"Vous pensez donc que l’économie détermine le lien
social ? Soit …si c’est le cas...",
Ce n’est pas le cas.
"...pourquoi pensez vous que le friottisme amènerait à
une société plus confetti qu’elle ne l’est actuellement ?"
Parce que tout ce point de la discussion repose sur une
observation que j’ai émise il y a quelque jour, à propos du "vrai
communisme" de la Goldman et que j’ai étendue au friottisme. Je me cite
puisque vous m’y obligez :
"...il apparaît admirablement conçu pour un moyen âge
post-industriel où vivront, côte à côte,
une mosaïque de communautés pratiquement autarciques, où ceux qui auront
trop de patates, les échangeront avec ceux qui auront trop de blé, ceux qui
auront trop de friteuses, les échangeront avec ceux qui auront trop de mixeurs
plongeants, etc., etc., etc."
"Cher monsieur vous sous estimez la bêtise de vos contemporains. Les gens croient vraiment que nos sociétés sont égalitaires ou alors qu’elles sont en voie de le devenir …""
Nos contemporains ne sont pas stupides. Ils sont simplement
râleurs et fanfarons - comme beaucoup de contributeurs d’AgoraVox, vous l’aurez
remarqué -, tout en n’ayant nulle intention de mettre leurs actes, même
électoraux, en adéquation avec leurs « râleries ».
Les croire bêtes, c’est prendre leurs vitupérations au
sérieux, alors qu’elles ne sont que socialement indispensables : il ne doit pas
y avoir pas de compagnon plus chiant que celui qui n’a rien à reprocher à
personne ni à quoi que ce soit.
En outre, la conséquence est une notion qui leur est
étrangère, mais tous les peuples sont ainsi, je crois. Il est, au passage, amusant
de constater lors d’une présidentielle comme celle de 2012, qu’ils votent à
56,25 % à droite au premier tour, et à 51,64 % à gauche au deuxième tour.¨
"Ça c’est la vie. C’est ainsi depuis des millénaires
les hommes recherchent en permanence des systèmes moins mauvais..."
Ca, je ne le crois pas du tout. C’est une des particularités
détestables de notre temps déphasé, et de notre civilisation déboussolée, que
de sans cesse prétendre à du changement, de surcroît instantané. C’est
d’ailleurs un des éléments qui rend actuellement la gouvernabilité intenable.