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L’Arabie avant l’Islam, par Abdellatif Idrissi

Le 12 avril 2019, l'iReMMO (Institut de Recherche et d'Etude sur la Méditerranée et le Moyen-Orient) invitait Abdellatif Idrissi pour parler - autant que possible, à cause du manque de résidus archéo/historiques - de l'Arabie pré-islamique. Un plaisir.

 

 

 

 

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Tags : Religions Dieu Foi Islam Moyen-Orient Islamisme Arabie Saoudite




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7 réactions à cet article    


  • vote
    Étirév 28 novembre 14:47

    Commençons par dire que le mot Arabe ne serait pas un nom de peuple, mais un nom générique désignant celui qui travaille la terre. Les Bretons étaient quelquefois appelés arbi (hébreu, heber, arabe), ceux qui travaillent. Explication :

    Avant l’organisation matriarcale, les hommes erraient d’un lieu à l’autre, étrangers au sol qu’ils occupaient.

    Les Déesses-Mères, en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver. De là vint le mot tenancier, qu’on retrouve dans le vieux mot latin tenere (tenir ; celui qui a).

    Mais le tenancier devait donner une part de ses produits à la Mère, à l’organisatrice, dont le rôle moral, maternel, éducateur, n’était pas producteur des biens matériels nécessaires à la vie. Il fallait donc que l’homme travaillât pour elle et pour les enfants de la collectivité. Il faisait cinq parts du produit de sa terre, en gardant quatre et donnant la cinquième à sa Maîtresse. Le travail que représentent ces quatre parts a eu des appellations restées dans les langues. Ainsi, arbé, dans les langues celtiques, veut dire quatre. De là s’est formé arbeit qui, en celtique, signifie travailler (en allemand arbeiten).

    Arabe est le nom donné à ceux qui étaient soumis à cette redevance (arba’a  : quatre en arabe). Arare veut dire labourer.

    Chez les Celtes, où Vyer signifie quatre, la grange dans laquelle se gardaient ces quatre parts fut appelée Vyer heim (vyer, quatre, heim, demeure), d’où nous avons fait ferme.

    Passons en Orient quelques temps plus tard...

    Dans ces temps reculés, lorsque les émigrées de l’Inde se répandirent dans toute l’Asie, elles firent un séjour dans la partie de l’Arabie qui touche au Golfe Persique et y laissèrent des souvenirs dont l’histoire a gardé la tradition. Aussi, la Mecque (longtemps avant l’Islamisme) fut une de leurs stations. On y trouve la « Maison sacrée », la Kaabah, « Maison de Dieu », dira-t-on, quand on mettra le nom divin au masculin. Sur les collines voisines de la Kaabah se trouvait l’habitation des Déesses Icâf et Nayila. C’est dans la Kaaba qu’avaient lieu les réunions secrètes des femmes, c’est là qu’elles célébraient leurs « Mystères ». Primitivement on disait Qoubbah, mot qui signifiait, dit le Coran, lieu d’Abraham. Une fois par an, les femmes y recevaient les hommes pour la fécondation annuelle qui avait lieu au printemps : d’où la Pâque, fête de l’œuf. Cet endroit fut donc consacré par le pèlerinage annuel qui réunissait les hommes et les femmes, dans un temps où la lutte des sexes avait créé le divorce social, les hommes vivants entre eux, les femmes entre elles.

    Un grand nombre d’images de femmes se trouvaient dans la Kaabah ; on prétend qu’on y voyait aussi celle d’Abraham et celle de Jésus.

    La divinité primitive chez les anciens Arabes c’est la Femme-Esprit, c’est l’Almée, en arabe Almet, d’Alam (savoir).

    L’Almée, c’est « celle qui sait ». Elle représente l’âme, c’est-à-dire la vie, que l’on appellera plus tard Alma, et dans certaines langues l’homme parlera encore à la femme en l’appelant Alma mia, mon âme.

    Nous trouvons aussi la Femme appelée Almageste (la très grande), mot dérivé du premier et dont on fera en grec Mégistê au féminin et mégistos au masculin, superlatif de Mégas (grand). Inutile de faire remarquer que c’est de ce mot qu’on fera Majesté.

    Les femmes en Arabie après l’Islamisme :

    Les évolutions sociales sont lentes, les changements progressifs. Le Coran avait inscrit l’avilissement de la femme dans ses lois ; mais les mœurs ne l’avaient pas encore accepté. Les femmes continuèrent encore à briller pendant quelque temps, en dépit du Prophète, de son Dieu et de sa loi.

    L’époque des khalifes qui succèdent à Mohammed est particulièrement brillante par les femmes de valeur qui s’y distinguent.

    L’histoire a gardé les noms de Badhlah, la poétesse qui chante une douce chanson dans les jardins de Baghdad, de Zubeïdah, femme du khalife Haroun Er-Rashid, qui exprimait, dans des poésies délicieuses, l’amour et la douleur. C’était une étoile de première grandeur qui brillait dans le monde des lettres.

