@Jean Valjean
Vous pouvez vous permettre pour le moment cet air moqueur ... à vous lire, il ne nous reste que de regarder les feux de l’amour pour tuer le temps. Tous ceux ont prédit la régression de la France tant au niveau économique que politique par une Europe de plus en plus autoritaire, à leur époque ils étaient regardés comme des parano..
mais je vous laisse découvrir l’auteur de ces lignes :
"
« Les
Romains, en ces circonstances, agirent comme doivent
le faire des princes
sages, dont le devoir est de penser non seulement
aux désordres présents,
mais encore à ceux qui peuvent
survenir, afin d’y
remédier par tous les moyens que peut leur
indiquer la prudence.
C’est, en effet, en les prévoyant de loin,
qu’il est bien plus facile
d’y porter remède ; au lieu que si on les
a laissés s’élever, il
n’en est plus temps, et le mal devient incurable.
Il en est alors comme de
l’étisie, dont les médecins disent
que, dans le principe,
c’est une maladie facile à guérir, mais difficile
à connaître, et qui,
lorsqu’elle a fait des progrès, devient
facile à connaître, mais
difficile à guérir. C’est ce qui arrive dans
toutes les affaires d’État
: lorsqu’on prévoit le mal de loin, ce qui
n’est donné qu’aux hommes
doués d’une grande sagacité, on le
guérit bientôt ; mais
lorsque, par défaut de lumière, on n’a su le
voir que lorsqu’il frappe
tous les yeux, la cure se trouve impossible.
Aussi les Romains, qui
savaient prévoir de loin tous les
inconvénients, y
remédièrent toujours à temps, et ne les laissèrent
jamais suivre leur cours
pour éviter une guerre : ils savaient
bien qu’on ne l’évite
jamais, et que, si on la diffère, c’est à l’avantage
de l’ennemi. C’est ainsi
que, quoiqu’ils pussent alors s’en
abstenir, ils voulurent la
faire à Philippe et à Antiochus, au sein
de la Grèce même, pour
ne pas avoir à la soutenir contre eux en
Italie. Ils ne goûtèrent
jamais ces paroles que l’on entend sans
cesse sortir de la bouche
des sages de nos jours : Jouis du bénéfice
du temps ; ils préférèrent
celui de la valeur et de la prudence
; car le temps chasse
également toute chose devant lui, et
il
apporte à sa suite le bien comme le mal, le mal comme le bien. »