« Ya pas un conflit avec les 80% dont vous me parlez
qui ont les chocottes et ceux qui ont dit non a l’EU et à L’UERSS dont ce
dernier c’est vous qui me l’indiquez ?. expliquez moi. »
Accrochez-vous, ça va être très compliqué : le 29 mai 2005,
15,5 millions de Françaises et de Français votent contre le Traité établissant
une Constitution pour l’Europe, 6 millions d’entre eux (20 % des votants) sont
hostiles à la construction européenne, tandis que les 9,5 millions restants
votent soit contre le traité lui-même, soit contre Chirac qui est très bas dans
les sondages - 32 % des Français lui font confiance, contre 66, au moment du
vote - et qui s’est fortement impliqué dans la campagne.
Mais ces 9,5 millions de "nonistes" ne sont pas,
eux, hostiles à la construction européenne. La preuve, en juin 2004, les partis
européistes ont récolté 80 % des suffrages, et ils ont encore dépassé 75 % en
juin 2009. Alors je ne vois pas ce qui vous chiffonne... Que la participation
soit faible, ces années-là, indique au moins qu’une grande majorité de gens
n’éprouvent pas d’hostilité à l’égard de l’U.E. et de la façon dont elle s’édifie.
« Cela le mennerait a l’encontre de son raisonnement et
donc le pervertir. Ce qui mènerait a une confusion profonde. Tout ce que j’ai
pu voir emanner de cette homme pour l’instant n’est qu’integrité. »
J’ai déjà entendu de nombreuses raisons pour justifier une
forte immigration et une forte présence étrangère, en France et en Europe, mais
c’est la première fois que l’intégrité d’un homme politique est citée à l’appui
de la tiers-mondisation de notre bout de continent, puisque c’est bien de cela
qu’il s’agit.
« En quoi le
physique plombe. Quand je vois monsieur Hollande si le critère du physique
était valable il y aurrait comme un propblème. »
Il faut comparer ce qui est comparable. D’un côté, vous avez
un politicien professionnel devenu candidat à la présidence de la République au
terme d’un parcours "normal" de près de 30 ans, allant de conseiller
municipal (à Usserl, en 1983) à aspirant Elyséen, l’ayant fait connaître de toute la France qui
s’intéresse peu ou prou à la politique ;
- de l’autre, vous avez une sorte d’OP(politique)NI surgi du
néant, avec des propositions "choquantes" pour 80 % des Français, et qui
n’ont que trois éléments pour se faire une idée à son sujet : sa touche,
sa phonation (académique) et son projet. Et tous trois, au premier abord, le
desservent auprès du grand public, que vous le vouliez ou non.
Or, la grande majorité des gens ne voient pas au-delà du « premier
abord », et ne cherchent pas à le faire. Ce qui fait que lorsqu’il est
négatif, il n’y a plus grand chose à espérer. Marie-France Garaud ne s’y est pas
trompée quand il a essayé de l’embarquer dans sa galère. Elle l’a éconduit en
lui disant, hypocritement, qu’il n’y avait pas de place, en France, pour un
nouveau parti politique et qu’il n’avait donc aucune chance de percer.
Pour sa « défense », Asselineau se targue
aujourd’hui d’être à la tête de 1’400 ou 1’500 membres, il serait intéressant
d’en connaître le profil sociologique dominant, parce qu’on connaîtrait alors
précisément la strate sociale dans laquelle il peut recruter le gros de ses troupes.
Comme je peux voir les choses, il s’agit d’une classe moyenne un peu supérieure
à la moyenne (ben ouais ), ayant bénéficié d’une bonne formation, mais pas
forcément universitaire, et disposant de revenus appréciables… Or, il s’agit
aussi d’un groupe où l’on est particulièrement vulnérable aux promessess
européennes.
« Mais bon tout le monde sait que c’est de la
discrimination de juger par le physique. »
Ben ouais, mais comme tout le monde discrimine, à longueur
de temps - "Tiens, celui-là a une sale gueule, mais celle-là est
sympa" - consciemment ou non, à l’exception peut-être des prostitué(e)s,
les hommes politiques n’échappent pas au sort commun. Et moins que jamais à
l’ère de la communication audiovisuelle.
En conclusion, si je devais comparer
Asselineau à un autre homme politique français, ce serait avec Cheminade, dont
il ne peut guère espérer dépasser les médiocres résultats.