité c’est l’idée même de nationalité qu’il déteste... celle-ci étant incarnée par des individus tandis que "nation" reste un concept) tout en sachant qu’il n’existe pas d’autre entité pouvant créer une communauté de destin ? 

      Tu confonds la dimension politique et ethnique mais la nation était une "idée de gauche" jusqu’aux années 1870-80. Les légitimistes et les royalistes ultra exécraient ce concept synonyme de souveraineté nationale (et non plus de souveraineté du roi) et de "rousseauisme" comme le montrent ces lignes trouvées avec une recherche rapide sur un blog royaliste :

      http://doctrineroyaliste.over-blog.com/article-17408164.html

      Il faut remarquer que l’idée de nation n’est pas, en soi, royaliste. Au contraire, c’est un concept révolutionnaire. La meilleure preuve est que l’on a crié pour la première fois : « Vive la Nation ! » lors de la bataille de Valmy en 1792. Son origine se trouve chez Jean-Jacques Rousseau : c’est le champ de la mythique « volonté générale » chère à ce personnage, d’où découle ce que les constitutions républicaines appellent : la « souveraineté nationale ». 

      En France, le traumatisme de la défaite de 1870 a inspiré un nationalisme défensif et "revanchard" qui a tourné le dos aux grands idéaux universalistes et à la nation "abstraite" de 1789 pour réhabiliter une définition "charnelle" de la nation. A partir de l’affaire Dreyfus, les Républicains, dont certains avaient soutenu le général Boulanger, se séparent formellement des nationalistes. La nation est devenue un concept "de droite". Il y a une évolution similaire sur la question du colonialisme : au départ c’est un projet impérial et républicain dénoncé par les nationalistes qui y voient une diversion et un affaiblissement face à l’Allemagne. Ils n’ont pas complètement tort car Bismarck se vante de tout faire pour pousser les Français à céder à leurs penchants universalistes grandioses - et d’y réussir - dans le but d’éclater la puissance française et de la disperser aux 4 coins de l’Empire. 

      L’aventure coloniale française, qui sera plus tard vivement décriée par les autorités allemandes comprenant avec retard qu’elles ont raté leur expansion coloniale (période aujourd’hui connue comme "première mondialisation") est paradoxalement encouragée par les impériaux prussiens de l’époque qui saluent ironiquement les progrès civilisateurs de la "Grande Nation" en Afrique dès lors que cela la conduit à renoncer à toute idée de reprendre l’Alsace-Lorraine... L’historiographie contemporaine exagère beaucoup la portée du "revanchisme" dans la société française de l’époque. En réalité, conformément au souhait des élites allemandes, la plupart des Républicains ont renoncé à regarder vers la ligne bleue des Vosges. Le fameux "y penser toujours, n’en parler jamais" de Gambetta, souvent interprété à tort aujourd’hui comme la traduction politique de ce "revanchisme", ne fait que traduire le défaitisme de ces élites républicaines et le rationaliser ("pensons-y mais n’en faisons rien"). Les Républicains sont en fait contents avec l’Empire (à l’exception de certains républicains de gauche, comme Clémenceau). 

      L’histoire des élites françaises "revanchardes" bien décidées à reprendre l’Alsace-Lorraine et qui auraient élevé une génération d’enfants dans le nationalisme et la xénophobie est manifestement une recréation de l’historiographie contemporaine (post seconde guerre mondiale). En réalité, quand la guerre éclate, personne n’est préparé, l’armée est totalement désorganisée, les soldats portent toujours les uniformes tricolores de la guerre de 1870 et le commandement applique encore des précepts stratégiques désuets qui vont devenir suicidaires (charge à la baïonnette). On part d’ailleurs se battre "la fleur au fusil" selon l’expression consacrée ce qui veut bien dire ce que cela veut dire. 

      Bon, désolé, je me suis un peu égaré, mais parfois un peu d’histoire des idées ne fait pas de mal pour comprendre l’évolution de certains concepts...


