@Redford
" Et dire que les juifs, certes, seraient repoussant d’apparence, il n’y a pas besoin d’aller plus loin pour dire qu’on est au niveau des caricatures nazies ou d’ailleurs de certaines sur E&R qui ne valent pas mieux."
---> Ce n’est absolument pas, mais alors pas du tout cela que j’ai voulu exprimer. Mais c’est peut-être de ma faute, car je n’ai sans doute pas été assez précis avec mon exemple du "fumier".
Ce que je voulais vous faire comprendre, c’est que Bloy, quand il était antisémite (car il l’a été à ses débuts), considérait effectivement les juifs de manière ordurière, à l’image de ce tas de fumier, mais ça c’était AVANT qu’il comprenne la révélation biblique et qu’il voit, en quelque sorte, le "trésor" que représente le peuple juif. Et le livre, dans sa construction, suit cette chronologie car on s’aperçoit que ses "délires antisémites" (qui sont, je le répète, de la pure caricature, même pour le XIXè siècle) sont très présents au début puis finissent progressivement par s’amenuiser pour se transformer enfin en un véritable amour ! Ainsi, son regard sur les juifs a totalement changé et il a exprimé ce changement au travers de ce livre et avec son style littéraire absolument flamboyant. Mais ce livre peut aussi se lire comme une thérapie contre l’antisémitisme (ou le racisme) et c’est la raison pour laquelle j’expliquais dans l’article que Bloy ’soignait le mal par le mal’.
Mais encore une fois,si on aborde un tel ouvrage avec un esprit purement rationnel, on en ressort effectivement convaincu, comme vous, que Léon Bloy n’est qu’un antisémite délirant.
Est-ce que cela vous paraît plus clair ?