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Mervis Nocteau

Mervis Nocteau

Meruidos Nuctuallos
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  • Premier article le 22/08/2019
  • Modérateur depuis le 06/01/2020
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Derniers commentaires




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    Mervis Nocteau Mervis Nocteau 10 avril 18:18

    Je ne sais pas si on met fin à la philosophie, mais je sais qu’on ne met pas fin à la morale, et avec elle à la praxéologie ou philosophie morale. Choisir avec Épictète entre une vie brève mais intense, ou une vie longue mais plate - en somme le choix d’Achille face à l’oracle - est un choix moral, dépendant d’un complexe de valeurs, d’un complexe de mœurs. Que ce complexe soit partiellement déterminé par la sociotechnique, c’est assez clair : une cité-état grecque a infiniment plus besoin de se défendre sans craindre la mort.

    Mais vouloir une vie longue est aussi bien de morale hédoniste, et la valorisation matérialiste (dialectique ou non) d’une vie longue, est alors aiguillonnée par un tel hédonisme, surtout face au dolorisme des membres brisés. Épictète ne valorisait-il pas plutôt, au fond, une forme de courage, jusqu’à la fanfaronnade ? Sénèque se suicidera selon le même précepte stoïcien. Finalement, c’est peut-être une affaire de face (Erving Goffman) : même les chats n’aiment pas la perdre, quand on les observe se recher, en riant. L’estime de soi, la face, c’est matérialiste ou idéaliste ? La réputation, le sens de l’honneur, c’est matérialiste ou idéaliste ? Pour moi la réponse n’est pas évidente, et pourrait autant se rabattre sur un instinct éthologique du soi, de l’ordre d’un inné évolutionnairement acquis pour répondre à des besoins de survie spéciaux ...

    A la fin, il me semble aussi bien, que Marx, Engels ou Lénine "donnaient de la gueule" (et l’image illustrant cette vidéo initialement est édifiante) avec une telle formule que "la philosophie n’a fait qu’interpréter le monde, il s’agit maintenant de le transformer". Ils étalaient une grosse face bien épaisse, au plan académique. Leurs successeurs moins finauds, en firent des statues (ou de telles images illustratives), tout comme avec le Che. Tous les animaux humains comprennent cela. Ce sont des affaires de mœurs, de morale, de philosophie morale, et certes avec la "praxis" de praxéologie, on se fera "une belle gueule" qui siéra à un marxiste. Vous comprenez ?

    Maintenant, quand il parle de tous les actes qui amènent tout un chacun à en (re)produire, comment expliquer la singularité et l’émergence plus ou moins originale ? On en reviendrait au clinamen de Lucrèce ? Et cette conception marxiste ne nous renvoie-t-elle pas au traditionalisme, finalement ? Tout ce qui est tra-dition, trans-duction, inter-générationnelle et pas qu’inter-générationnelle. Il est clair qu’il faut une communauté pour cela, donc un moindre individualisme, mais pas forcément un communisme maximal non plus. C’est un peu de corporatisme médiéval sur le principe, au réaliste. A se souvenir de nos bons moments avec de bons grands-parents, aussi, ou avec des parents activement transmetteurs, démonstrateurs et coopérateurs. Le modèle archaïque, c’est la famille, le clan, la tribu.

    Pire enfin : à ne parler que de ces "actes", on essentialise un incorporel. Or, "incorporel", la notion est des stoïciens. On n’est plus si sûr d’être sur du matérialisme, comme je le disais déjà de la face. On me dira qu’il n’a pas encore parlé du matérialisme dialectique, mais alors si c’est cela, la nuance apportée par la dialectique, on comprend que dire "matérialisme dialectique" est encore-toujours bel et bien ... une face philosophique. Enfin on l’attend dans la suite, il nous en dira tant.

    Merci pour le bon soin expositif.



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    Mervis Nocteau Mervis Nocteau 5 février 16:15

    Se soulever avec qui ? Pour quoi ? Comment ? ... Ces points ne sont jamais abordés dans ce genre de vidéos. Tout simplement parce que le sentiment du néant part du vague et s’affronte à l’évitement.



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    Mervis Nocteau Mervis Nocteau 31 janvier 23:50

    Après c’est très curieux : le gauchisme old Scholl d’Onfray, et qui est pris par les imbéciles pour un "revirement" on ne sait jamais pourquoi, est aussi tout à fait complotiste. Le discours selon lequel les mass média capitalistes rendent stupides est vieux comme Canal+ au moins... mais tout le monde se jette pourtant dans diverses mouises qui rendent stupides. Au reste, il y a différentes formes d’intelligence, et le projet de rendre stupide un homme voire un peuple, s’il est bien possible et orwellien, demeure science-fictionnel. Il y a une intelligence instinctive et un instinct de l’intelligence. L’espèce humaine est ingénieuse, même si elle surprend dans la démarche, et jamais elle ne redeviendra une primate.

    Tout ceci ne justifie évidemment pas la cancel pseudo-culture, mais dit juste que les gauchistes ont toujours adoré se faire des frayeurs, ici face au capitalisme. Les adeptes de la cancel pseudo-culture se font peur face aux cultures littéraires, en quoi ce sont bien des gauchistes next gen.

    Ils peuvent certes aller se faire emmancher par un Jack Lang dans leur fleur, m’est d’avis ténébreux d’humour cynique.



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    Mervis Nocteau Mervis Nocteau 31 janvier 22:56

    Les archives démontrent qu’Onfray n’a pas changé (vers 25:00) dans la vidéo même, qu’on pouvait trop vite commenter comme ça.

    Onfray est moins un intellectuel qu’un passeur. Parfois mauvais passeur, mais parfois très bon passeur aussi. Je ne pense pas que les commentateurs ici soient plus originaux que lui, loin de là.



  • 1 vote
    Mervis Nocteau Mervis Nocteau 6 janvier 21:41

    L’interviewé parle très bien de Nietzsche, quoiqu’il ait un côté intimement catholique (assumé) dans sa démarche. Il a donc tendance à prôner une forme de sainteté de l’aristocratisme nietzschéen, absent de chez Nietzsche.

    Nietzsche est régulièrement une référence dans le néopaganisme. Il est, effectivement, un genre intellectuel de néopaïen, dans sa révérence pour Dionysos et sa façon d’en tirer des conséquences existentielles, pratiques et vécues.

    Mais, certes, il divisera politiquement. Il y a des anarchistes de gauche qui s’en réclament (alors que Nietzsche était anti-égalitariste) autant que des fascistes de gauche (alors que Nietzsche conspuait l’étatisme) ; il y a des anarchistes de droite qui s’en réclament (alors que Nietzsche valorisait des formes hiérarchiques) autant que des fascistes de droite (alors que Nietzsche conspuait le militarisme). Les universitaires trouvent en Nietzsche un homme intellectuellement scrupuleux et brillant dans son genre (alors qu’il s’en prend aux purs érudits), les enthousiastes trouvent en Nietzsche un mystique et un passionné dans son genre (alors qu’il valorise une discipline et une clarté d’esprit).

    On peut dire que Nietzsche était contre le progressisme, à condition de résumer le progressisme à la volonté de confort et de moindre mal. Nietzsche était orienté vers l’avenir. Un avenir d’airain, héritier.

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