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Jean-Claude Michéa : « Il est aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme »

"Notre ennemi, le capital" : un entretien (mai 2017) avec le philosophe Jean-Claude Michéa et un résumé de son livre publié le 11 janvier 2017

 

Entretien avec Jean-Claude Michéa - Comédie du livre 2017

Animé par Régis Penalva, directeur littéraire de la Comédie du Livre.

« Il est aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme. » Avec "Notre ennemi, le capital" (Climats), le philosophe Jean-Claude Michéa poursuit son travail de clarification et de démolition entrepris avec des livres aussi importants que "Orwell, anarchiste Tory", "L’Empire du moindre mal" ou "La Double Pensée". Mais est-il encore possible de « rassembler la grande majorité des classes populaires autour d’un programme de déconstruction graduelle du système capitaliste » ?

Vendredi 19 mai - Comédie du Livre 2017

 

 

Sur Wikipédia :

Dans Notre ennemi, le capital (2017), il réaffirme le lien entre l’impasse libérale (cette recherche illimitée du profit qui détruit les liens sociaux) et la gauche « sociétale » (qui défend la lutte contre les discriminations sans remettre en cause le système capitaliste d’exploitation). Pour lui, la « gauche », qu’elle soit réformiste ou radicale, est l’idiote utile de l’individualisme consumériste. Il rappelle aussi que le socialisme a une généalogie radicalement opposée à la gauche ; qu'alors que le socialisme primitif affichait son scepticisme vis-à-vis du machinisme et du modernisme, la gauche républicaine vouait un culte à l’idée de progrès, et que c'est autant la droite réactionnaire que la « gauche versaillaise » qui écrasa la Commune de Paris, en 1871, avec à sa tête Adolphe Thiers10.

 

Jean Claude Michéa - Notre ennemi le capital - résumé

Juliénaire : 

Quelques mots sur le dernier livre de Michéa, "Notre Ennemi, le Capital", qui rappelle sa thèse selon laquelle la Gauche n'est pas hostile au capitalisme et au libéralisme (elle ne s'intéresse qu'au Progrès illimité contre l'Obscurantisme), alors que le Socialisme seul critique la société libérale et capitaliste comme société de l'absolutisme individuel ou toute vie commune devient impossible - d'où une revalorisation du socialisme contre l'idée de la Gauche.

 

* * * * * * * * * * * * * 
Jean-Claude Michéa
Notre ennemi, le capital (Notes sur la fin des jours tranquilles)
Flammarion, 2017
* * * * * * * * * * * * * 

 

Jean-Claude Michéa (extraits d'un entretien-fleuve, avec David Doucet, publié le 11 janvier 2017 sur Les Inrockuptibles) : 

« Le système capitaliste repose, par définition, sur la production sans cesse croissante de marchandises prioritairement destinées à être vendues sur un marché où la concurrence devrait théoriquement être libre et non faussée. Dans cette optique libérale, toute intervention protectionniste ne peut donc que compromettre la reproduction élargie du capital. Mais comme il est devenu plus difficile aujourd’hui – du fait de la fameuse “droitisation de la société” – de présenter cette libre concurrence capitaliste comme une valeur de gauche (c’est pourtant bien ce que faisait Hollande, en 1985, dans La gauche bouge), il apparaît donc désormais plus rentable, pour une gauche libérale, de prétendre que toute critique du libre-échange mondialisé procéderait, en réalité, d’un esprit “nationaliste” ou “fascisant”. On retrouve là, en somme, le vieux sophisme popularisé par BHL dans L’Idéologie française : si l’extrême droite dénonce le capitalisme, c’est bien la preuve que toute critique du capitalisme est d’extrême droite.

[...]

Le capitalisme postdémocratique se heurte aujourd’hui à trois limites majeures. La limite morale, car il détruit progressivement les bases anthropologiques de toute vie commune. La limite écologique, car une croissance infinie est évidemment impossible dans un monde fini. Et la limite systémique, parce que son entrée dans le règne du “capital fictif” – comme Ernst Lohoff et Norbert Trenkle l’ont établi de façon magistrale dans La Grande Dévalorisation – le rapproche à grands pas de son stade terminal.

Règne moderne du capital fictif qui s’explique lui-même par le fait que la reproduction élargie du capital repose désormais moins – du fait de l’innovation technologique incessante – sur le travail vivant des hommes que sur une pyramide de dettes qui ne pourront plus jamais être remboursées. Mais rien ne dit – dans ce champ de ruines que la gauche a laissé derrière elle – que la période de catastrophes qui s’annonce ainsi aura une fin heureuse. Elle peut tout aussi bien conduire à l’avènement d’un monde postcapitaliste qui marierait de façon inédite Brazil et Mad Max. Tel était déjà le sombre avertissement de Rosa Luxemburg, il y a plus d’un siècle. »

 

Tags : Livres - Littérature Economie Politique Information et Médias Société Démocratie Prospective et futur Philosophie Mondialisation Dette Croissance Décroissance Marxisme Capitalisme Multinationales Libéralisme




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39 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Orwell Orwell 9 décembre 2017 15:32

    Brillant ! 


    • 4 votes
      psychorigide psychorigide 9 décembre 2017 16:16

      @Orwell

      Oui mais les analyses sont toujours brillantes. Mais passons à la pratique ...


    • 6 votes
      jimontheair jimontheair 9 décembre 2017 20:42

      Dès le début Michéa pose une distinction que je trouve très importante entre le ni gauche ni droite d’en haut et le ni gauche ni droite d’en bas. 

      Il est là à mon avis au coeur du problème politique contemporain. 
      Cet homme est vraiment intéressant, car bien que très marqué à gauche en idéologie il a cette capacité à ne (presque) jamais tomber dans la gauchardise stupide.
      C’est sans doute pour cela que le très minable très totalitaire très récitant très stérile et très malsain Lordon, ou autre axe les abrutis scotchés de la France soumise, le détestent souvent... 

