@Hijack
Le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les premiers à se féliciter et à féliciter Morci premier Président d’après Moubarak.
Ce qui est étrange, c’est qu’il déclare qu’il respecte les traités et les conventions signés par l’ancien régime (le traité de paix de Camp David), et en même temps il dit qu’il souhaite se rapporcher de l’Iran.
Ce que l’on peut comprendre de son discours, c’est qu’il y a un message aux Américains et Israël, et un message au pekin égyptien pour flattter son sentiment nationaliste et religieux.
L’essentiel, c’est que l’armée a donné le pouvoir (politique et social) aux religieux, elle garde le vrai pouvoir militiare et économique soutenue dans sa position par les Américains (subventions et aides, ainsi que des formations etc).
"Personne n’en doute : l’administration Obama a décidé il y a trois mois de reprendre le financement des forces armées égyptiennes, suspendu par le Congrès quand certains employés d’organisations non-gouvernementales étasuniennes avaient été arrêtés pour avoir financé en sous-main, avec des millions de dollars, divers groupes égyptiens dans le cadre des « programmes d’entraînement à la démocratie ». Une fois relâchés, Washington a débloqué l’aide militaire de cette année : 1,3 milliard de dollars, déposés sur un compte à signature conjointe, auxquel s’ajoutent 250 millions pour des programmes économiques et politiques en Égypte, plus une autre somme importante pour des programmes secrets.
On a vu le résultat. Fort du soutien de Washington, le Conseil militaire suprême a fait effacer la loi, promulguée en mai au parlement, qui interdisait la candidature d’ex hauts fonctionnaires du régime Moubarak : c’est ainsi qu’a pu se porter candidat à la présidentielle le général Ahmed Chafik, nommé Premier ministre par Moubarak peu de temps avant d’être déposé. Et, après avoir fait dissoudre le parlement, le Conseil militaire suprême a promulgué, pendant que les élections se tenaient, une « constitution par interim » qui renforce ultérieurement ses pouvoirs, en attendant la constitution définitive rédigée par une commission d’une centaine de membres, nommés par le Conseil lui-même."
L’article a été publié le 22 juin