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Joe Chip

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    Joe Chip Joe Chip 13 mars 2014 12:16

    Pas très convaincante, cette analyse.

    Le problème, c’est que la France n’est pas un "petit" mais un ancien gros (voire très gros) qui se vit encore comme tel. Diplomatiquement, militairement, psychologiquement... Il existe en outre une contradiction flagrante entre l’universalisme français, qui façonne encore les consciences et la perception de nos élites, même négativement, et le changement d’échelle imposé par la décolonisation et la necessité de se concevoir désormais comme un "petit" sur la carte mondiale. De Gaulle ne se laissait pas aller au lyrisme quand il disait "La France ne peut pas être la France sans grandeur", il exprimait une certaine réalité historique et géopolitique.

    Aujourd’hui, c’est surtout le fait d’avoir une "envergure moyenne" - dont la France, avec son Etat-Nation centralisé, fournit le meilleur modèle - qui constitue un handicap dans la compétition mondiale. Le système économique actuel favorise d’une part les géants continentaux qui peuvent s’appuyer sur leur démographie ("la quantité qui devient une qualité") et leur rayonnement géopolitique, et d’autre part les petites nations économiquement performantes qui peuvent garantir un haut niveau de vie à leurs habitants (Suisse, Singapour).
    La France ne se vit pas sereinement comme une puissance moyenne mais reste plutôt écartelée entre ces deux visions contradictoires de son rôle géopolitique et historique. 
     
    L’Angleterre et l’Allemagne ont réussi leur changement d’échelle en spécialisant leur économie, devenant pour l’une le cœur financier de l’Europe et pour l’autre son moteur industriel. La France est restée sur un logiciel universaliste et concurrentiel (modèle alternatif de la "troisième voie") qui la condamne à occuper les premières places dans tous les domaines (industriel, agricole, culturel...) ou a avoir le sentiment de se renier. Certains économistes soulignent aujourd’hui le fait que l’Allemagne a bénéficié économiquement de sa destruction - provisoire - sur le plan géopolitique. Et comment ne pas voir à travers la crise ukrainienne que l’Allemagne nous éclipse désormais dans ce domaine ? (son objectif étant de nous priver à terme du siège de membre permanent du conseil de sécurité, pour le remplacer par un siège européen... donc allemand). 

    Aujourd’hui, je crois que la France aurait tout avantage à tourner le dos à cette "vocation universelle" qui entretient la mauvaise conscience nationale (décalage vécu de ne pas être à la hauteur de sa stature historique) ainsi qu’une une culture de la repentance devenue totalement délétère (politique migratoire de plus en plus déséquilibrée combinant fuite des cerveaux et afflux de centaines de milliers d’immigrés sous-qualifiés).

    Au contraire, elle devrait réinvestir le champ de la francophonie qu’elle a paradoxalement déserté, en brillant par son retrait ou son absence dans toutes les instances chargées de promouvoir la francophonie réelle.



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 8 mars 2014 04:14

    Tiens voilà un argument :

    http://www.youtube.com/watch?v=OPZbfwTU93A

    Alex Jones et un gars sous stéroïdes vendant une potion magique "super male vitality" qui booste le taux de testostérone et solutionne tous les problèmes de virilité causés par George Soros et le NWO.

    Allons, ce type est un désinformateur doublé d’un charlatan dans la plus pure tradition américaine qui exploite la crédulité de son public et la démagogie ambiante pour refourguer des potions et des fioles miraculeuses.



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 7 mars 2014 14:18

    D’ailleurs j’en veux pour preuve que l’association contre-nature entre UKIP et DLR n’a rien donné.



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 7 mars 2014 14:13

    Ouvrir le dialogue avec eux, c’est génial.


    Ouais. Sauf qu’il n’y a en réalité aucun dialogue possible entre un eurosceptique français et anglais. Du point de vue britannique, Asselineau représente le même courant étatiste soviétoïde que les fonctionnaires européens. Parler avec des soutiens de Farage, vous entendrez une apologie du capitalisme - y compris dans sa version "ultra-libérale" - associé à une défense des intérêts anglais traditionnels passant par un thatchérisme décomplexé. Farage lui-même est un ancien trader resté proche des milieux bancaires. Dans les meetings de UKIP, on fustige le socialisme à la française et les "Bolchéviques de l’UE", pas les multinationales et la loi du fric.

    A vrai dire je comprends pas trop ce qu’il va faire là-bas, c’est une conférence en français ou en anglais ?

     



  • 9 votes
    Joe Chip Joe Chip 5 mars 2014 21:22

    Cette histoire arrive surtout à point nommé pour casser définitivement le lien idéologique entre Sarko et Buisson, accusé à droite d’avoir planté l’élection présidentielle en entraînant Sarkozy sur "les terres du Front National".

    La politique française se centralise sur le modèle américain. Hollande a rompu définitivement avec la "gauche de la gauche" en suivant le patronat sur le pacte de compétitivité, Sarkozy pour obtenir son ticket de retour dans la politique doit rompre définitivement avec la droite de la droite qu’il a courtisé électoralement durant des années. Il faut aussi remettre ça dans le contexte de ses déclarations récentes en Allemagne : "Je suis un européen, je l’ai toujours été, je le serai encore blablabla" alors qu’il y a deux ans il se paluchait presque en parlant d’identité nationale (thématique "buissonnienne").

    Le but à mon avis est de montrer que Sarkozy a été "victime" d’un salaud d’idéologue d’extrême droite, en révélant des écoutes sans aucun autre intérêt sur le fond que la révélation de leur existence.

    Opération mains propres !

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