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Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi il n’y aura pas d’union des patriotes en 2012

Pourquoi il n’y aura pas d’union des patriotes en 2012

De passage à Libourne durant le mois d’octobre, Nicolas Dupont-Aignan s’est vu poser une question sur la fameuse union des patriotes, à laquelle certains rêvent (voir à la 40e minute).

 

Par-delà leurs différences, il est des politiques que l’on qualifie de patriotes : de droite à gauche, on trouve ainsi Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, voire Jean-Luc Mélenchon. Ce sont, en gros, les porteurs du "non" (majoritaire) au référendum sur le TCE en 2005.

 

Ces patriotes, s’ils sont dispersés, sont assurés de perdre et de laisser la victoire, facile, aux libéraux du PS ou de l’UMP. La victoire n’est envisageable que s’ils sont unis. Et c’est là que le bât blesse... Car, même si le clivage gauche-droite est largement dépassé, nos professionnels de la politique n’y ont pas encore renoncé, loin s’en faut !

 

C’est ainsi qu’à gauche, on n’envisage à aucun prix une alliance avec des partis classés à droite. En revanche, à droite, on est plus ouvert à cela. Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan sont les seuls à avoir appelé à un grand rassemblement des patriotes de gauche et de droite. Le sectarisme serait-il moins grand à droite ?

 

Mais qui donc pourrait diriger la fameuse alliance ? Il est exclu que ce soit un candidat venu des "extrêmes". Exit donc Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Il y a, certes, une difficulté, car Marine Le Pen pèse à elle seule autant, voire plus, que tous les autres réunis. Lui demander de s’éclipser au profit d’un autre peut paraître illogique, et pourtant... c’est la seule solution pour gagner. Car, même si Marine Le Pen atteignait 30% dans un 1er tour, elle n’atteindrait jamais les 50% dans un second. A moins d’une révolution majeure dans les mentalités, qui ne semble pas encore d’actualité...

 

Montebourg reste encore englué dans le Parti socialiste, dont il devra bien se défaire un jour... à moins qu’il ne nous rejoue le coup de Fabius, porteur du "non" en 2005 et rentré dans le rang depuis, bien au chaud dans son parti. En vérité, Jean-Pierre Chevènement aurait été le rassembleur idéal. Malheureusement, il commence à être atteint par l’âge, et surtout il a toujours refusé de jouer ce rôle. Reste Nicolas Dupont-Aignan.

 

On dira qu’il pèse peu électoralement, certes. Mais il est à ce jour l’un des deux seuls qui appellent au rassemblement des patriotes de gauche et de droite, et sa modération en fait un bien meilleur candidat de second tour que Marine Le Pen. Et si cette dernière se fait traiter de nazie et de fasciste à peu près chaque semaine par Mélenchon et même parfois Montebourg, les rapports semblent beaucoup plus cordiaux avec Dupont-Aignan, qui s’est d’ailleurs déjà affiché dans des réunions politiques communes avec des leaders de gauche (comme ici).

 

Dans la vidéo ci-dessus, Dupont-Aignan le dit clairement (41e min) : "Je pense que je suis le seul des patriotes à pouvoir rassembler. Parce que si le patriotisme vient de la droite extrême ou de la gauche extrême, il se coupe d’une partie importante de la population et il ne rassemble pas. Donc il faut être à la fois patriote et rassembleur. Et quand je regarde autour de moi, j’estime être le seul. C’est peut-être un peu prétentieux, mais c’est la réalité, alors autant que je le dise."

 

On imagine bien que Marine Le Pen ne se rangera pas, bien sagement, derrière Dupont-Aignan, pas plus que Chevènement, pas plus que Montebourg ou Mélenchon... parce que tous ces chevaux de course misent d’abord sur leur petite personne avant de penser au pays. Ils savent, de manière absolument certaine, qu’ils perdront en ordre dispersé, mais ils iront jusqu’au bout... pour leur propre gloire.

 

Ils nous disent que nous sommes à la veille de l’apocalypse, et qu’il n’y a plus cinq ans à perdre... En toute logique, la victoire de leurs idées fondamentales - au-delà de leurs différences, notamment sur des questions comme l’immigration - devrait être impérative... Et pourtant ils joueront leur carte personnelle. Misère... L’amour de la France a ses limites - celle de l’égo - même chez nos patriotes auto-proclamés.