      Je vais écouter ses une heure de parole avec attention. 

      Non :mais ! 

      • vote
        simplesanstete 9 décembre 2017 23:49

        Notre ennemi.....le cinéma ! Aux chiottes Jorion le sous attalien, rien n’y pousse. comme Michéa d’ailleurs, le Hallyday éternel de gôche, interprétations sans fins.


        • vote
          Gustave Lefrançais Le monde 10 décembre 2017 11:27

          Brillant... Le mot est juste, il brille mais n’éclaire pas...
          *
          Voici textuellement ce que Karl Marx dit de Jean-Claude Michéa :
          *
           https://www.youtube.com/watch?v=gB7XbALH4UY

          *

          Ou bien pour les Anciens (qui arrivent encore à lire) : https://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/06/km18470615l.htm
          *
          Vous avez juste à remplacer Proudhon par Michéa, et... le tour est joué. 
          *
          Rien d’étonnant à ce qu’on puisse le retrouver sur France Culture.


          • vote
            Zatara Zatara 10 décembre 2017 14:23

            @Le monde
            c’est marrant de voir comment et par qui s’est développer le marxisme.... le contenu de cette lettre pourrait d’ailleurs très bien s’appliquer sur cette doctrine....en remplacant Proudhon par marxisme....


          • vote
            Gustave Lefrançais Le monde 10 décembre 2017 18:13

            @Zatara
            Oui et non. Je suis d’accord avec vous sur la forme, car on parle bien de la même "merde" (pour reprendre K. Marx), mais la comparaison est nettement moins pertinente, voire carrément nulle, considérée à travers ce prisme. Entre capitalisme d’État (marxisme) et capitalisme "raisonné" ou "réformé" (Proudhon), on ne parle pas tout à fait de la même chose. N’est-ce pas ? Or la lettre de K. Marx porte sur la pensée de Proudhon. Et puisque Michéa = Proudhon (il se revendique lui-même tel quel), alors une telle comparaison peut-être établie.

            *

            Ça me semblait pertinent à souligner car Michéa parle beaucoup de Marx, mais ne semble pas l’avoir vraiment compris ou lu. Or K. Marx, avant que Michéa n’apparaisse, l’avait très bien compris et lui a même répondu.

            *

            Au regard de la tournure de votre première phrase, je doute cependant que vous confondiez (comme beaucoup trop de personnes hélas) le marxisme et Karl Marx (lui et ses écrits), tout comme vous semblez confondre le marxisme et le communisme... Je me trompe peut-être ? Les premiers n’ayant rien à voir avec les seconds... Cependant, si par malheur vous seriez resté sur vos cours de collège sur le marxisme, et que vous êtes attentif aux discours des merdias, je vous comprendrais mieux. 


          • vote
            Zatara Zatara 10 décembre 2017 18:32

            @Le monde

            Si Proudhon est renvoyé à une pensée de petit bourgeois car incapable d’aller chercher la totalité du matériau, des références historiques et qu’il en arrive donc à couper la poire en deux (d’après cette lettre et en gros), alors je considère le marxisme idéologique comme étant, suivant la même description, la récupération d’un travail visant à déployer les plus belles parures pour un socialisme dévoyé... Marx fait un boulot de "futurologie" en tentant d’expliquer la totalité du cycle capitaliste, avec ce que cela implique sur le plan sociétal.... Le marxisme reprend ce qu’il dénonce pour en faire la promesse politique d’un bonheur social et matérialiste (je ne prétends absolument pas connaitre Marx, j’ai juste lu le manifeste, le reste venant de ceux qui s’en réclame)

            Marx ne s’est jamais identifié à la carotte Marxiste.

            Autre chose : il n’y a jamais eu de système communiste, ni de système capitaliste dans l’absolu...


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            Gustave Lefrançais Le monde 10 décembre 2017 18:45

            @Zatara
            On est bien d’accord. C’est moi qui me suis fourvoyé sur votre première phrase smiley


          • vote
            Zatara Zatara 10 décembre 2017 19:01

            @Le monde
            A contrario, il semble que la critique de Marx se base avant tout sur une catégorisation économique de l’homme à l’échelle mondiale.... aucune diversité culturelle, l’homme ne serait qu’un multiple d’une unité face au capital.... Marx, dans cette critique, créer aussi, quelque part, un homme hors sol....


          • vote
            Mahler 10 décembre 2017 20:37

            @Zatara

            Pas vraiment non, marx a bien identifié les différences de cultures entre les différents peuples et c’est pour ça que pour certains pays il prévoit un dvp différent ne passant pas nécessairement par le modèle européen. D’autant que Marx croyait dans les races humaines. Marx était internationaliste pas mondialiste, le Capitalisme est un mode de production international il est normal que la lutte soit mondiale. Ce n’est pas parce que les prolétaires doivent mettre fin au règne du Capital au niveau mondial que des spécificités raciales, ethniques et autres vont disparaître. Marx leur confère une tache universelle, pas universaliste.