    • 1 vote
      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 11:19

      @Zatara

      Je ne sais plus ou j’ai lu cela et qui l’a dit, mais quelqu’un disait qu’il fallait mettre des français à la tête d’institution internationnal, parce que c’étaient les seuls à ne faire aucun favoritisme envers leurs pays...

      C’est un diplomate anglais, ancien commissaire européen, qui a dit ça :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Soames 



    • vote
      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 11:36

      @Qirotatif

      Voilà pourquoi je bute à décrire son aversion qui, je crois, est à la fois assez singulière en Europe et assez commune à un certain nombre de Français. 

      Sinon pour revenir sur Mélenchon, je crois tout simplement qu’une partie des élites françaises républicaines cultivent une nostalgie d’empire à travers ce culte - très artificiel au demeurant - de "l’autre" (cet autre dont on ne veut pas dans son voisinage). Ces gens analysent à tort que la France a été sauvée par son empire colonial durant la première guerre mondiale, de là découlent très naturellement l’idée que le peuple autochtone n’est plus bon à rien au sens historique du terme et que la dynamique de colonisation doit s’inverser (comme Poutine l’avait remarqué) pour réinsuffler une énergie qui fait défaut. 


    • vote
      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 12:07

      @Zatara

      soit on voit cela de manière positive en estimant qu’il s’agit de ce fameux universalisme qui transpirerait en France, soit c’est tout simplement de la haine pour son propre pays...

      C’est ni l’un ni l’autre. Comme le fait remarquer Zemmour, l’universalisme n’est pas vraiment un problème quand on déploie en même temps que les droits de l’homme tous les ingrédients du hard power. La France de Victor Hugo est la capitale culturelle du monde ; les scientifiques français inventent ou contribuent à des progrès majeurs (aviation, cinématographie, vaccination) qui justifient et rationalisent cet universalisme. Le franc germinal est encore à l’époque une monnaie lourde en passe de devenir la monnaie mondiale de référence :

      https://www.lesechos.fr/27/01/2017/LesEchosWeekEnd/00061-009-ECWE_quand-le-franc-faillit-devenir-la-monnaie-mondiale.htm

      Evidemment, prêcher l’universalisme et les droits de l’homme après deux guerres mondiales qui ont épuisé le pays moralement et physiquement et après la décolonisation, ce n’est plus du tout la même chose. Le franc dans les années 1920 n’est plus qu’une monnaie dévaluée attaquée par les spéculateurs. La France est devenue une puissance militaire et scientifique moyenne qui craint l’invasion de son territoire et dont les élites, devenues anglophiles et américanophiles, n’osent plus rien faire qui troubleraient ses "alliés" et la priverait de leur soutien en cas d’attaque (on a vu ce que cela a donné en 40 avec les Anglais et les Américains). 

      Les autres ne sont pas fous, ils voient bien que la France n’a plus les moyens de porter cette ambition universaliste devenue une sorte de sacerdoce républicain qui ne peut plus déboucher que sur la haine de soi à la française, sur la mauvaise conscience. Il en va des sociétés comme des individus. Un être qui a la conscience d’avoir failli ne peut plus tourner son énergie vers sa propre reproduction. Toute son énergie se retourne contre lui-même (déconstruction) comme dans tout narcissisme contrarié.

      Dans le mythe originel, Narcisse ne se complait pas dans le contemplation de son propre reflet, en réalité il n’arrive pas à se reconnaître dans son reflet. C’est un peu ce qui arrive collectivement à la société française depuis quelques décennies...