 

Les frontistes les plus fanatiques peuvent bien pester contre NDA, qui privera peut-être leur championne de deuxième tour... mais l’enjeu est-il le deuxième tour ou la victoire ? A l’heure actuelle, Nicolas Dupont-Aignan est bien le seul rassembleur des patriotes pour une éventuelle victoire, compte tenu de la défection, dans ce rôle, du Ché... Mais ce rassemblement, s’il a lieu un jour, ne sera pas pour 2012. En 2017 peut-être, si l’apocalypse annoncée ne nous a pas tous emportés...

Tags : Politique Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon Nicolas Dupont-Aignan Présidentielle 2012 Jean-Pierre Chevènement Arnaud Montebourg




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23 réactions à cet article    


  • 7 votes
    maQiavel machiavel1983 14 novembre 2011 21:35

    En fait il faut arrêter de vouloir rassembler l’ eau et l’ huile, j’ai fini par le comprendre.
    L’Ingénierie sociale visant à diviser le peuple en gauche et droite est trop puissante , un militant d’ extrème gauche préférera mille fois voir le PS au pouvoir plutot que NDA ou MLP, c’est la réalité, c’est comme ca peu importe vos arguments, ils n’ en tiendraient pas compte, seule l’ idéologie compte.
    Par contre, là ou il y’ a de l’ espoir, c’est vers le peuple qui ne se dit ni de gauche, ni de droite mais espère seulement qu’ un jour peut être, le pouvoir les prendra en compte.
    Et ce peuple est majoritaire, suffit d’aller chercher l’électorat flottant et les abstentionnistes ( c’est ce que je dirait si je croyais à l’élection mais bon...).
    Mais je vous le dit, arrêter de rêver à ces alliances ;


    • 4 votes
      Mr.Kout 15 novembre 2011 11:45

      Je suis totalement d’accord,je doute autant de la capacité des élites "patriotes" de lâcher une partie de leurs hypothétique gâteau même si là est l’intérêt de la France que de l’ouverture d’esprit de leurs socles électorale.En bref c’est pas gagné.
      Vous avez totalement raison en disant que la solution viendra de ceux qui ont consciemment ou inconsciemment compris l’arnaque des partis sur les sujets économiques.


    • 2 votes
      Maldoror Maldoror 15 novembre 2011 18:21

      Effectivement machiavel,
      l’union des peuples plutôt que l’union des partis, mais justement les partis par nature c’est d’avantage la division (et souvent politicienne) que l’inverse.
      ça fait déjà quelques temps que l’échiquier politique ne sert plus qu’à paralyser la démocratie. UMP/PS deux jambes qui avancent à peu de choses près vers la même direction, ne serait-ce que du point de vue des effets de leurs politiques.

      Il manque aux élections présidentielles et législatives un mécanisme équivalent et obligatoire mais de démocratie directe sur de grands piliers de la politique de la nation.

      Le NON de 2005, a été rendu possible par l’appel au peuple plutôt qu’aux partis.


    • vote
      logan2 16 novembre 2011 01:47

      il y a une faille dans votre plan

      c’est qu’en repolitisant les abstensionnistes ... ils vont devenir comme les gens politisés actuellement ... et augmenter leurs rangs, pas forcément juste le vôtre ...

      autre faille,
      tu dis qu’il existe une ingénierie sociale qui divise artificiellement le peuple alors que la division vient de notre naturel libre arbitre et de nos naturels désaccords
      soit t’es pour la démocratie, soit t’es pour la monarchie, soit t’es pour autre chose ... à partir du moment où tu dois décider une forme d’organisation de la société, le fameux clivage que tu considères comme purement artificiel, réapparait
      toutes ces formes de gouvernement ne sont pas des inventions purement imaginaires, ce sont des concepts qui désignent des situations et des combinaisons bien réelles

      Montesquieu, qui a passé sa vie à étudier toutes les formes de gouvernement à travers le monde en a recensé 3 formes dont toutes les autres déclinent :
      - république
      - monarchie
      - despotisme

      dans les républiques, on en distingue deux sous-sortes :
      - la démocratie ( la loi du peuple en entier )
      - l’aristocratie ( la loi d’un groupe )

      la monarchie c’est la loi d’un seul soumise à une constitution, c’est à dire à des contres pouvoirs ( comme le pouvoir de l’église, de la bourgeoisie, de l’aristocratie )

