https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Commentaire de micnet sur Pierre Manent : nation et mondialisation - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de micnet

sur Pierre Manent : nation et mondialisation


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

micnet 9 février 2014 20:02

(suite)


Bien, après avoir reprécisé tout ça, et en ayant clairement à l’esprit les définitions (si toutefois vous acceptez celles que j’ai proposées ci-dessus) ainsi que notre désaccord de fond, je vous affirme avec la plus ferme des convictions que le capitalisme de type "entrepreneurial" (que je peux aussi qualifier de "patriotique"), circonscrit à un cadre national, correspond en tous points à la définition de l’ oikonomia.

- L’oikonomia (précisons que cette notion n’a strictement rien à voir avec un capitalisme d’état) , rappelons-le, a pour principale finalité le bien de la Cité ou le "Bien Commun".
Je prétends donc, pour prendre maintenant un exemple concret, qu’un industriel très riche à la tête d’une entreprise florissante qui investit en France, paie ses impôts en France et crée des emplois en France, sert le Bien Commun car il permet l’enrichissement du pays ! Par conséquent, la politique actuelle qui écrase les entreprises d’impôts en tout genre (tout particulièrement les PME) décourageant la création d’entreprises dans notre pays, entraîne une fuite des capitaux, ce qui, in fine est ,ici, clairement antipatriotique.
Alors bien évidemment, cela doit marcher dans les deux sens : un patriotisme économique doit se mettre en place, d’une part au-travers d’une politique encourageant l’offre (via notamment une réduction de charges conséquentes, ainsi qu’une certaine "flexibilité") et d’autre part au-travers d’une responsabilité et d’un patriotisme chevillés au corps pour les patrons. Car, qu’on le veuille ou non, ce sont eux qui sont les moteurs de la croissance. Mais pour inciter au patriotisme de tous les acteurs économiques et de toute la Collectivité, il faut engager une vraie réforme de fond, voire de régime. Et là on retombe dans nos discussions de pure philosophie politique (démocratie, aristocratie,...).
Si je me permets de l’évoquer, c’est que, d’après moi, TOUT EST LIE !

Donc je prétends que ce type de capitalisme qui crée du capital et de la richesse dans notre pays, non seulement n’a strictement rien à voir avec la chrématistique dénoncée par Aristote, mais surtout, ce capitalisme est possible et durable !

Pour terminer, j’en viens à Aristote et à sa pensée développée dans Ethique à Nicomaque. Aristote, dans cet ouvrage que vous connaissez, développe tous les thèmes abordés (la bien, le bonheur, le courage, la tempérance, la justice, le plaisir) autour de la "Vertu" qu’il définit comme étant le "juste milieu entre deux extrêmes (excès et défaut)". Je vous rappelle que j’ai entamé cet échange avec vous sur le thème de l’équilibre or la notion d’équilibre, telle que j’ai tentée de la définir, correspond EXACTEMENT à la vertu aristotélicienne. De manière générale, et c’est surtout là-dessus que j’insiste car Aristote en fait sa priorité des priorités ; la vertu est inhérente aux individus et c’est donc un appel à la responsabilité individuelle dont il est question, notamment sur tout ce qui attrait à la richesse. il n’y a donc pas de fatalité pour des gens de biens
Concernant le thème de la richesse, voici ce qu’il dit :

- La libéralité : (livre IV, ch 1, par. 1 - 3) " Après l’intempérance, parlons de la libéralité ; elle est, on peut dire, le sage milieu dans tout ce qui regarde la richesse. Quand on loue quelqu’un d’être libéral et généreux, ce n’est point pour ses hauts faits à la guerre, ni pour les actes qu’on admire dans le sage, ni pour son équité dans les jugements ; mais c’est pour la manière dont il donne et reçoit les richesses, et surtout dans la manière dont il les donne. Nous appelons richesse tout ce dont la valeur se mesure par la monnaie et l’argent. La prodigalité et l’avarice, ou ’illibéralité’, sont les excès et les défauts en ce qui concerne les richesses"

Ainsi, suivant ce rappel, on peut parfaitement imaginer des industriels parfaitement conformes à cette définition de la libéralité telle que définie, correspondant donc à ce que j’appelle un "capitalisme de type patriotique"

Pour terminer, vous m’avez demandé à plusieurs reprises le texte en entier de Marx relatif au libre-échange. Le voici (s’il vous intéresse)
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1848/01/km18480107.htm

En le lisant, comme je vous l’ai signalé, vous vous apercevrez que le "libre-échange", tout comme le "capitalisme national" sont, pour Marx tous deux défavorables aux travailleurs mais comme le premier est destructeur et que le second est conservateur, le premier a sa préférence. Et j’ai beau le relire, je n’y devine aucune ironie...

Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès