« Donc vous ne pensez pas que l’économie détermine le
lien social. Dans ce cas, pourquoi pensez vous qu’il existerait des mosaïques
de communautés autarcique calquées sur les unités de production ? »
Selon la Goldman, dont je m’inspire en l’occurrence, c’est
justement le contraire, ce sont les unités de production qui sont calquées sur
les communautés, et "autarcique" est de moi. Je cite donc Emma
Goldman :
"Le communisme vise à créer une société où les classes seront
abolies, où sera instaurée la propriété commune des moyens de production et de
distribution. L’homme ne pourra jouir de la liberté, de la paix et du bien-être
que dans une communauté sans classes et solidaire (...) Le véritable communisme — l’égalité économique
entre les hommes et entre les communautés — exige que chaque communauté
organise la planification la meilleure et la plus efficace, en se fondant sur
ses nécessités et possibilités locales. Une telle planification repose sur la
liberté complète de chaque communauté de produire et de disposer de ses
produits selon ses besoins, besoins qu’elle doit fixer elle-même...",
etc., etc., etc.
« Je veux bien dans ce cas, ils râlent aujourd’hui, ils
râleront demain dans le friotisme comme vous l’appelez. «
Ma réponse ne se rapporte en rien au friottisme, mais à
votre affirmation - "vous sous estimez la bêtise de vos
contemporains." à propos de laquelle j’ai dit mon désaccord, en expliquant ses
raisons, ce qui était bien le moins.
« Les révolutions ont toujours existées. »
Et vous en dénombrez combien entre 481, début du règne de
Clovis, et 1792, fin du règne de Louis XVI ? Ou entre 1474, début de règne
d’Isabelle la Catholique, et 1873, fin du règne d’Amédée 1er ? Ou entre
Washington (1776) et Obama (2013) ?
La révolution est un événement exceptionnel, souvent séparée
de la précédente par plusieurs siècles, à tout le moins en Europe... Mais de
toute façon, nos contemporains ne veulent pas la révolution, ils veulent en
permanence autre chose que ce qu’ils ont.