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      Zatara Zatara 18 octobre 12:21

      @Joe Chip

      Soit...c’est très intéressant...

      mais c’est un peu trop passif à mon goût... Il y a une volonté de faire de l’Europe, et plus spécifiquement une volonté "franco-française" à l’échelle de la France de devenir une nation-monde... tout ce qu’il se passe en France depuis 40 ans n’est pas le fruit de la bêtise, ou des seuls besoins du MEDEF (ou de ses ancêtres)... il y a autant une volonté de détruire la nation française et plus particulièrement la façon de penser française (culture catholique ayant un rapport au monde beaucoup trop "communiste"par rapport au projet d’intégration global libérale libertaire) que de servir de creuset expérimental afin de faire éclore ce "néo" "universalisme" (en intégrant d’une manière ou d’une autre l’Islam dans le pseudo patchwork actuel), quitte à foutre la France en l’air... Je ne sors pas cela de manière complotiste, il y a pas mal d’auteur et de politique qui en ont parlé, ça et là... Il y a aussi une raison messianique la dedans que je ne développerais pas.


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      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 13:33

      @Zatara

      "Ton gôut" et ta sensibilité, soit. Les histoires de "volonté de", je ne sais pas ce que c’est, je n’ai pas de boule de cristal ni aucun moyen de sonder les intentions réelles ou supposées des uns ou des autres. Je reste dans une démarche empirique d’analyse de l’histoire basé sur faits, des lectures, des propos, etc. Au-delà on entre dans le domaine de l’intime conviction ou de la croyance et là-dessus je n’ai pas à me prononcer. Je n’ai de toute façon jamais écrit ni dit ni penser quelque chose d’aussi simpliste que "ce qu’il se passe en France depuis 40 ans est le fruit de la bêtise ou des besoins du MEDEF". 

      la façon de penser française (culture catholique ayant un rapport au monde beaucoup trop "communiste"par rapport au projet d’intégration global libérale libertaire)

      Ca de mon point de vue je ne sais pas si c’est du complotisme mais c’est juste inintelligible.


    • vote
      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 13:58

      Sur le "racisme" de Mélenchon, là encore la clé pour le comprendre se trouve à mon avis dans la révolution française. A partir de la seconde moitié du XVIIIème les aristocrates (ou en tout cas une partie d’entre eux) commencent à s’identifier au sens ethnique du terme aux conquérants Francs de la Gaulle. Une partie des révolutionnaires reprendra ce paradigme à son compte en l’inversant ; je crois déjà avoir cité ici les propos de député appelant à rejeter les Francs vers "les forêts sombres de Franconie" (Allemagne). 

      Donc Mélenchon fait en gros un blocage sur les blonds aux yeux bleus assimilés à la terre et au sang nordique (opposé dans son esprit à la mer et au sang mêlé méditerranéen) ; je n’ai pas noter chez lui de propos visant les "blancs" de manière générale.  

      A noter que Macron dans son mépris affiché et revendiqué des "gaulois réfractaires" opposés aux nordiques (danois luthériens) semble lui aussi reprendre ces poncifs, de manière inconsciente sans doute.


    • vote
      hase hase 18 octobre 13:58

      @Qirotatif
      C’est une expression franc-comtoise, très très très courante et qui est plus appropriée que peuple ou population.

      Quant à dire "les Français", celui signifierait que lui ne l’est pas.


    • vote
      Qirotatif Qirotatif 18 octobre 14:19

      @Joe Chip
      "Bon, désolé, je me suis un peu égaré, mais parfois un peu d’histoire des idées ne fait pas de mal pour comprendre l’évolution de certains concepts..."

      En effet, ce n’est pas inutile. Tu ne t’es pas égaré mais évoques un autre aspect de la question qui, ne répond qu’en partie, à ce qui m’interroge (pas réellement en fait... c’est juste une réflexion). 


      "Je ne sais pas si je le qualifierais de nationaliste mais le traiter de "natiophobe" n’a pas grand sens, sauf si on retient l’acception purement ethnique du mot ce qui est peut-être le cas de Qirroreur mais qui ne correspond pas à l’histoire française (c’est comme ça, la France n’est pas une nation ethnique à la manière de l’Allemagne)."