            Sinon, marx était bien marxiste, sa fameuse phrase est une boutade dans un contexte donnée car certaine personne qui se revendiquaient de lui en France étaient complètement à coté de la plaque(y’en a eu beaucoup tout ce que on peut appeler le "marxisme" vulgaire dès la seconde internationale et qui a vaincu en URSS sous Staline. Sinon je ne vois pas comment dissocier communisme et marxisme, les deux sont imbriqués. Si le marxisme n’est pas un truc figé et qu’il doit prendre en compte comment le capitalisme évolue, comment le monde change(on est plus chez zola) ça ne veut pas dire que on peut le réviser et qu’il n’a pas une essence immuable(comme son caractère révolutionnaire, la dictature du prolétariat par exemple)


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            Gustave Lefrançais Le monde 11 décembre 2017 00:06

            @ Zatara


            Marx ne base pas sa réflexion sur une catégorisation économique de l’homme (à l’échelle mondiale) parce que, pour répondre en une phrase, il combat l’économie, et donc l’aliénation de l’homme par l’économie (politique). Pour Marx, l’homme est avant tout homo, c’est-à-dire humus, insécable de la souche de terre dont il est issu. L’économie, c’est une tare (il faut revenir à l’étymologie et à l’histoire des temps reculés de l’Antiquité… Ce n’est pas l’acception première que l’on entend oridinairement par « économie », celle d’organiser efficacement la vie quotidienne, qui est remis en cause). Exit Marx qui désire (consciemment ou non) l’avènement d’un homme hors-sol. C’est vraiment à l’antipode de sa conception de l’homme. Par contre, cet homme hors-sol convient tout à fait à la vision de l’homme qui avait cours sous le Capitalisme d’État de Staline et de Mao — et qui devient de plus en plus l’idéologie dominante.

             

            … aucune diversité culturelle, l’homme ne serait qu’un multiple d’une unité face au capital....

            *

            J’entends votre critique, elle est pertinente et demanderait à être débattue. En bref, il est vrai que la vision de Marx paraît à cet égard un peu trop unilatérale, car on aurait envie de lui dire qu’il existe aussi dans d’autres cultures du monde des réponses alternatives au problème posé. Je pense cependant qu’il avait envisagé la chose, car si l’on creuse bien, et c’est véritablement ce qui fait la force de K. Marx, c’est qu’il est arrivé à toucher quelque chose d’universel qui réside dans les tripes de l’homme, ou du moins la sagesse universellement véhiculée, qui est sa résistance à l’aliénation de sa condition, c’est-à-dire à l’État, à l’argent, au travail (tripalium et non à l’activité de production)… Le bémol, c’est qu’il balaye les messages subversifs contenus en filigrane des grandes aires culturelles du monde pour tout rapporter à la spécificité européenne. La partie de la réponse que je reprends de Malher est aussi pertinente je trouve quant à votre critique.


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            Gustave Lefrançais Le monde 11 décembre 2017 00:07

            @Mahler

            Marx était internationaliste pas mondialiste, le Capitalisme est un mode de production international il est normal que la lutte soit mondiale. Ce n’est pas parce que les prolétaires doivent mettre fin au règne du Capital au niveau mondial que des spécificités raciales, ethniques et autres vont disparaître. Marx leur confère une tache universelle, pas universaliste.

            *

            D’accord avec ce passage. Par contre, sur la partie précédente de la réponse, je le suis moins. Qu’entendez-vous par modèle européen ? Il y a bien une spécificité européenne selon Marx, notamment dû à la vague germanique communeuse qui a envahi l’Europe de l’ouest à la fin de l’empire Romain, et dont la radicalité transmise qui a perduré dans les luttes paysannes au Moyen-Âge, jusqu’à la Commune de Paris, Barelone 36’, Budapest 56’ etc… — le vrai communisme — doit servir de terreau fertile pour les luttes du monde entier, que ce soit en Asie, en Afrique etc… À la manière, par exemple, du rayonnement de la France suite à la Révolution française, mais de façon inversé si vous voyez ce que je veux dire… Mais un « modèle » européen, certainement pas, le modèle étant interchangeable en fonction des spécificités et des besoins en fonction des localités. Mais peut-être qu’il s’agit de ce que vous vouliez dire en substance.

            *

            Sinon, marx était bien marxiste

            *

            Non. Je pense savoir à peu près à quoi vous faites référence, et vous avez raison de le souligner, cependant ce serait, en tout cas pour moi, se méprendre sur le fond de la pensée de Marx. À titre de comparaison directe, K. Marx n’a pas eu un seul et même discours au cours de sa vie, sa vision des choses a pu changer. Est-ce qu’il faudrait pour autant identifier deux Marx ? Non… Tout est lié, depuis sa thèse de doctorat sur Démocrite et Épicure jusqu’à la fin. Marx et le marxisme, ce sont deux choses différentes. Lisez Lénine philosophe de Pannekoek par exemple, un tout petit opuscule, qui traite de ce sujet…

            *

            Sinon je ne vois pas comment dissocier communisme et marxisme, les deux sont imbriqués.

            *

            C’est du même tonneau que Marx et le marxisme. On peut faire cette équation : Marx = communiste (aussi = certaines luttes paysannes du Moyen-Âge, Commune, Budapest, Barcelone, marins de Kronstadt etc. Morale : le communisme n’est pas une vue de l’esprit, il a existé). Marxisme = tous les gouvernements qui se sont réclamés « communistes », en réalité capitaliste d’État.

            *

            Vous avez cependant raison en partie, car on associe couramment les deux, pour la simple et bonne raison que les capitalistes d’État se sont revendiqués communistes.

            *

            C’est comme Calvin qui se réclame du Christ  tout en légitimant les activités de la Bourse de Genève. Le Christ se trouve lié à Calvin, mais est-ce qu’il lui est réductible ?


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            Zatara Zatara 11 décembre 2017 00:21

            @Le monde@Malher
            faut vraiment que je me bouffe le pépère un de ces jours.... merci pour vos posts.