      le despotisme c’est la loi d’un seul sans contre pouvoir, bref le pouvoir absolu

      des formes que l’humanité a expérimenté durant toute son histoire à diverses périodes
      là encore tu peux imaginer des tas de principes qui vont nuancer et rendre différents chaque type de gouvernement
      mais au fond il y a bien des grandes lois naturelles et matérielles auxquelles on ne peut pas échapper

      toutes les formes d’organisation où ce n’est pas le peuple en entier qui dirige sont des dictatures
      la dualité démocratie / dictature, c’est ce qui fonde la dualité gauche et droite

      toute ton idéologie ni droite ni gauche est totalement erronée, t’es forcément de gauche de droite ou sinon c’est que tu n’es pas assez politisé pour en avoir conscience
      par politisé j’entends au courant des tenants et des aboutissants, intéressé à la politique

      en réalité soit t’es contre le fait que certains imposent leur volonté à tous les autres, soit t’es pour
      de cette question découlent beaucoup de choses, comme la liberté et l’égalité

       mais au fond on voit bien que mathématiquement il n’y a pas 50000 solutions, il y en a même deux grandes ( foutu dualité si apprécie par la nature ), démocratie ou dictature, gauche ou droite


    • 1 vote
      maQiavel machiavel1983 16 novembre 2011 14:28

      @Logan2
      1.Je te l’ai déjà dit, ta définition de la gauche et de la droite est historique et tu as raison.Mais le paradigme gauche droite tel qu’ il est représenté médiatiquement et politiquement aujourd’hui ne veut plus rien dire, tu l’as dit toi meme.
      Ce n’est donc ni de cette gauche ni de cette droite médiatique que je ne me revendique.
      L’ingéniérie sociale divise le peupel justement en gauche sociétale et droite réactionnaire qui sont des conceptions de la gauche et de la droite très artificiels.
      Maintenant, suivant ta dualité gauche = démocratie, droite = dictature, la grande majorité du peuple est de gauche et la grande majorité des élites sont de droite, il n’ y a même pas de division de peuple à ce sujet ( à part quelques royalistes ou fascistes isolés ).


    • vote
      iakin 14 novembre 2011 21:48

      Il n’y aura pas d’union des patriotes parce que le patriotisme n’a jamais fait une politique. C’est aussi simple que ça.
         
      Ce qu’on appelle la "Gauche" s’est fondé sur des mouvements ouvriers et/ou des mouvements intellectuels qui se sont battus et ont conceptualisé le système de production et de domination de notre société, qui ont dénoncé depuis des lustres ses inepties, ses mutations, ses contradictions économiques, sociales et écologiques.
      Et cela n’a pas grand chose à voir avec ce que beaucoup s’amusent à décrire comme un ramassis de principes moraux gentils et petit-bourgeois.
      Le problème que pose la gauche est une question matérialiste.
       
      Et au moment où notre système productif est effectivement en train d s’effondrer, où personne ne peut nier que le mécanisme est profondément à remettre en question, vous voudriez que nous fassions alliance avec la droite pour remettre une couche de plâtre, vidanger une partie du moteur, et repartir pour un tour comme s’il ne s’était rien passé ?
        
      Que la droite vienne sur notre terrain, qu’elle prône une société sans classe, et non une collaboration de classe, qu’elle propose la démocratisation de l’économie, et non cette escroquerie d’une prétendue "meilleure répartition de la croissance", qu’elle salue le faible devant le fort, et non la virilité des vainqueurs, bref, qu’elle soit de gauche et là nous repasserons pour une alliance.


      • 3 votes
        Rodrigue Rodrigue 14 novembre 2011 21:58

        @ iakin : 1° ça ne vous dérange donc pas d’être systématiquement dans le camp des perdants ? 2° J’ai cru comprendre que vous souteniez Mélenchon : vous imaginez une seule seconde qu’il va devenir président de la République ? 3° Vous préféreriez voir NDA ou Hollande (que Mélenchon rejoindra contre toute logique au 2e tour) à la tête de l’Etat ?


      • 5 votes
        maQiavel machiavel1983 14 novembre 2011 22:12

        @Iakin
        J’ai trois questions
        1. Est ce que le patron d’ une petite entreprise de 50 travailleurs qui gagne 5000 euros par mois est de la meme classe sociale qu’ un des ses ouvriers qui gagne 2000 euros par mois ?
        2.Est ce que ce patron et les ouvriers sont de la meme classe sociale qu’ un salarié de goldman sachs qui gagne plus d’ 1 millions d’euros par an ?
        3.Qu’est ce qu’ une société sans classe sociale ?( Qu’ on ne me dise pas de lirez Marx, je le lis mais j’aimerai avoir une réponse sur ces cas pratique ).


