"D’ailleurs s’il y en a un qui peut expliquer ici votre stratégie de sortie de l’UE,"
Il n’y a rien à expliquer. Parler de sortie de l’U.E. en l’état actuel d’impréparation de l’opinion publique est une imbécillité politique absolue, digne d’un type complètement privé de tout sens politique justement.
Pour ma part, j’estime même qu’il est prématuré, de la part du Front national, de parler de sortie de l’euro. Ça lui coûte 3 à 4 % de voix, qui lui feront peut-être défaut pour être le premier parti de France, au soir du 25 mai.
A mon avis, il aurait fallu attendre encore plusieurs mois, en préparant le terrain avec une pédagogie anti-euro systématique, mais sans parler explicitement de sortie, tant qu’une large majorité de Français reste hostile à cette perspective.
Maintenant, pour ce qui est de prendre à rebrousse-poil 80 ou 85 % de l’opinion publique, sur quelque sujet que ce soit et même si elle a tort, est de la stratégie de branleur à vocation groupusculaire.
Mais si ça peut vous rassurer, je pense que les branleurs à vocation groupusculaire apportent une touche de fantaisie bienvenue à l’univers politique. Ils sont souvent drôles, et ils deviennent désopilants quand ils se prennent au sérieux.