          • vote
            Mahler 11 décembre 2017 12:37

            @Le monde
            Bonjour, ce que j’entends par modèle européen, et bien c’est simple marx avait au début une vision "européanocentré," pour lui tous les pays, civilisations devaient prendre le modèle de développement capitaliste de l’Europe, ce qui l’amène par naïveté à soutenir la colonisation à l’époque. Sa pensée était encore juvénile, il n’était pas entré en période de maturité intellectuelle, ses écrits de jeunesses montre une perspective unilitaire et des résidus d’ethnocentrisme. Après justement marx créa une théorie de l’histoire plurilinéaire en analysant la complexité des différentes sociétés non occidentales et il n’est pas resté dans un seul modèle de développement du capitalisme/socialisme et de la révolution alors que avant il pensait que tout devrait suivre le même cheminement que l’Angleterre. Par exemple il montre dans les Grundrisse que les sociétés asiatiques ont pris un chemin de développement différent des modes de production successifs qu’il a montré pour l’Europe. Il a mis en opposition en comparant le rapports de propriété "commune" et la production sociale communautaire de l’époque Romaine Antique avec ceux de l’Inde de son époque. Les formes sociales communes des villages en inde pouvaient être autant démocratiques que despotiques et pas seulement despotiques. Entre 1877 et 1882 Marx étudia beaucoup la russie et commença à faire pour celle une théorie plurilinéaire de développement de la révolution. Marx montre qu’il y’a une différence entre les villages précapitalistes et féodalistes de l’Europe et les structures sociales des villages communaux russes contemporains(La Russie n’étant pas capitalistes à l’époque comme l’europe féodale). Ce sont ces différences qui permettent d’imaginer des formes différentes de développement social et à la modernisation de la Russie si elle évitait d’être prise dans le Capitalisme(d’ailleurs elle se développa de façon capitaliste de manière différente de l’Europe occidentale à travers comme idéologie le "marxisme" vulgaire-qui est plus de hégélianisme de gauche à langage marxisant- remplaçant les lumières pour l’ancienne europe et un Etat ultra despotique et bureaucratique qui se chargea de la faire entrer dans sa phase capitaliste) grâce au fait que ses communes rurales étaient contemporaines du capitalisme occidentale la révolution se basant sur ses structures collectives pourraient utiliser les ressources modernes occidentales pour éviter la phase douloureuse du capitalisme occidentale. La Russie pouvait passer au socialisme si suivi par des pays modernisés de l’Europe, ce qu’a attendu Lénine en vain, quand Lénine déclenche l’insurrection il a raison mais la possibilité de passer au socialisme dépend de l’Europe, d’ailleurs il se chargera de développer le Capitalisme toujours dans le but du socialisme en espérant la révolution en Allemagne.

            " K. Marx n’a pas eu un seul et même discours au cours de sa vie, sa vision des choses a pu changer. Est-ce qu’il faudrait pour autant identifier deux Marx ? Non… Tout est lié, depuis sa thèse de doctorat sur Démocrite et Épicure jusqu’à la fin. Marx et le marxisme, ce sont deux choses différentes. Lisez Lénine philosophe de Pannekoek par exemple, un tout petit opuscule, qui traite de ce sujet…"

            Justement, c’est ça le marxisme, ce n’est pas une bible, un texte religieux figé dans le marbre qui donne des réponses toutes faites, mais une lecture philosophique qui prend en compte le développement et l’évolution du monde, après tout sa pensée est dialectique non mécanique et figée. C’est comme le Manifeste et les recommandations pour les pays développés, ça correspond à une époque où le capitalisme n’avait pas fini son développement, on est loin de la phase intensive finale avec entre 5 et 10% de la population active dans l’agriculture(c’est ça un capitalisme entièrement développé ) ou la bourgeoisie n’avait pas accomplit toutes les taches politiques et économiques de modernisation et où le mouvement ouvrier européen si ils prenaient le pouvoir pourrait s’en charger. Par exemple "Centralisation du crédit entre les mains de l’Etat, au moyen d’une banque nationale, dont le capital appartiendra à l’Etat et qui jouira d’un monopole exclusif." la plupart des pays l’ont déjà accomplit depuis longtemps, la France à la sortie de la 2WW(bien que maintenant ce n’est plus le cas avec l’UE) et surtout les USA avec la FED dès 1913.

            Ben Marx est communiste dans le sens que c’est bien pour lui le mode de production qu suivra le capitalisme(enfin y’a le socialisme avant) et c’est ce qu’il souhaite, politiquement il est communiste, sa doctrine n’a pas pour BUT de finaliser le capitalisme ou de simplement l’analyser, le critiquer et c’est tout(bien que le "marxisme" a pu devenir un instrument de la bourgeoisie). Le Capital(tous les livres) est tout aussi bien une analyse du Capitalisme que sa nécrose. Sinon j’ai lu pannekoek, grand marxiste mais sur certains points, comme bordiga ou même Georgy Luckacs il commet des erreurs, il a peu sous estimé le rôle du Parti et de Lénine avec sa vision des conseils ouvriers à l’inverse de Bordiga qui lui est trop dans la toute puissance du Parti.

            Pour les capitalismes d’Etat je suis d’accord avec vous, j’ai pas débattu ici ou sur l’autre avox pour montrer justement en quoi les pays de l’URSS, la chine tout ça étaient capitalistes avec pour point de philosophie (en tout cas en URSS, la chine on y retrouve le néo kantisme par exemple, c’est plus fourre tout) le "marxisme" vulgaire.


