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Joe Chip

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    Joe Chip Joe Chip 11 février 2014 13:16

    Je rejoins Asselineau sur sa critique politique, en revanche, sur l’économie, c’est vraiment à côté de la plaque, voire n’importe quoi, tant sur l’appréciation de la dynamique des trente glorieuses - laquelle, effectivement, n’avait absolument rien à voir avec la monnaie - que sur le "remède miracle de la dévaluation" qui a été au contraire le responsable de l’empoisonnement durable de l’économie française depuis près d’un siècle et qui explique en partie son affaiblissement au lendemain de la première guerre mondiale (franc germinal dévalué de 80% en quelques années par le gouvernement Poincaré).

    Si on devait abandonner l’euro pour retrouver une monnaie faible et retomber dans l’enfer de l’instabilité monétaire, ce serait à terme une catastrophe. La valeur du franc germinal n’a pratiquement pas bougé tout au long du XIXème siècle. Un franc de 1900 valait 18 francs de 1999 (juste avant le passage à l’euro), et rappelons que la cause principale de cette dévaluation était - déjà - l’emprunt à l’étranger (principalement dette de guerre auprès des Anglo-Américains).
     
    On cite souvent de Gaulle, qui a dévalué deux fois (58 et 69), pour justifier d’un point de vue "souverainiste" les politiques de dévaluation en tant qu’expression d’un "bon sens économique", alors que de Gaulle, au contraire, ambitionnait de mettre fin à l’instabilité monétaire de la 4ème république et voulait restaurer un franc lourd face au mark, devenu la monnaie européenne de référence. La dévaluation de 58 devait être la dernière... avant que Pompidou en 69 ne relance la machine, après la démission de De Gaulle, entraînant immédiatement la réévaluation du mark dont l’Allemagne profite encore aujourd’hui. 

    Quand on regarde les classements économiques, il n’y a aucune ambiguïté. Les pays qui réussissent - Allemagne, Suisse, Chine, Angleterre... - ont une monnaie forte, les pays qui s’écroulent au contraire dévalent la pente monétaire... avoir pour projet de placer la France dans cette position et présenter la dévaluation comme la solution facile pour restaurer la compétitivité française en dit long sur l’irréalisme et le renoncement dans lesquels nous sommes tomber. Et c’est un leurre, quelles que soient par ailleurs les opinions politiques des uns et des autres. Comme le souligne avec justesse l’européiste, cet avantage compétitif artificiel serait neutralisé par le prix prohibitif des matières première à l’importation, la France disposant de peu de ressources naturelles et ne produisant plus grand-chose sur son sol...

    Si De Gaulle était aujourd’hui aux commandes, il plaiderait probablement pour le retour au franc... mais le retour à un franc lourd et indexé sur l’or ! Ce qui exigerait par ailleurs des sacrifices considérables. C’est d’ailleurs ce qu’il s’évertuait à faire dans les années 60 en tentant de maintenir la valeur du franc par rapport au dollar, qui à l’époque était encore étalonné sur l’or.

    Quant à l’Angleterre dont parle souvent Asselineau, c’est un très mauvais exemple, car elle est un des rares cas où peut se justifier aujourd’hui une dévaluation de la monnaie, la livre sterling étant encore à l’heure actuelle à un niveau supérieur à l’euro... Or, dans l’esprit des "souverainistes" français, on parle bien d’une dévaluation qui nous ramènerait à des niveaux ridiculement bas. Une livre vaudrait peut-être 10,15, 20 francs après une dévaluation...

    Donc sur ce plan, Asselineau propose les mêmes inepties que le FN.



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 8 février 2014 20:31

    @funambule

    Epargnez-moi vos sarcasmes, en l’occurrence, le but de mon propos n’était pas de critiquer la laïcité, même s’il serait illusoire de voir dans ce domaine un marqueur de "neutralité" idéologique.



  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 8 février 2014 13:48

    Oui, je serai surpris qu’on le voit encore longtemps dans les média suite à ce "coming-out" soralien, même nuancé. Gageons que certains de ses coreligionnaires ne pourront pas lui pardonner cette liaison dangereuse. 



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 8 février 2014 13:36

    Niveau diversion politique, il peut exister un "sociétalisme" de droite focalisé sur les thèmes culturo-identitaires comme il existe un surinvestissement sociétal à gauche. L’un et l’autre peuvent même coexister au sein d’une même société pour servir le même maître (système capitaliste).

    Par exemple, aux USA, il ne faut pas analyser l’opposition apparente entre le progressisme d’inspiration luthérienne (groupes LGBT, Greenpeace & cie) et le puritanisme calviniste en termes d’antithèse pure, comme en France entre le courant révolutionnaire et le courant traditionaliste, mais plutôt y voir les deux pôles inversés d’une même matrice idéologico-religieuse, fondamentalement messianiste, qui restent en en interaction dialectique permanente et qui constituent les deux mâchoires d’une formidable machine à broyer les autres systèmes culturels qui ne peuvent pas assimiler aussi dynamiquement les contradictions générées par le système capitaliste. 

    Dans la société américaine, le progressisme et le conservatisme ne s’opposent donc que superficiellement. Darwin nourrit le créationnisme biblico-scientiste, et inversement. Le théorie des "deux Amériques" - progressistes libéraux opposés à une Amérique de conservateurs cinglés - recyclées par les médias français à chaque élection américaine, est une immense connerie.

    En revanche, il y a bien deux France - et depuis très longtemps, au moins depuis les guerres de religion - c’est la raison pour laquelle chez nous les conflits sociétaux prennent une telle ampleur et conduisent périodiquement à des renversements violents de paradigme, car aucun consensus culturel n’est possible, sauf à un très haut niveau d’abstraction politique.  

    hors-sujet : je n’arrive pas à créer des paragraphes pour aérer mon texte, même en sautant des lignes ?



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 7 février 2014 15:17


    Notre faute. Nous avons accepté de renflouer l’Irlande et de sauver ses banques après le crack de 2008 - à hauteur de 85 milliards d’euro - sans obtenir aucune contrepartie de la part des Irlandais sur le dumping fiscal.

    La fiscalité des sociétés est en moyenne de 27,6% dans la zone euro, 33,3% en France, et de 12,5% en Irlande (10% sous certaines conditions).

    Donc, en gros, il faudrait diviser par trois l’impôt sur les grosses sociétés pour être compétitif, même pas à l’international, mais au sein de notre propre "union"...

    Aujourd’hui, l’Irlande est presque sortie de la zone rouge budgétaire, elle redevient donc attractive pour les grands groupes.

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