      • 2 votes
        iakin 14 novembre 2011 23:16

        @ Rodrigue
        (as-tu du cœur ? ^^)
         
        1 - Bien sûr que si.
        Mais quitte à choisir je préfère encore être du côté des perdants que du côté des liquidateurs.
         
        2 - Je soutiens ce que fait Mélenchon actuellement, pour être exact. Il se peut très bien qu’il se perde (ou gagne) et ne soit plus le même l’année prochaine, ça ne sera pas le premier à qui la popularité est monté à la tête. Et pour être tout à fait honnête, que les français votent ou non en majorité pour son programme, cela vient en second, même si je pense que cela pourrait effectivement se produire, en fonction de ce qui de se passe au PS par exemple, mais qu’il perde cela n’effacera pour autant ce qu’il a réussi à faire.
        Mais vous ne devez sans doute pas comprendre de quoi je parle...
         
        3 - Quelle différence y aura-t-il concrètement entre un NDA président et un Hollande président ?
         
        @ machiavel1983
         
        1 - Cela dépend. Mais à priori non. La question des revenus est presque secondaire, c’est une question de subordination et d’intérêt personnel.
        Le petit patron et ses salariés auront à un moment ou l’autre des intérêts contradictoires, et à ce moment là il s’agit de savoir qui aura la loi avec lui. Selon si c’est le patron qui est chargé de décider pour les autres, les salariés, une assemblée populaire ou une aristocratie, et ce qu’ils décident, la situation ne sera pas la même.
        Dans les faits, après, il se peut très bien les sentiments les rapprochent ou les éloignent.
         
        2 - Là tu fais entrer la question des revenus... en gagnant 1 million d’euro par an ça laisse largement de quoi constituer un capital pour monter une entreprise et/ou investir pour en tirer des profits. En tant que salarié il serait plus proche d’un ouvrier que d’un patron, puisqu’il dépend d’une entreprise dans laquelle il n’a à priori aucun pouvoir de décision, mais en même temps ses revenus lui laisse la possibilité de changer de classe.
        Je ne prétend pas avoir raison et posséder la science exacte. Je tiens juste à ce qu’on ne soit aveugle au point de croire que nous vivons dans une société sans hiérarchie ou tout le monde est libre de vivre comme il l’entend.
        Et en attendant il faut savoir que la grande majorité des traders gagnent des salaires de misère et sont extrêmement précarisés. On leur fait un faux procès en les accusant de la crise actuelle.
          
        3 - Je n’ai pas non plus lu Marx, Proudhon, ou d’autres à ce sujet. Mais la moindre des choses, il me semble, c’est que l’on repense en profondeur cette organisation sociale actuelle dans laquelle une partie de la population est destinée à travailler et à enfanter pour en faire vivre confortablement une autre. Ça semble con comme ça, comme si tout le monde était évidemment d’accord avec cela, "si cela était possible". Mais dans les faits qui est prêt à tout changer et à modifier définitivement ses comportements ?