          • vote
            Gustave Lefrançais Le monde 11 décembre 2017 22:27

            @Mahler


            Merci pour ces compléments d’informations, vraiment appréciables. Je m’entête cependant à penser que Marx, malgré le fait d’avoir identifié des modes de production distincts (asiatique notamment) comprenait toujours ces stades comme étant compris dans le cycle des modes de production (antique, féodal, capitaliste, communiste…), donc devant obligatoirement passer par le mode de production capitaliste, car étant le plus avancé. Le cas de la Russie étant certes un peu à part, mais c’est justement — c’est moi qui interprète là — parce qu’il s’est écarté du modèle qu’il avait mis sur pied, en fondant ses espoirs sur une possible exception, qu’il s’est quelque peu fourvoyé. C’est un danger dont il était le premier à être conscient, à savoir s’emballer devant certains événements marquants de son époque et appeler à la révolution, alors même qu’il avait clairement conçu en amont l’impossibilité de son avènement à ce stade de l’histoire — ça ne lui est pas arrivé qu’une seule fois, cela dit c’est un homme avant tout....  En bref, je développe ce que vous décrivez être le « premier » Marx, et je doute qu’il ait renoncé à ce paradigme à un âge avancé de sa vie, même si la théorie plurilinéaire de l’histoire, telle que vous la décrivez, a pu sensiblement changer sa vision, disons en marge de cette prémisse. Cela dit, j’ai bien entendu votre propos, et je peux maintenant concevoir cette possibilité aussi.  

            *

            Pour en revenir aux dénominations, qui sont à la fois triviales mais qui ont aussi leur importance… que la nébuleuse « marxophile » soit plurielle et à l’image de l’esprit, en perpétuelle évolution, je le conçois volontiers, mais tout mettre derrière le terme de marxisme, cela donne beaucoup d’ambigüité quant aux réalités que l’on met derrière, même si les frontières ne peuvent pas être tout à fait hermétiques non plus. Les termes de communiste, marxien, marxiste, léniniste, stalinien, maoïste etc… décrivent différentes choses, et employé judicieusement, cela apporte de la clarté aux idées — et aux réalités derrière — que l’on souhaite évoquer. C’est pareil, je pense qu’on ne peux se réclamer d’un point de vue politique être communiste, car le communiste est par essence anti-politique. Je chipote, certes smiley

            *

            Je ne vais pas régir sur tout, vous avez soulevé beaucoup de points intéressants. À la fin sur le fait que vous dites que l’on retrouve du néo kantisme en Chine, ça m’intéresse particulièrement, étant quelque peu versé dans cette aire géographique du globe, et n’ayant pas encore eu l’occasion de faire ce genre de rapprochement, si vous pouvez en toucher deux ou trois mots ça m’intrigue ! Enfin, je dois avouer que les écrits de/et ou en rapport à Marx et surtout au mouvement dont il se fait le porte-voix étant un véritable océan, je suis encore à mille lieux de l’avoir parcouru... 


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            Mahler 12 décembre 2017 20:10

            @Le monde

            Bonsoir, La russie correspond bien au modèle que Marx avait imaginé pour elle(relire la préface du manifeste de 1882), je vais la mettre "Le Manifeste communiste avait pour tâche de proclamer la disparition inévitable et prochaine de la propriété bourgeoise. Mais en Russie, à côté de la spéculation capitaliste qui se développe fiévreusement et de la propriété foncière bourgeoise en voie de formation, plus de la moitié du sol est la propriété commune des paysans. Il s’agit, dès lors, de savoir si la communauté paysanne russe, cette forme déjà décomposée de l’antique propriété commune du sol, passera directement à la forme communiste supérieure de la propriété foncière, ou bien si elle doit suivre d’abord le même processus de dissolution qu’elle a subi au cours du développement historique de l’Occident. La seule réponse qu’on puisse faire aujourd’hui à cette question est la suivante : si la révolution russe donne le signal d’une révolution prolétarienne en Occident, et que toutes deux se complètent, la propriété commune actuelle de la Russie pourra servir de point de départ à une évolution communiste.". C’est exactement ce qui s’est passé la révolution russe a donné le signale de la révolution prolétarienne en occident, sauf qu’elle a échoué avec tous les problèmes que ça a cause. On restait dans la logique marxiste de révolution anti féodale comme en 1848 sauf qu’ici(vu l’avancement du monde et des idées, occident avec un capitalisme bien plus développé, le marxisme a pénétré la russie) le prolétariat doit garder le pouvoir(déjà marx le préconisait à l’époque) et assumer les taches de la bourgeoisie(comme la bourgeoisie russe veut continuer la guerre en 1917 elle est hors course, sachant qu’elle avait raté le coche en 1905 ce qui fait que Lénine s’en méfie). Après les bolcheviques avaient une conception ricardienne du capitalisme, connaissant par cœur le livre I du Capital ils ont voulu l’appliquer comme science de leur nouvelle société avec des yeux de fonctionnaires, sauf que le Livre III vient contredire cette vision ricardienne du capitalisme, cela a ouvert le culte de l’acier pour les staliniens.

            Les termes léniniste etc n’étaient même pas employé par Lénine, ce sont les staliniens dans leur dévotion du marxisme qui l’ont employé, certains marxistes soutenant Lénine comme Bordiga(tout en ayant des critiques) parlait toujours de marxisme.

            Pour le néo Kantisme, ça en est une forme vulgaire, dans l’idéologie maoiste on retrouve  une philosophie une fusion des thématiques idéologiques venus des problèmes de la révolution démocratique bourgeoise classique, donc la philosophie de la nature humaine(anthropologie) avec son corollaire du principe démocratique ; l’idéalisme gnosologique qui est théorie de la connaissance bassement empiriste qui filtre même avec le kantisme grossier par moment en y mêlant un empirisme dépouillé de pensée et le rationalisme positiviste prétentieux. Mao pense que si on connait toutes les qualités d’une chose, alors on connait la chose en elle-même ; et une fois que nos sens ont capté que la chose a une existence en dehors de nous on a enfin comprit le dernier reste de la chose en soi, c’est le fameux "Ding an sich" (chose en soi)de Kant. "Le matérialisme dialectique" chez Mao est une synthèse entre l’empirisme et le rationalisme donc la philosophie du 18ème siècle, cette synthèse avec son éclectisme n’est finalement qu’une version contemporaine et totalement appauvrie du criticisme Kantien. Y’aurait d’autres truc à dire sur le kantisme maoiste mais ça prendrait plus de temps, là j’ai fait un résumé dans les très très grandes lignes.