      Je ne retiens pas l’aspect purement ethnique mais en effet je parle de cet aspect ici parce que Mélenchon parle de celui-là très souvent. La réalité c’est que bcp de Français peuvent remonter très loin dans leur généalogie et que la pop a été très stable durant des siècles. Non seulement il y a une réalité ethnique (culturelle) française (ou plutôt plusieurs qui se sont agrégées et par la contrainte au fil du temps) mais il y a également une réalité biologique. Je ne confonds pas les deux (la nation au sens politique et ethnique) et bien évidemment que la France ne s’est pas constituée sur les mêmes fondements que l’Allemagne mais très souvent la gauche contemporaine rappelle à tort que le "Français de souche, cela n’existe pas" en dépit des évidences. Effectivement, quand on est Mélenchon, Garrido ou Obono, Français de souche n’a pas de sens. Le problème c’est que ces gens estiment que leur cas personnel est une généralité et que leur différence d’origine est pour eux une richesse quand d’autres origines, celles autochtones, sont au contraire niées dans le meilleurs des cas, conspuées dans le pire. L’emblème de la FI c’est un rameau d’olivier et Mélenchon explique très bien pourquoi : "C’est celui de l’arbre de la méditerranée. C’est l’arbre noueux et qui même dans son âge le plus avancé, soudain fait paraître des fleurs et donne des fruits quand on le croyait achevé, l’olivier de la paix !". Sauf que les rivages de la Méditerrannée ne sont qu’une partie de la France et l’olivier un élément parmi d’autres de la faune.

      Ils ont un réel problème avec cette question au point de flirter de manière poussée avec le racisme. Ou comment se prétendre anti-racistes tout en niant l’existence des différences (différence n’impliquant pas des notions de hiérarchies) tout en exaltant ces différences. 


      "Il y a une évolution similaire sur la question du colonialisme : au départ c’est un projet impérial et républicain dénoncé par les nationalistes qui y voient une diversion et un affaiblissement face à l’Allemagne. "

      Paul Déroulède, pour le paraphraser, préférait en effet récupérer un frère que d’avoir dix serviteurs.


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      Qirotatif Qirotatif 18 octobre 14:23

      @hase
      Je n’ai pas compris.


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      Qirotatif Qirotatif 18 octobre 14:25

      @hase
      Au temps pour moi, tu parles de l’expressions "les gens"... 

      Je n’ai pas compris le sens de ta seconde phrase pour être précis.


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      Zatara Zatara 18 octobre 14:36

      @Joe Chip
      Je n’ai de toute façon jamais écrit ni dit ni penser quelque chose d’aussi simpliste que "ce qu’il se passe en France depuis 40 ans est le fruit de la bêtise ou des besoins du MEDEF".

       ?? C’était une affirmation impersonnelle généraliste (qu’on entend souvent...).. Je ne comprends pas que tu puisses l’avoir pris pour toi..... Si je te fais des reproches ou des critiques, je citerais toujours tes écrits.

      Ca de mon point de vue je ne sais pas si c’est du complotisme mais c’est juste inintelligible.

      mea culpa... Les restes culturels historiques sont largement issu du catholicisme fr. Ils ont été dissipé, dans la forme, par la récupération républicaine mais pas dans le fond : il reste des traces très présente dans le logiciel de pensée populaire, sans même que la poupoulasse en soit consciente. Pour le coup, je vais cité Zemmour lorsqu’il reprend une phrase d’un auteur : La France à l’évangile dans le sang (ou dans la peau... quelque chose d’approchant)... Cette façon d’être, et de se comporter, se heurte, plus que n’importe quelle autre poupoulasse, à des principes capitalistes inhérents à la société occidentale (bon, c’est shématique, et je ne vais pas épiloguer ad vitam sur les origines religieuses de ce type de capitaliste, notamment, mais pas que, protestante)... C’est ainsi qu’on remarque que cette opposition est assimilé (ici ou là, sur un plateau de télé, ou dans un journal, un livre...) soit au catholicisme (ce qui est ridicule dans le fond, vu le degré de fréquentation des églises) soit à du communisme (ridicule également).