      • 1 vote
        maQiavel machiavel1983 15 novembre 2011 16:25

        @Iakin
        Merci de ta réponse.
        Les deux premières questions que je t’ ai posé avaient pour but si tu es dans le paradigme salariat contre patronat.
        J’ai compris ta réponse et voilà mon opinion :
        1.Je considère que le paradigme salariat contre patronat ( paradigme Marxiste ) est aujourd’hui erroné en occident pour deux raisons :
        - Une très large portion de la population possède leur propre entreprise et la vrai question est selon moi comment répartir le capital entre salarié et patron.
        Le patron et ses salariés peuvent voir leurs intérêts diverger par exemple à l’ occasion d’une augmentation de capital de l’ entreprise et moi je pense que c’est à l’ État d’ imposer une bonne répartition ( bonne ne veut pas dire égale et comme je l’ ai déjà dit, le libéralisme est un système injuste, mais si l’ ouvrier peut à un moment donné ouvrir sa propre entreprise cette injustice est partiellement corrigé).
        Mais bon, un communiste peut penser : exproprions les patrons et nationalisons leurs avoir.Je pense personnellement qu ’exproprié un restaurateur qui a bossé 25 ans comme simple cuisinier et qui vient d’accomplir son rêve d’ ouvrir un restaurant est cruel ( aussi cruel que l’ expropriation des paysans Chinois qui ont actuellement lieu pour le compte cette fois des grandes multinationales et non de l’ État).
        Par ces aspects communisme et capitalisme se ressemble !
        - Il y’ a aussi les techno-gestionnaires du tertiaire complice de l’ hyperclasse , qui gagne des centaines de milliers voir des millions d’ Euro par an et qui sont pourtant des salariés.
        On se rend compte que les rapports de classe moderne sont plus complexe que ceux du 19 ème siècle, beaucoups de patrons sont des travailleurs ( artisans, bouchers, boulangers ) et beaucoup de travailleurs sont des rentiers.
        Je considère donc que ce paradigme travailleur- patron n’ a pour effet que de solidarisé le petit patrons avec le MEDEF ( alors que leurs intérets sont totalement divergent ) et l’ ouvrier avec le techno-gestionnaire de JP Morgan ( qui ont aussi des intérêts opposés ).
        Et dans le contexte de mondialisme économique actuel, salariés et patron de PME ont les même intérêts ( surtout si on considère que c’est à l’État de répartir le capital entre patrons et travailleur), mais je constate avec effroi que cette alliance est considéré par l’ extrême gauche comme fasciste.
        2.Tu demande quelle différence y’a-t-il entre NDA et Hollande, je te répondrai que Hollande travaille pour cette hyperclasse qui paupérise actuellement les classes moyennes et populaire ( le peuple ) et que NDA ( en théorie ) est justement contre cette hyperclasse mondialiste et du coté du peuple par ses positions sur la dette, sur l’ Europe, sur le mondialisme.
        3.Je te l’ai déjà dis, tu aurais raison de dire que le libéralisme économique est un système injuste ( injustice qui selon moi doivent être corrigé au mieux par l’ État ) mais quelle alternative avez vous à l’extrême gauche ?Retenter le communisme ?


      • 1 vote
        Erca 15 novembre 2011 18:16

        @iakin et machiavel : Votre discussion me fait penser au texte de Jaurès sur les misères du patronat.


      • 2 votes
        Maldoror Maldoror 15 novembre 2011 18:29

        Iakin encore sur les concepts largement dépassés de "gauche" et de "droite", on voit où ça nous as mené ces dernières années  : les réalités changent revoyez votre grille de lecture, mettez vous à jour ou condamnez vous a avoir une lutte antifasciste de retard. 

        Plutôt que de gauche et de droite je préfère parler de démocratie. Et il n’y a pas de démocratie sans souveraineté. C’est pourquoi tout ce qui va dans la direction d’une restitution de souveraineté à la nation forme une politique, cohérente et plus que jamais nécessaire.


      • vote
        maQiavel machiavel1983 15 novembre 2011 18:53

        @Erca
        Grand merci pour le lien, c’est un texte que j’ ai lu à l’ école et qui m’ était sortit de l’esprit.
        Jaures était un grand homme !


      • vote
        iakin 16 novembre 2011 03:56

        @ machiavel
         
        Au XIXème siècle il y avait aussi des petits patrons ou des salariés qui thésaurisaient, ça n’est pas une chose nouvelle.
        Y’a même toujours eu des gros patrons qui se sentent proches voir solidaires de leurs salariés, et puis des salariés qui se placent spontanément du côté de leurs actionnaires...
         
        A part ça, je ne comprend pas bien en quoi cela a un rapport avec le message que j’ai posté au début, ni pourquoi tu me mets du coup dans les dogmatiques... je ne prétend pas avoir des opinions très élaborées ou être un fin analyste, j’ai juste essayé de répondre à tes questions avec les éléments que j’ai sous la main.
         
        A propos de Hollande et de NDA,..
         
        Tout d’abord, désolé mais la théorie de l’hyperclasse-mondialiste-qui-paupérise-le-peuple-et-les-classes-moyennes, moi c’est pas trop mon truc, hein. En tout cas c’est pas comme ça que je me représente le problème, personnellement..
        Et puis c’est facile surtout... déjà que c’est pas évident de définir ce qu’est une "classe sociale", alors qu’est-ce qu’une "hyperclasse" ?
        Et la mondialisation, c’est quoi concrètement ?
        Enfin "la paupérisation du peuple par l’hyperclasse mondialiste" elle a commencé quand exactement ? En 1983 ? en 92 ? en 2007 ?
        Et avant, tout allait bien ?
        Il s’agirait de commencer par le début.
         