          • 3 votes
            BA 10 décembre 2017 12:53

            Quelques minutes de lucidité : un entretien avec l’actrice Anémone.


            De son vrai nom Anne Bourguignon, l’actrice Anémone dit des choses très importantes dans un article du journal Le Monde publié le 1er décembre 2017.


            Ecologiste de la première heure – elle a voté René Dumont en1974 –, soutien d’Attac dès sa création, l’actrice a été très tôt sensibilisée aux désordres de l’environnement grâce à ses lectures (Printemps silencieux, de Rachel Carson, Plon, 1963), et à son frère, l’agronome Claude Bourguignon.


            « Il faisait de l’ornithologie. Voyant disparaître leur sujet d’étude à vive allure, les ornithologues ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme. J’ai grandi avec ça. »


            Elle garde un souvenir « génial » du forum des altermondialistes à Porto Alegre au Brésil et se scandalise du regard méprisant porté pendant longtemps sur les écologistes. « On nous traitait de fous, de Cassandre, peste-t-elle. Alors que c’est frappé au coin du bon sens : on ne peut pas rêver d’une croissance infinie de la population et de la consommation individuelle sur une planète qui n’est pas en expansion. »


            Aujourd’hui, elle envoie tout balader, ne veut même plus se révolter parce que « c’est trop tard, toutes les études convergent. Il y a cinquante ans, on aurait pu faire autrement. Maintenant, démerdez-vous. Ça va finir avec de grands bûchers. On n’arrivera plus à enterrer les gens tellement ils mourront vite. »


            Et Anémone d’enfoncer le clou de la désespérance : « C’est une loi de la biologie : toute espèce proliférante arrivée au stade de la pullulation (ce qui est le cas de l’espèce humaine) connaît un crash démographique à la hauteur du boom qui a précédé. Je ne vois pas pourquoi on ferait exception. »


            L’article est ici :


            http://www.regards.fr/IMG/pdf/anemone.pdf




            Pour les abonnés du journal Le Monde :


            http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/12/02/un-apero-avec-anemone-je-veux-renouer-avec-la-vie-de-legume-que-j-affectionne_5223535_4497916.html



            • vote
              jimontheair jimontheair 10 décembre 2017 15:22

              Bon, vu. je conseille. Intéressant. 


              Mais c’est vraiment étonnant ce truc que fait si souvent Michéa : alors que la structure conceptuelle est passionnante et je trouve très souvent éclairante, dès qu’il la ramène au concret politique il se ramasse grave. 

              Ainsi une fois de plus il pose Podemos et même Mélenchon comme des gens ayant compris et appliquant cette idée du ni gauche ni droite du bas. 
              Alors qu’il me semble bien au contraire que ceux là comme d’autres sont d’une part très positionnés à gauche par tout un ensemble de symboles slogans et postures (gauche que par ailleurs Michéa démonte parfaitement en lui opposant 1.le socialisme primitif 2.la dimension sociétale et morale d’essence libérale au mauvais sens du terme libéral) - je rajoute qu’ils sont des tentatives assez hors peuple de récupérer un mécontentement populaire, Podemos étant non pas une émanation des Indignados espagnols mais une récupération de ce mouvement ayant été effectivement ni gauche ni droite par le bas ceci par des forces de gauche qui ont pu le faire car structurées par leur histoire en groupes agissants - 

              d’autre part ne sont pas si que ça par "le bas" et ont même une sorte de mépris pour une large partie du bas (méprisant notamment cette fameuse common decency au nom de conceptions idéologiques supposées supérieures car si bien "pensées", common decency que Michéa a remis à l’ordre du jour). 

              Je m’interroge sur ces erreurs de jugement de Michéa quand il rentre dans le concret et le réel politique ?
              Peut être l’expression d’un immense désir de voir arriver quelque chose de concret qui lui brouille la vue et le jugement à ces moments de jugements du concret politique où il voit alors des choses qui n’existent tout simplement pas. 



              • vote
                demissionaire bonalors 10 décembre 2017 15:48

                pour la pratique c’est la dernière priorité de cette humanité , même les plus pauvres sont pour le communisme pour les autres et le capitalisme pour eux, le mal est beaucoup plus grave, il ne s’agit pas de morale, de bien ou mal, mais d’une vision transcendantale de ce que pourrait devenir cette humanité pour en être vraiment une, autrement dit cela n’arrivera jamais


                • vote
                  jeanpiètre jeanpiètre 10 décembre 2017 19:33

                  @bonalors
                  Le capitalisme est une supercherie bien plus ancienne que Abraham et Jésus Christ, quand on voit la difficulté qu on bon nombre à se détacher de fables incohérentes et mortifères qu engendrent les seconds , on peut être pessimiste pour l avènement d une peri0de qui remet en question le principal pêché premier


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                  jef88 10 décembre 2017 18:04

                  Les anticapitalistes font une grossière erreur !
                  - Il mettent dans le même sac le petit patron qui bosse et vit, par un salaire, de l’activité de sa boite et l’actionnaire qui spécule et cherche seulement une augmentation de la valeur de l’action et des dividendes ..... les médias donnent le cours des actions et sont muets quand aux dividendes !

                  D’autre part : « Le système capitaliste repose, par définition, sur la production sans cesse croissante de marchandises prioritairement destinées à être vendues sur un marché où la concurrence devrait théoriquement être libre et non faussée"
                  NON ! Le système capitaliste repose, par définition,sur une augmentation des bénéfices ! Ne confondez pas les causes et les effets .......


