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Le pire scientifique de l’histoire

Aujourd'hui on parle d'Aristote et d'histoire des sciences. A-t-il eu toujours tort ? Quelques références pour en savoir plus : L'article du physicien Carlo Rovelli sur la physique d'Aristote. https://arxiv.org/pdf/1312.4057.pdf

Tags : Histoire Science et techno Oligarchie




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4 réactions à cet article    


  • 2 votes
    gaijin gaijin 30 décembre 2019 18:07

    bravo !

    réussir a parler d’ aristote sans mentionner que sa logique a marqué toute l’histoire du monde occidental depuis les chrétiens jusqu’aux scientifiques et sans mentionner les logiques non aristotéliciennes ....

    bel exploit ...c’est vachement plus utile de s’intéresser aux sexe des anguilles ....


    • 1 vote
      gaijin gaijin 30 décembre 2019 18:13

      @gaijin
      ps
      mais bien sur on ne saurait en vouloir aux aristotéliciens de se préoccuper de savoir comment classer aristote dans les deux seules cases disponibles de leur cerveau : bon-mauvais
      0-1
      1-0
      logique du tiers exclu ...
      vivement l’intelligence artificielle .....


    • vote
      ezechiel ezechiel 30 décembre 2019 19:10

      Aristote a fait beaucoup de mal à la progression de la science, il a été considéré pendant des siècles comme la référence absolue par les penseurs grecs, romains, syriaques, perses, arabes dans le monde des sciences.
      Le monde aristotélicien des philosophes grecs repose essentiellement sur les quatre éléments (feu, terre, eau, air) composant le monde, les trajectoires rectilignes du monde corrompu sublunaire, et parfaitement circulaires dans le monde pur de l’au-delà, la théorie des humeurs en médecine (Galien, Hippocrate). Ces dogmes présentent des incohérences totalement irrationnelles du point de vue de la formulation mathématique et du raisonnement scientifique car ils reposaient uniquement sur une position empirique.
      Plus foncièrement, ce paganisme hérite du monisme, les Dieux et la nature ne forment qu’une seule et même entité, qui ne peut donc être soumise à des lois rationnelles et scientifiques.
      Cette théologie issue du paganisme, qui freine le développement scientifique depuis des siècles, va être combattue de manière radicale par l’Église catholique.
      Le 7 mars 1277, l’évêque de Paris, Étienne Tempier, condamne la doctrine d’Aristote en relevant "219 erreurs exécrables que certains étudiants de la faculté des arts ne craignent pas de traiter et de discuter dans les écoles".
      Pour le physicien, chimiste, épistémologue et historien des sciences du début du XXème siècle Pierre Duhem, cette condamnation d’Étienne Tempier promulguée à l’Université de Paris marque le début du rationalisme scientifique :
      "S’il nous fallait assigner une date à la naissance de la science moderne, nous choisirions, sans doute, cette date de 1277...Comprise comme une condamnation du nécéssitarisme grec, elle conduira nombre de théologiens à affirmer comme possibles, en vertu de la toute-puissance du Dieu chrétien, des positions scientifiques et philosophiques traditionnellement jugées impossibles en vertu de l’essence des choses...La notion d’un Dieu théologiquement puissant a libéré les esprits du cadre fini où la pensée grecque avait inclu l’Univers."
      Au moyen-âge, l’Inquisition combat l’hérésie païenne, le druidisme, le paganisme, la sorcellerie et la magie, elle va alors représenter une étape fondamentale pour démystifier les sciences occultes. L’Inquisiteur Bernard Gui au XIII-XIVème siècle explique dans son "Manuel de l’Inquisiteur" que :
      "La peste et erreur des sorciers, devins et invocateurs des démons revêt, en diverses provinces et régions, des formes nombreuses et variées en rapport avec les multiples inventions et les fausses et vaines imaginations de ces gens superstitieux qui prennent en considération les esprits d’erreur et les doctrines démoniaques."

      Pour éliminer ces pseudo-sciences, la punition consistait essentiellement en la prononciation de formules d’abjurations, par exemple :
      "J’abjure toute divination ou invocation des démons, surtout quand elle comporte à l’adresse de ces derniers un témoignage de vénération ou d’adoration, des marques d’hommage, l’offrande d’un sacrifice ou l’immolation d’une victime."

      Bernard Gui, "Manuel de l’Inquisiteur"

      Les universités catholiques qui dispensent l’enseignement scientifique et se construisent alors sur toute l’Europe occidentale, sont à la charge de théologiens, prêtres, chanoines, abbés, soeurs, ordres catholiques bénédictins, cisterciens, franciscains, dominicains,... dans la hiérarchie du Pape de Rome.
      C’est l’unité catholique de l’Europe qui permet par exemple à un Nicolas Copernic d’étudier dans l’université de Cracovie dans le royaume de Pologne, puis dans celles de Bologne, Rome, Padoue, Ferrare en Italie.
      Ou à un Nicole Oresme, évêque de Lisieux formé au collège de Navarre fondé en 1304 par Jeanne reine de Navarre, d’établir la loi fondamentale du mouvement rectiligne uniformément accéléré, à savoir que si la vitesse à l’instant zéro est nulle, la distance parcourue est proportionnelle au carré du temps.


      • vote
        maQiavel maQiavel 5 janvier 21:57

        Voilà une déconstruction en règle des carricatures des progressistes modernistes qui circulent sur Aristote.

        Intéressant, merci du partage.



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