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    poetiste 18 novembre 2009 23:25

    Le bon apôtre.

    fiatlux, tu es devant Paradisial comme tu serais devant Ramadan : Tous deux pensent pouvoir avancer avec des idées fixes : Lis plutôt çà :

    Connaissez-vous l’homme qui a toujours raison et plus vite que son ombre ? Il se nomme Tariq Ramadan. Il dispose d’une artillerie d’arguments prêts à l’emploi qu’il assène à tout moment, voulant donner l’illusion d’avoir démontré quelque chose. Le prédicateur musulman a des arguments expansionnistes bien à lui. Il était entouré de femmes voilées dans l’émission de Frédéric Tadéi. On le dit « islamologue ». L’homme est bardé de titres, sévit en Europe et jusqu’au Japon. Il est évidemment juge et partie dans ses assertions mais ne daigne pas être remis en question. Il a inventé le rôle de « taupe culturelle », exaltant sa propre culture, sa propre croyance tous azimuts. C’est le nouveau prophète. Il voudrait se fondre en un mimétisme occidental comme le caméléon histoire de ne pas inquiéter et, dans le même temps, ne pas gêner ses coreligionnaires, alors il ne condamne pas franchement la lapidation de la femme adultère mais demande un « moratoire » dont il sait qu’il ne se produira jamais. On peut lui rappeler ce qui est de la culture chrétienne : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Dans le genre représentant placier de la religion, les témoins de Jéhovah sont des amateurs à côté de lui. On peut lui reconnaître un charisme éclairé question prosélytisme. Il oublie que la foi sincère n’a pas besoin de convaincre mais la croyance. La foi est personnelle et la croyance est ce qui conforte dans le groupe ; elle tient de l’instinct grégaire. La laïcité renvoie l’homme de foi à ce sens personnel de la foi afin d’éviter à la religion la tentation toujours tribale de s’infiltrer dans la politique. La politique étant le domaine de tous, croyants ou incroyants. La place de Tariq Ramadan n’est pas sur un plateau de télévision mais uniquement dans les mosquées. Ailleurs, il ne peut être que prosélyte. Sa volonté de convaincre n’est motivée que par son appartenance à l’Islam, certainement pas par une raison pure. Notre culture a fait amende honorable de l’expansionnisme religieux tribal en promulguant la laïcité, il serait temps que la culture basée sur l’Islam en fasse autant et pas seulement en Turquie où d’ailleurs, certains voudraient la remettre en question. La joute oratoire entre Caroline Fourest et Tariq Ramadan n’a désarçonné ni l’un ni l’autre et la confrontation était doublement nulle et ennuyeuse. Inviter l’homme qui a raison plus vite que son ombre, c’est dévoiler la fin du film et ôter toute surprise. Tariq Ramadan n’a sans doute pas encore compris que la certitude est antinomique à la foi, que la certitude est de sa propre volonté mais certainement pas de l’humilité d’un homme de foi. La raison univoque est une arme de guerre. Il faut se méfier de ceux qui voudraient imposer leur conception de la vérité et en faire une valeur universelle. Il y a dans toute croyance une référence au nombre, une propension à suivre la foule. La foule est aveugle, dangereuse, elle crie au blasphème : voir les menaces écrites sur les calicots des islamistes qui manifestent dans les rues de Londres : « Behead those who insult Islam ! ». « Europe you will pay your demolition is on it’s way ». Tariq Ramadan n’en est pas là, lui, il arrive en catimini, il est assez malin pour ne pas provoquer à ce point, mais il est plus efficace, plus à craindre que ces islamistes qui vocifèrent à Londres. Quand on voit ce que la certitude d’une croyance provoque d’arguments et ce qu’elle provoque de haine, on est obligé de considérer la violence inhérente à l’homme qui trouve un alibi dans l’appartenance à une religion plus tribale qu’universelle. « Islam, la réforme radicale, éthique et liberté » est le titre d’un de ses livres. Eh bien, Monsieur Ramadan, je n’en veux pas de votre liberté, entachée de l’erreur aussi profonde qu’il y a entre un prosélytisme expansionniste et la foi. L’homme qui a raison plus vite que son ombre n’a pas fait l’introspection qui lui permettrait de se libérer de ses certitudes inconditionnelles. Que sa croisade des mots s’arrête aux mots, c’est tout ce que je lui souhaite. Comme on dit dans la conversation courante : « je ne vous sens pas Monsieur Ramadan ». Et mon intuition ne me trompe pas ; elle est au-delà des mots. A.C

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