    (…)

    Quand les Mongols attaquèrent Baghdad et mirent fin au luxe des khalifes, l’influence et le charme de la femme intellectuelle disparurent de l’Arabie orientale.

    Une classe à part se forma dans l’Arabie méridionale, composée de femmes artistes, les chanteuses des cours des princes ; mais on ne les glorifie plus, l’envie remplace la louange, on les accable de tant de mépris que personne ne veut plus les connaître.

    Suite…


    • 1 vote
      Hijack ... Hijack ... 29 novembre 16:32

      @Étirév

      J’essaie de comprendre ce que tu as écrit ... et je tombe sur, je te cite :
      "Le Coran avait inscrit l’avilissement de la femme dans ses lois " ... affirmation fausse. En effet, je te concède que les musulmans ont, dans certaines contrées rabaissé (grossièrement dit) les femmes, dans le Coran, c’est tout à fait le contraire ! Comment Dieu pourrait-il inscrire l’avilissement de sa création ???

      >>> La femme dans le Coran
      Commençons par le récit de la création, qui nous a toujours été présenté et notamment par les autres traditions scripturaires comme étant à l’origine de la nature pècheresse de la femme qui doit être contrôlée par l’homme ! Dans le Coran il n’y a aucune chronologie dans la genèse.
      .
      Sourate 4 verset 1 :
      « O hommes, Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une seule âme et a créé d’elle son conjoint et delà a fait propager beaucoup d’hommes et de femmes… »
      Dans ce verset, Dieu nous indique que l’être humain a été créé d’une seule âme sans préciser son genre. Nafs en arabe veut dire âme, elle ne désigne ni un homme ni une femme mais une âme humaine.
      .
      Le texte coranique, loin d’enfermer la femme dans des rôles traditionnels, tout aussi importants, de mère d’épouse ou de sœur, nous donne des images de femmes avec des profils très variés et valorisants allant de Bilqis la femme de pouvoir qui a régné sur le royaume de Saba avec justice et intelligence, Assia la femme de Pharaon qui a recueilli Moise et l’a élevé comme son propre fils en restant loin de l’injustice de son époux, Sarah la femme de Abraham qui s’est entretenue avec les anges émissaires de Dieu jusqu’à Marie le modèle de piété qui est élevée au rang de la dignité prophétique dans la sourate des prophètes.

      *

      Asma Lamrabet ... (que je n’apprécie pas particulièrement, mais en tant que femme féministe, sait de quoi elle parle) _ Celle qui s’est assigné la mission de déconstruire l’orthodoxie musulmane vient de sortir un livre choc sur les questions relatives aux femmes. Voile, héritage, tutelle masculine… Interview sur des sujets qui fâchent.

      .
      Question/Réponse
      .
      Q > 
      À lire votre livre, le Coran ne comporte aucun verset discriminatoire à l’égard des femmes, tout est question d’interprétation. Est-ce bien votre constat ?
      .
      R > 
      Je confirme mais je relativise. Il y a, en effet, cinq ou six versets qui peuvent prêter à confusion mais cela dépend de la lecture qu’on en fait. Pour être claire, le Coran n’a jamais été discriminatoire à l’égard des femmes. Quand on sort, par exemple, le verset sur l’héritage de son contexte, on va très vite en besogne en affirmant que les hommes sont supérieurs aux femmes. Ce n’est pas vrai.

      Suite et source sur le lien.
      *

      Afin d’éviter de propager des visions islamistes et non des visions musulmanes sur la femme en Islam ...
      5mn ... de la part d’une femme française sur ce sujet  :
      Les femmes dans le Coran


    • vote
      Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 décembre 16:40

      Les propos d’Etirèv, comme son nom l’indique, sont des ramassis de rêves qui s’étirent, mélangeant allègrement le vrai au faux, surtout au faux.


    • vote
      Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 décembre 16:40

      Relativement aux autres monothéismes, l’islam n’est pas trop dégueu avec la femme. Pas trop. Relativement aux autres monothéismes ...


    • 2 votes
      Hieronymus Hieronymus 2 décembre 16:48

      @Marzhin Tavernier
      l’islam n’est pas trop dégueu avec la femme.
      c’est de l’humour ? smiley


    • 3 votes
      QAmonBra QAmonBra 29 novembre 06:58

      Merci @ l’auteur pour le partage.

      Très intéressante conférence, en la visionnant sur YouTube j’ai découvert d’autres chercheurs d’origine musulmane tout aussi intéressants.

      L’exégèse de l’Islam par les musulmans eux mêmes est bien engagée, pendant que nos merdias continuent d’induire nos concitoyens en erreur, en leur faisant prendre les vessies "ikhwanes" et autres engeances du wahhabisme pour les lanternes de l’islam. . .


      • 2 votes
        Hijack ... Hijack ... 29 novembre 13:18

        Tjrs intéressant à écouter (A.Idrissi) que je ne connais que par quelques vidéos de très haut niveau. Je verrais celle-ci plus tard. Merci pour le partage.



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