        Ensuite, la différence que je constate entre Hollande et NDA, c’est que le premier pense qu’il peut mettre en place des politiques de restrictions budgétaires et d’investissements qui permettraient de calmer les marchés et de retrouver de la croissance, le deuxième pense qu’on peut retrouver de la croissance en revenant à une monnaie nationale, en sortant de l’EU, et en faisant du protectionnisme.
        Qu’on soit en accord ou non avec la stratégie de l’un ou de l’autre, les deux pensent qu’il faut de la croissance pour retrouver des marges de manœuvres économiques. Ce qui te faire dire que NDA est du côté du peuple, des pauvres, des travailleurs etc, c’est que tu penses que sa stratégie est la bonne et que celle d’Hollande est une arnaque.
        Mais au final tu défends la position selon laquelle retrouver de la croissance est le seul moyen d’améliorer notre condition de vie.
        Ce n’est pas mon cas.
         
        A propos de la collaboration de classe qui serait du fascisme, tout ça. C’est assez simple à comprendre en fait , lors des crises systémiques graves il se passe deux choses en général :
         
        1 - Il y a ceux qui cherchent à unir le peuple face à la menace qui pèse sur la patrie, en promouvant une collaboration entre les groupes d’intérêt jusque là opposés. C’est "l’union sacrée", "l’union nationale", "l’union des patriotes", ce que tu veux...
         
        2 - Ceux qui cherchent à élaborer un programme politique qui provoque une dynamique unitaire au sein de la population. Ce sont les "cahiers de doléances", le CNR, ou plus simplement l’élection d’une constituante, etc.
         
        Je ne sais pas si tu saisies bien la différence entre les deux... et surtout, le gouffre entre l’un et l’autre. Entre d’un côté chercher une union de fait, en reprochant à ceux qui la refusent d’être des traitres, des fous, voir des ennemis... et de l’autre comprendre que la population est divisée et chercher à mettre au point un projet qui met le maximum de monde d’accord.
         
        Réfléchis-y. Si tu ne cernes pas bien, profondément, cet enjeu, je pense que l’on ne pourra pas se comprendre quoiqu’on dise.
         
        @ Maldoror
         
        Bah c’est facile de répéter comme un perroquet. Je peux le faire moi aussi.
         
        Qu’est-ce que c’est pour vous la gauche, la droite, et pourquoi ce clivage est-il dépassé ? Je serais curieux d’avoir votre explication sur ces 3 choses là précisément.
        Sans ça, vous n’êtes qu’une personne qui voudrait que les électeurs de gauche votent à droite, il y en a des millions comme vous.