    • 2 votes
      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 15:16

      @Qirotatif

      La réalité c’est que bcp de Français peuvent remonter très loin dans leur généalogie et que la pop a été très stable durant des siècles. Non seulement il y a une réalité ethnique (culturelle) française (ou plutôt plusieurs qui se sont agrégées et par la contrainte au fil du temps) mais il y a également une réalité biologique. Je ne confonds pas les deux (la nation au sens politique et ethnique) et bien évidemment que la France ne s’est pas constituée sur les mêmes fondements que l’Allemagne mais très souvent la gauche contemporaine rappelle à tort que le "Français de souche, cela n’existe pas" en dépit des évidences. 

      Je ne dis pas le contraire. Je plaide toujours à titre personnel pour une définition de l’identité française intégrant à la fois la dimension universaliste (qui existait sous une autre forme bien avant la République) et la dimension historique ou "charnelle" (qui perdure). Malheureusement, ce positionnement souvent confondu avec une posture consensuelle est très difficile à tenir puisqu’il m’amène à entrer en contradiction à la fois avec les "gauchistes" dont le constructivisme délirant les amène à postuler que la nation n’existait pas avant la Révolution, avant la troisième république - voire n’a jamais existé - et avec les "nativistes-nationalistes" qui considèrent que la France est morte (Zemmour), qu’elle est en train de mourir ou qu’elle va mourir du fait de l’évolution de sa démographie (chacun ayant son "c’est la faute des...").

      En fait c’est un double nihilisme : la France n’existe pas ou elle est morte, ne reste plus qu’à choisir ton camp, camarade. Et ils s’étonnent ensuite que les Français soient désabusés et pessimistes sur l’avenir.


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      Qirotatif Qirotatif 18 octobre 17:04

      @Joe Chip
      "Malheureusement, ce positionnement souvent confondu avec une posture consensuelle est très difficile à tenir puisqu’il (...)"

      Me concernant cela fait sens. Je pense...enfin ce n’est même pas "je pense", c’est un simple constat, que les deux dimensions coexistent mais chez les "gauchistes" l’identité française n’a de sens que dans une conception philosophique (l’universalisme), soit aucun sens. Ces gens seront balayés par ceux qu’ils pensent être leurs alliés. 

      Nous ne sommes pas encore à la croisée des chemins mais nous nous y approchons... Ce matin, il y a eu un billet assez intéressant sur France Culture sur la réaction des sociaux-démocrates danois face à la montée de la contestation. L’animateur détaillait comment ce sont les maires des villes de banlieue de Copenhague qui avaient imprimé le virage politique à un échelon national. 

      Les paramètres français actuels me forcent à admettre que la situation du pays est critique et sans précédent dans son histoire mais en même temps je ne considère pas la situation désespérée pour autant. Nous sommes quelques uns encore et les troupes grossissent. Le fait qu’il y ait des masses désespérées n’est pas si problématique que cela. Le combat contre les fossoyeurs de notre nation a toujours été une épopée. Il en sera de même demain.


    • vote
      Zatara Zatara 18 octobre 18:24

      @Joe Chip
      Je plaide toujours à titre personnel pour une définition de l’identité française intégrant à la fois la dimension universaliste (qui existait sous une autre forme bien avant la République)

      Serait il possible de développer ou de donner quelques pistes ?


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      Belenos Belenos 19 octobre 01:36

      @Qirotatif
      "Alors comment peut-on à ce point détester l’idée de nation (en réalité c’est l’idée même de nationalité qu’il déteste... celle-ci étant incarnée par des individus tandis que "nation" reste un concept) tout en sachant qu’il n’existe pas d’autre entité pouvant créer une communauté de destin ?" 

      En étant incohérent. 