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                    jeanpiètre jeanpiètre 10 décembre 2017 19:19

                    @jef88
                    Le petit patron est comme l autoentrepreneur , une sorte de sous traitant devant posséder ses moyens de travailler, il est un prolétaire qui s ignore et est très utile car il se range du cote idéologique de ses clients finaux ,les capitalistes tout en participant à l externalisation des coûts, comme les delocalisations


                  • vote
                    Heimskringla Heimskringla 10 décembre 2017 22:37

                    C’est le capitalisme qui a permis qu’on vive plus longtemps et dans de meilleures conditions non ? 




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                      wendigo wendigo 11 décembre 2017 05:43

                      @Heimskringla

                       Selon quels critères et sources de données ?
                      Vit on vraiment plus longtemps ? pour l’instant nous ne pouvons le savoir que grace à des personnes qui on eu la chance de bouffer sainement plus de la moitié de leur vie, avec une médecine qui faisait des progrès ... mais qu’en sera t’il pour les générations nées depuis les années soixante dix, qui elles n’ont bouffées que de la merde et connue qu’une médecine lucrative ?
                      Est ce que les machins de 150 kg, enrichis au cholesterol et boostés au diabète viendront enrichir vos résultats ou bien les ridiculiser ? On parle de 30% de la population mondiale minimum est chiffre en croissance. Vous leur donné qu’elle espérance de vie à tout ces cachalots que le capitalisme nous fabrique depuis prêt de 40 ans ?
                      Selon vous qu’elles sont les conditions de vie, d’une nymphette de 150kg, qui a besoin d’une glace pour se torcher le cul et d’un drone pour se regarder le nombril ?
                      Le seul film de Science fiction que je trouve réaliste et très sérieux , c’est "Wall-E" l’aventure de ce petit robot qui a la tête faite avec des jumelles de marine allemande et le cul d’un camion poubelle. Ca c’est du film d’anticipation (avec idiocraty). Bon, je ne sais pas non plus ce qu’est pour vous une "meilleur qualité de vie", si cela correspond à être un veau marin de 400 tonnes empaffé dans un canapé (parce son cul ne s’encastre plus entre les bras du fauteuille) à bouffer du hanouna et des saloperies devant sa télé, alors vous êtes dans le vrai ; mais si c’est avoir une bonne santé et une charge pondérale adaptée à sa taille ....
                       Ce que vous nous dites est basé sur des données de temps passés, antérieur aux ravages du capitalisme, que, eux, vous allez payer à partir de maintenant.


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                      wendigo wendigo 11 décembre 2017 05:46

                      @wendigo

                       Je me suis planté, le lien pour Wall-E le voici :
                      https://www.youtube.com/watch?v=s-kdRdzxdZQ


                    • vote
                      Heimskringla Heimskringla 11 décembre 2017 11:17

                      @wendigo

                      "Ce que vous nous dites est basé sur des données de temps passés, antérieur aux ravages du capitalisme"

                      Il a commencé quand notre capitalisme ? J’ai l’impression que la capitalisme a plusieurs natures et que ce qu’il est devenu est critiquable mais une vie sans capitalisme ne serait ce que pour la recherche, la médecine et j’en passe, j’avoue que pour ma part ça relève quasi d’une projection d’un monde fantastique qui n’arrivera jamais et qui est, impossible. 

                      Donc, de quel capitalisme parle-t-on ?


                    • vote
                      Heimskringla Heimskringla 11 décembre 2017 11:25

                      @Heimskringla

                      Concernant le lien et ce que vous dites, si des gens sont capables de s’engrosser comme des porcs en mangeant de la merde et en regardant de la merde, ce n’est pas mon problème.

                      Ils ont le pouvoir de perdre du poids mais la graisse et le fauteuil sont confortables...

                      Ils sont majoritairement le résultat d’une espèce dans une époque donnée. Toutes les époques créent leurs spécimens et peu sont réellement des individus conscients de la trame dans laquelle ils vivent. 

                      Au final ils s’égorgent eux mêmes et non quelqu’un d’autre, c’est le moins pire qui puisse arriver. 


                    • vote
                      Djam Djam 11 décembre 2017 12:47

                      @Heimskringla
                      En aucun cas !

                      Rectifions quelques distorsions sur ces "vérités" souvent assénées comme supposées incontournables :

                      1/ on ne vit pas plus longtemps, mais les vieux sont plus nombreux puisqu’ils existent au prorata de la démographie, elle-même galopante.

                      2/ ce n’est pas le capitalisme qui permet de vivre "mieux" (?) mais l’enseignement de l’hygiène devenu à la fois une bonne et une mauvaise chose. En effet, plus on aseptise et plus on fragilise.

                      3/ on ne vit pas dans de meilleures conditions, sauf... si pour vous les "meilleures conditions" se limitent effectivement au confort quotidien : au chaud ou au frais selon les saisons, à l’abri des intempéries, soigné pour le moindre bouton, etc... Est-ce à dire que l’homo post modernus vive mieux ? A coup sûr non ! Cet engeance là est : peureux, chouineur, psychologiquement fragile, vindicatif pour son petit égo mais jamais (ou presque) pour le commun, insupportable d’arrogance et on en passe.

                      Le capitalisme n’est rien d’autre qu’une idéologie, montée de toutes pièces, diaboliquement efficace puisqu’il ne s’appuie que sur la jouissance pléthorique individuelle. C’est d’ailleurs devenu une religion car comme toute religion, la plupart des croyants-pratiquants (nous, quoi...) est incapable de penser autrement tant l’homo festivus jouisseur perpétuel de lui-même craint qu’on lui pique sa bagnole, son plat de lentille et ses jeux de bac à sable.

                      Le véritable progrès n’est pas le capitalisme mais tout simplement la Connaissance. A ne pas confondre, bien sûr, avec le "savoir" au sens où on le propose aux masses trouillardes. L’internet est un abîme de "je suis au courant de..." mais rarement de "j’étudie en profondeur et dans la durée".