      • vote
        maQiavel machiavel1983 16 novembre 2011 14:15

        @Iakin
        1.Je t’ai mit dans le camps des dogmatique salarié vs prolétariat ( on est tous un peu dogmatique ) car dans la réponse que tu m’a donné il y’a l’ idée que l’ on change de classe lorsque on devient propriétaire de moyens de production.
        sur le technogestionnaire de Goldmans sachs gagnant des millions d’euros tu as dis :" En tant que salarié il serait plus proche d’un ouvrier que d’un patron, puisqu’il dépend d’une entreprise dans laquelle il n’a à priori aucun pouvoir de décision, mais en même temps ses revenus lui laisse la possibilité de changer de classe."
        C’est ta représentation du monde qui m’ intéresse et pas une analyse fine de ta part, je ne prétend pas non plus avoir des opinions élaborés !
        2.
        Sur le mondialisme économique, pour moi il s’agit de la libre circulation des biens des capitaux et des personnes en fonction des besoins du marchés.
        Au mondialisme économique on peut associer le mondialisme politique dont le but est d’assurer cette libre circulation par l’abolition des frontières.
        Il existe un petit groupe d’ hommes qui délocalise leurs entreprises vers les pays ou la main d’ouvre est bon marché pour revendre en occident en faisant donc une concurence déloyale aux industries locales,un petit groupe d’hommes qui pour améliorer le rendement de leurs entreprises les ont financiarisé, et construisent leurs richesses sur l’ économie virtuelle, un petit groupe d’ homme qui organise une immigration de peuplement entre autre pour baisser le cout de la mains d’ oueuvre là ou elle est trop cher.
        Ce petit groupe d’ hommes s’enrichit de plus en plus et les classe moyennes et populaires occidentales deviennent de plus en plus pauvre.
        Cette lutte des classes s’est intensifié au choc pétrolier et a atteint un pic depuis les années 80.
        Avant bien sur tout n’allait pas bien, pendant les trente glorieuses il y’ avait aussi des problèmes et on pouvait mieux faire dans la répartition du capital, mais en tous cas c’est de pire en pire !
        Ce petit groupe d’ homme a réduit les pays du tiers monde à l’esclavage par la dette ou la menace militaire.
        Ce petit groupe d’ hommes est l’ hyperclasse.
        3.Sur la croissance et l’amélioration des conditions de vie je n’ai pas d’avis tranché sur la question mais je pense qu’effectivement on ne peut pas continuer avec ce paradigme de la croissance à tout prix sauf à détruire la planète si on connait cette croissance dans l’économie réelle ou à subir des crises continue si on connait cette croissance dans l’économie virtuelle
        Mais sur NDA , je ne suis pas d’accord sur tout mais il est totalement différent de Hollande ( en théorie ) car sa posture est anti-mondialiste ( donc en faveur du peuple càd classe moyenne+populaire) et est contre l’asservissement par l’arnaque de la dette.
        Pour moi ces deux éléments sont des curseurs discriminant les populistes des larbins de l’hyperclasse.
        3.Sur la collaboration de classe ( moyenne et populaire donc union du peuple ), et les deux visions du monde que tu as décrite, je suis d’accord avec toi, c’est pas la même chose.
        Je rajouterai une troisième catégorie que je viens de découvrir grâce à Isga,celle de révolutionnaire ne souhaitant pas l’ alliance classe populaire et classe moyenne mais souhaitant la disparition des classes moyennes et une prolétarisation du peuple pour mener ensuite la révolution contre l’ hyperclasse financière et établir une dictature du prolétariat.
        Personnellement je suis de la deuxième catégorie.


      • 3 votes
        Erca 15 novembre 2011 02:54

        Le but n’est pas de rassembler le camp des "patriotes", mais de rassembler a minima le non de 2005. Et parmi cet électorat, bon nombre de forces et d’électeurs ne revendiquent pas le patriotisme, du moins ne sont pas prêts à le revendiquer comme valeur principale.


        La priorité n’est donc pas à un rassemblement du camp national, mais à celui (infiniment plus vaste, au moins potentiellement) des démocrates (ou des opposants à l’oligarchie, comme on voudra). Rétablir une souveraineté populaire authentique permettrait d’ailleurs de faire d’une pierre deux coups du point de vue des patriotes, puisqu’elle serait le meilleur et le plus légitime des moyens pour rétablir la souveraineté nationale.

        Pour faire bref, c’est un rassemblement au-dessus des partis et même des idéologies dont nous avons besoin, car le besoin de se garantir contre les abus de pouvoir de nos représentants ne dépend d’aucune idéologie, ni d’aucun parti ; il est le plus petit dénominateur commun du non de 2005, c’est donc le seul mot d’ordre qui vaille. Car tant que nous resterons divisés, nous n’avons aucune chance. Aucune.

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          maQiavel machiavel1983 15 novembre 2011 16:44

          @Erca
          Je suis totalement d’accord avec toi , mais la réalité m’éclate au visage : Cette alliance contre l’ oligarchie est quasiment impossible ( pour ceux qui sont politisé car paradoxalement les plus politisés sont aussi les plus conditionnés).
          Tu n’ arrivera jamais, je dis bien JAMAIS , à convaincre un militant d’extrême gauche d’ etre aux cotés d’ un militant frontiste ( l’ inverse est aussi vrai mais beaucoup moins) car pour le gauchiste le front national est un partit fasciste, et on peut difficilement convaincre quelqu’un’ d’être avec des fascistes.
          Ce n’est pas de la mauvaise foi, ils le pensent réellement ( en tous cas les militants de base, ceux qui sont plus haut dans les hiérarchies savent très bien qu’il n’ existe aujourd’hui aucun péril fasciste ).
          Et le pouvoir joue effectivement de ce conditionnement.
          Michel Drac a raison quand il dit : "  Dans les pays occidentaux les capacités du pouvoir à préempté toute forme de contestation ont atteint la quasi perfection.Avant même que vous ne pensiez, le pouvoir a déjà implanté en vous les catégories qui prédéterminent votre pensée et c’est tout un travail à accomplir sur soi pour se libérer de ce conditionnement.Nous sommes arrivé au point ou le pouvoir connaît le peuple mieux que le peuple ne se connaît lui-même.
          L’ingénierie sociale que nous subissons est bien perverse et c’est bien plus efficace que les dictatures à l’ancienne " .
          Je te le dis Erca face à cette industrie de conditionnement, le plus efficace est encore de s’adresser en priorité à ceux qui ne sont pas politisé et peut être qu’ en cas de réveil massif, les conditionnés remettront en questions leur dogmatisme.