    • vote
      Garibaldi2 19 octobre 05:53

      @Joe Chip

      Demain y’a interro écrite ! Et toc !

      En 14-18, les soldats français se révoltent sur le front (1917), lassés de mourir pour rien dans des conditions horribles, alors qu’à Paris on dîne chez Maxim’s.

      Dans les tranchées les pioupious chantent la chanson de Craonne :

      Quand au bout d’huit jours le r’pos terminé
      On va reprendre les tranchées,
      Notre place est si utile
      Que sans nous on prend la pile
      Mais c’est bien fini, on en a assez
      Personne ne veut plus marcher
      Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
      On dit adieu aux civ’lots
      Même sans tambours, même sans trompettes
      On s’en va là-haut en baissant la tête

      - Refrain :
      Adieu la vie, adieu l’amour,
      Adieu toutes les femmes
      C’est bien fini, c’est pour toujours
      De cette guerre infâme
      C’est à Craonne sur le plateau
      Qu’on doit laisser sa peau
      Car nous sommes tous condamnés
      Nous sommes les sacrifiés

      Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
      Pourtant on a l’espérance
      Que ce soir viendra la r’lève
      Que nous attendons sans trêve
      Soudain dans la nuit et dans le silence
      On voit quelqu’un qui s’avance
      C’est un officier de chasseurs à pied
      Qui vient pour nous remplacer
      Doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe
      Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

      - Refrain

      C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards
      Tous ces gros qui font la foire
      Si pour eux la vie est rose
      Pour nous c’est pas la même chose
      Au lieu d’se cacher tous ces embusqués
      F’raient mieux d’monter aux tranchées
      Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien
      Nous autres les pauv’ purotins
      Tous les camarades sont enterrés là
      Pour défendr’ les biens de ces messieurs là

      - Refrain :
      Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront
      Car c’est pour eux qu’on crève
      Mais c’est fini, car les trouffions
      Vont tous se mettre en grève
      Ce s’ra votre tour, messieurs les gros
      De monter sur le plateau
      Car si vous voulez faire la guerre
      Payez-la de votre peau

      L’auteur, ou les auteurs est (sont) inconnu(s).


    • vote
      Qirotatif Qirotatif 19 octobre 09:35

      @Belenos

      "(...) Au nombre de ces idées, il faut ranger un nationalisme raffiné, qui prêche la division et l’émiettement du prolétariat sous les prétextes les plus spécieux et les plus séduisants  ; par exemple, sous prétexte de défendre les intérêts de la «  culture nationale  » de l’«  autonomie ou de l’indépendance nationale  » etc., etc.

      Les ouvriers conscients s’efforcent de rejeter tout nationalisme, aussi bien le nationalisme grossier, violent, à la Cent-Noir, que le nationalisme le plus raffiné, celui qui prêche l’égalité en droits des nations en même temps que... la dislocation du camp ouvrier, des organisations ouvrières, du mouvement ouvrier, par nationalités."


      Lénine (1914)

      Mélenchon qui a la culture politique sait très bien que son parti a le cul entre deux chaises. Les cocos radicaux (qui eux sont cohérents dans leur internationalisme) le considèrent d’ailleurs comme un adversaire. Son souverainisme (en carton) est déjà de trop. 

      Il est comme contraint (pour des raisons électorales) à cette posture qui consiste à nier l’identité autochtone tout en prétendant à une équivalence de toutes les autres cultures étrangères. Sans doute est-ce la raison pour laquelle il nous parle sans cesse de Méditerranée. Au-delà du calcul politique il y a quelque chose de l’ordre de l’inconscient chez lui. Il faut parler de "francophonie politique" et même en faire un cheval de bataille, mais surtout pas de "France", "de gens" mais surtout pas de "Français", de "nation universaliste" mais surtout pas de "nation occidentale", de mer et non de terre. Au-delà de la seule incohérence, il y a sans doute quelque chose de plus profond, d’inconscient. C’est en tout cas un personnage assez fascinant même si c’est un adversaire, à mon sens d’un ennemi même, d’une large partie du peuple français.