                      Pas de bol... les masses "veulent tout savoir" mais rien connaître... elles en crèvent.


                    • vote
                      jeanpiètre jeanpiètre 11 décembre 2017 22:30

                      @Heimskringla
                      On dit souvent que ceux qui vivent vieux et en bonne santé se trouvent sur les iles de crête, du japon et dans le Caucase, terre assez épargnées par le capitalisme moderne du temps de leur jeunesse en tout cas


                    • vote
                      Heimskringla Heimskringla 12 décembre 2017 22:54

                      @jeanpiètre

                      Peut mais il n’empêche que ce matin j’ai fait une double colo gastro avec des réussites du capitalisme. Si tu vois qu’on aille voir dans ton fion à vif, c’est ton problème. 


                    • vote
                      Heimskringla Heimskringla 12 décembre 2017 22:54

                      @Heimskringla

                      Si tu veux


                    • vote
                      Heimskringla Heimskringla 12 décembre 2017 23:06

                      @Heimskringla

                      Sans capitalisme surement pas de Mozart.

                      La folie des grandeurs comme disait ma grand mère est peut être chez les utlra capitalistes mais elle est aussi chez les anti capitalistes.

                      Le capitalisme c’est comme la politique, ça marche bien dans un cadre déterminé bref on est loin d’un capitalisme Attalien et de ce monde kérosène qui finit toujours pas enculer les mêmes


                    • vote
                      Heimskringla Heimskringla 12 décembre 2017 23:20

                      @Heimskringla

                      L’effondrement du marxisme et le triomphe apparent du libéralisme ont engendré, depuis 1980, la disparition d’un capitalisme national : c’est ce qu’affirme Michel SABLON-MALASSERT, professeur à l’Université de Poitiers. Ce brillant économiste affirme, à juste titre, que les capitalismes français, américain et allemand ont laissé la place au capitalisme apatride, c’est-à-dire à la mondialisation.


                    • vote
                      Mahler 12 décembre 2017 23:24

                      @Heimskringla

                      Quel rapport entre Capitalisme et Mozart ? Le Capitalisme était à peine naissant à l’époque. De plus oui la société bourgeoise après la révolution française a joué un rôle prépondérant et révolutionnaire(c’est à la veille de la première guerre mondiale que la société bourgeoise dans son ensemble entre dans sa phase contre révolutionnaire) dans le domaine des arts et autres. Mais c’était une société capitaliste loin d’être dans sa phase intensive, c’est à dire en phase finale, autrement dit lorsqu’elle a fini de faire sa révolution agraire (environ 5% de la population active travaillent dans l’agriculture) car le capitalisme c’est avant tout la révolution agraire. Ce qui arrivera dans la plupart des pays occidentaux durant les trente glorieuses, ça correspond à l’ère de la consommation de masse et de la marchandisation de tous les secteurs d’activité où l’art devient un vulgaire objet de consommation, c’est le contraire le Capitalisme tue l’art, valorise le fétichisme de la valeur d’échange et entraîne une régression de l’écoute. Jamais à notre époque ne pourra voir fleurir et triompher un Richard Wagner par exemple. Même les musiques de l’industrie culturelle subissent avec une marchandisation de plus en plus croissante une destruction du minimum de créativité qu’il pouvait y avoir dans ce genre de musique qui en était issue.


                    • vote
                      Heimskringla Heimskringla 13 décembre 2017 00:18

                      @Mahler

                      "Quel rapport entre Capitalisme et Mozart ?"

                      Dans le sens ou ce n’est pas Mozart qui a créé le Piano ou le Violon mais que c’est le capitalisme qui lui a permis d’en avoir un ? 

                      Que c’est le capitalisme qui lui a permis d’exporter son talent pour le plus grand plaisir de nos oreilles ?


                    • vote
                      Mahler 13 décembre 2017 00:45

                      @Heimskringla
                      Voir mon commentaire plus bas(j’avais juré avoir sélectionner "Répondre")


                    • vote
                      Mahler 13 décembre 2017 00:43

                      Et Bach c’est le Capitalisme qui lui a permit d’avoir ses instruments ? Je n’ai jamais nié l’aspect progressiste du capitalisme(c’est un mode de production supérieur qui a succéder à un ancien et permet de libérer les forces productives) mais c’est ultra réducteur d’en faire l’alpha et l’oméga d’autant qu’il est devenu réactionnaire(que je déteste employé ce mot tellement il est utilisé à tort et à travers par les gauchistes) et à "marchandiser" de plus en plus l’ensembles des activités humaines en le réduisant plus qu’à ça. Le progrès technique joue également un rôle important. Depuis la révolution néolithique à la révolution industrielle il n’y avait (quasi)pas le capitalisme(oui parce que en hollande au XVII siècle on peut commencer à y voir la naissance du Capitalisme, mais vraiment en stade embryonnaire ) et pourtant le progrès technique était là, on a vu l’imprimerie naître, l’humanité n’a cessé d’inventer des objets qui lui ont facilité la vie, permit de mieux maîtriser la nature, lui en permis de mieux vivre etc et le capitalisme n’existait pas. Mozart c’est plus l’aristocratie qui lui a permis d’exporter son talent. De nos jours le Capitalisme a tendance à promouvoir la médiocrité plutôt que les génies comme Mozart, on est à l’ère des Jul plus du romantisme(période de la société bourgeoise qui a vu de grands talents dans le domaine musical notamment).


                      • vote
                        Heimskringla Heimskringla 13 décembre 2017 00:57

                        @Mahler

                        Même si je ne suis pas un anti capitaliste radical, j’ai bien conscience des soucis qu’il a engrangés.

                        Un avis sur le capitalisme national ? ça m’intéresse.



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