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          Erca 15 novembre 2011 18:11

          Ta réflexion est intéressante, et même très juste, mais tu me sembles rongé par le pessimisme. Le coup de blues est normal quand on est citoyen actif et qu’on découvre la force titanesque du système ; il est même salvateur parfois car il est le signe d’une grande lucidité. Mais le militant doit toujours avoir confiance dans la capacité de changement, surtout dans celle qu’il peut provoquer, même à sa modeste mesure. Les révolutions sont faites de ces initiatives individuelles aux conséquences insoupçonnables. Tu me diras que les révolutions sont infiniment rares dans l’histoire ; certes, mais nous n’avons pas le droit de laisser passer la chance d’une révolution.

          Pour tempérer ton pessimisme, j’avancerais que :

          - une nouvelle génération semble apparaître, défiante à l’égard des clivages partisans traditionnels et consciente des intérêts inter-partisans, bien qu’elle continue de s’engager parfois dans les structures officielles par volonté de politisation ; nous pouvons capitaliser sur cette génération, qui grandit il me semble ;

          - au rythme où vont les choses, les gens n’auront bientôt plus le choix ; ce sera ou l’alliance, ou descendre dans la rue. Et quand les citoyens sont dans la rue, ils ont toujours besoin d’être canalisés par des structures qui répondent à leurs attentes. Je ne peux pas croire qu’on se laisse faire vu l’horizon proposé, surtout pas le peuple français.


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          maQiavel machiavel1983 15 novembre 2011 18:49

          @Erca
          1. Bien vu je redeviens pessimiste ( ou réliste c’est selon).Je l’étais déjà(je n’attendais plus que l’ apocalypse et le retour de Jésus christ ) avant d’ entendre Etienne Chouards et la véritable idée démocratique qui m’ ont redonné beaucoup d’espoir.
          Ensuite quand tu en parle autour de toi ( je fréquente beaucoup de gens d’ extrême gauche et des milieux nationalistes ),la réalité te rattrape tu te rend compte que ca ne marchera pas.
          2.Si effectivement comme tu le dit il émerge une nouvelle génération défiante à l’ égard des clivages traditionnels, cette génération est sans doute le fer de lance d’ une éventuelle révolution.
          Gardons espoir !


        • 1 vote
          Eddie Constantine 15 novembre 2011 03:04

          Il n’y a que deux personnalités politiques qui veulent revenir au Franc. NDA et Marine le Pen. 

          Les autres ce sont des cache sexe de l’UMPS.
          Les électeurs ne sont pas idiots et se moquent des égos des uns et des autres. Et au premier tour ils voteront UTILE.

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            Marredespseudos 15 novembre 2011 08:49

            Nicolas Dupont-Aignan : Combien de divisions ?


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              .................... Marc Anciel 15 novembre 2011 13:09

              Dupont-Aignant rassembleur ?! PTDR Il arrive même pas à rassembler 500 signatures... Il est obligé d’en arriver là pour soigner son propre ego et avoir une chance de se présenter : demander de l’aide à tata Marine, à Chevènement, à Mélenchon... A des gens qui sont globalement à l’opposé de ses idées.

              Pauvre gars... C’est bien triste de le voir sombrer si bas.

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                Virgile Virgile 15 novembre 2011 16:26

                Ah, en voilà une conférence intéressante. Même si on n’a pas grand chose de nouveau à apprendre quand on essaie de suivre un peu le personnage, ça condense bien ses positions (on lui pose toujours les mêmes questions, remarquez), en plus de parler (après une question du public) de l’idée d’alliance des souverainistes.
                Il est vrai que mettre l’égo de côté au profit de ce qu’on veut représenter, ça ne doit pas être évident (il dit quand même "si je n’existais pas, il faudrait m’inventer"). Mais quand on écoute la conférence, on le comprend : il se voit comme le seul à avoir toutes ces revendications smiley



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