    • vote
      Zatara Zatara 19 octobre 12:05

      est ce que quelqu’un pourrait lancer quelques pistes sur ce qu’à écrit Joe Chip... à savoir sur la dimension universaliste de la France avant la Révolution... Est ce que la catholicisme français, au delà de son pouvoir avant-révolution, porte une part de cet universalisme (au delà de se foutre sur la gueule avec les protestants) ? Ou est ce quelque chose de plus charnel et invisible, dont l’origine remonte bien plus loin ?


    • vote
      Mahler 19 octobre 12:46

      @Qirotatif

      "(...) Au nombre de ces idées, il faut ranger un nationalisme raffiné, qui prêche la division et l’émiettement du prolétariat sous les prétextes les plus spécieux et les plus séduisants  ; par exemple, sous prétexte de défendre les intérêts de la «  culture nationale  » de l’«  autonomie ou de l’indépendance nationale  » etc., etc.

      Les ouvriers conscients s’efforcent de rejeter tout nationalisme, aussi bien le nationalisme grossier, violent, à la Cent-Noir, que le nationalisme le plus raffiné, celui qui prêche l’égalité en droits des nations en même temps que... la dislocation du camp ouvrier, des organisations ouvrières, du mouvement ouvrier, par nationalités."


      Lénine (1914)" C’est bien là le problème sur la nation, déjà à l’époque c’était une question au fond qui préoccupait pas trop et dont certains comme lénine(qui a fait triomphé la vision de staline sur la nation) restaient à une vision assez simpliste. D’autres marxistes en revanche, comme Bauer, n’avaient pas la même analyse. Pour ce dernier les nations ne disparaîtraient pas vraiment. Au contraire dans le socialisme pour lui les ouvriers auraient enfin leur patrie. Pour ce dernier on irait pas vers une uniformisation mais au contraire vers une vivification des cultures nationales par le socialisme avec une diversification importante de celles-ci. D’ailleurs quand marx dit que les prolos n’ont pas de patrie, c’est justement car ils sont exclus par la bourgeoisie à l’époque qui a privatisé la nation à son profit. La vision lénino stalinienne concernant la nation est sommaire et relève de la scolastique. Malheureusement c’est la vision qui a triomphé grâce à la révolution russe. L’étude du monde ouvrier au début du 20ème siècle montre qu’ils sont plus intéressés par la nation que la bourgeoisie qui commence à s’en moquer. La question de la nation dans le marxisme est assez complexe et mériterait un renouveau vu l’évolution du monde depuis le XIX ème siècle.


      On confond souvent internationalisme avec cosmopolitisme ou mondialisme. Contrairement à ces deux derniers le premier ne nie pas l’existence des nations, il part avec la réalité de son temps. L’internationalisme ne suppose pas la négation et la suppression des identités et des cultures. Grossièrement c’est l’instauration d’un mode de production mondial, qu’est le communisme(et encore à l’époque c’était surtout l’europe et les Etats Unis qui étaient visés en premier et cela suffisait pour que le socialisme naisse. Le continent Européen pouvait être socialiste pendant que l’Afrique, l’Asie ne le seraient pas) qui remplace le capitalisme qui est lui aussi un mode de production mondiale. Et enfin une alliance et une entraide des prolos des différentes nations entre eux qui installeraient ce mode de production. Mais une alliance ne supprime pas les nations, et surtout les différentes cultures, races, identités et langue de surcroît. Jamais Marx et Engels n’ont appelé par exemple eu métissage en les peuples, à ce que tout le monde viennent dans un seul pays. C’étaient même de grands racistes, pour Engels internationaliste, un juif polonais(qu’il considérait comme "la race la plus crasseuse de toute)en vertu de son jargon, de son origine ne pouvait pas être apparenté à un allemand(dans la nouvelle gazette Rhénane du 29 avril 1849).


