@Redford
"Encore une fois : pour son époque, c’est un livre philosémite, pour la notre, antisémite"
---> Vous êtes mal renseigné car la plupart des critiques littéraires de notre époque considèrent que ce bouquin est philosémite.
En définitive, il n’y a que Soral (et les gens de sa mouvance) ou la LICRA pour considérer qu’il s’agit d’un livre antisémite et vous m’excuserez de ne pas accorder beaucoup de crédits à ces "grands penseurs"...
Désolé de me répéter mais il faut arrêter de prendre ce genre d’ouvrage comme un traité de philosophie en l’abordant de manière logique et rationnelle. Je le redis une dernière fois : c’est de la littérature ! Et mon article n’apporte, finalement, rien de nouveau par rapport à ce qu’en disent de vrais critiques littéraires sérieux qui connaissent un tant soit peu le sujet.
Un commentateur plus haut, je crois qu’il s’agit de Gaspard Delanuit, a écrit que le style littéraire de Léon Bloy pourrait se déclamer comme une pièce de théâtre et je pense que c’est exactement dans cet état d’esprit qu’il faut l’aborder.
En résumé : considérer que Bloy est antisémite (suivant les critères de notre époque ou de toute autre, là n’est pas la question) en se basant sur des formules littéraires à l’emporte-pièce sans chercher à saisir la globalité de l’ oeuvre est aussi idiot que de considérer qu’un acteur interprétant un rôle de salaud serait lui-même un salaud.
."Quand à l’énormité qui amène à y voir de l’ironie, elle existe dans le contexte de notre époque, mais pratiquement pas dans celle où l’essai est écrit. "
---> Relisez mon message plus haut : j’ai écrit que ce livre était beaucoup plus profond que de l’ironie car il y avait une véritable démarche d’introspection de la part de Bloy dans son ouvrage afin de lutter contre l’antisémitisme qui était très répandu à son époque. Mais c’est sûr que si vous ne lisez pas les réponses, c’est un peu compliqué de débattre...