      Maintenant il est clair que mélenchon est aussi un souverainiste en carton.


    • 2 votes
      PumTchak PumTchak 19 octobre 14:11

      @Zatara

      Je ne répondrai à la place de Joe Chip, mais vous avez vous même indiqué une piste : Les restes culturels historiques sont largement issu du catholicisme fr. Ils ont été dissipé, dans la forme, par la récupération républicaine mais pas dans le fond.

      Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu : la laïcité est déjà dans cette religion, les lois des hommes ne sont pas les mêmes que celles de Dieu. Jésus, du Nouveau Testament, a prétendu dépasser les lois Moïse de l’Ancien Testament : Aimez-vous les uns les autres. Dans les évangiles, il n’apporte pas de codification juridique, mais enseigne d’une philosophie pour dénouer les violences : le pardon plutôt que la riposte, tendre l’autre joue, la parabole des talents pour mesurer ce que les hommes font avec ce qu’ils ont et non pas celui qui a le plus apporté, etc...

      C’est le concile de Trente qui impose le consentement mutuel dans le mariage : il ne suffit plus de niquer pour dire "c’est à moi". Et par extension, la notion de contrat dans le mariage : il appartient aux parties co-contractantes. Donc pas de dot, de mariage décidé par les parents, ni de notion de propriété d’un individu (l’esclavage). Tristan et Iseult, Roméo et Juliette, c’est chrétien. Un chevalier pour offrir ses services à une femme, etc...

      Après, la religion chrétienne a l’empreinte patriarcale, mais la voie d’émancipation était déjà là. L’église de Rome a imposé son ordre clérical et ses guerres, mais chaque personne a une âme et elle est digne de reconnaissance divine. L’Autre n’est pas l’ennemi : le goy ou le mécréant avec le droit de massacre autorisé dans le Talmud ou le Coran, c’est la brebis perdue à aider.

      Même si encore une fois, l’église à eu la main lourde pour "aider" les âmes perdues, il n’en reste pas moins que l’évangile propose une philosophie de l’émancipation que ne proposent pas les deux autres religions. Philosophie que l’on retrouve avec les Droits de l’Homme.

      Soral a raison avec son dernier canapé rouge : dans l’histoire de l’occident, il y a la raison gréco romaine et l’amour chrétien. Zemmour n’a que la raison pas l’amour (les juifs sont les élus, les meilleurs, ça finit en effet par déteindre et les rendre intelligents).

      Après, quand on ne croit qu’à l’amour, au point de penser que l’homme est naturellement bon, comme Rousseau... ça se complique.



    • 9 votes
      jeanpiètre jeanpiètre 17 octobre 20:10

      diabolisation saison 2 , après avoir ridiculisé les le pen , l’oligarchie en met un peu sur méluche.

      Normal, diviser pour régner, et vu l’effet catastrophiques des dernière sorties du micron, il fallaitallumer un contre feu, d ’autant qu’il vient de nommer à l’écologie une lobbyiste en chef d’une des boites les plus polluantes du monde.
      jamais voté pour méluche, ni pour le pen, ni pour macron et jamais je ne leferais, je voterais quand le candidat ne sera pas mis en place par l’état profond (donc pas upr non plus).
      alors que la macronie entre en phase d’autodestruction bien prévisible, il faut à tout pris affaiblir son opposition dans l’esprit crédule du public. chose faite

      • 2 votes
        Vraidrapo 18 octobre 09:15

        @jeanpiètre
        Votre commentaire serait partagé par bien des abstentionnistes mais, hélas, ça ne semble pas ébranler l’état profond et je n’ai jamais lu un scenario de sortie de crise démocratique plausible.

        On dirait que le système politique a découvert le mouvement perpétuel : l’état profond toujours au pouvoir sous toutes ses formes...

        Peut-être qu’un collège de Philosophes politiques se réunissant pour plancher sur la question ... sous protection populaire ?



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