@Gaspard et MaQ (ensemble, ce sera plus simple)
Je reviens sur vos remarques :
"Pour moi l’homme politique est le représentant de notre volonté souveraine, et non un dirigeant ou un décideur. "
----> Et bien voilà le point central qui fait que je diverge : vous êtes un partisan de la souveraineté populaire alors que moi je suis d’abord et avant tout un partisan de la souveraineté nationale.
Et cette différence est essentielle car, contrairement à vous, je ne considère pas qu’il soit bon que le peuple, dans son intégralité, donne des individus-citoyens. pour moi, la citoyenneté ne devrait pas être un dû dès la naissance mais devrait se mériter. En l’attribuant à ceux qui veulent VRAIMENT servir le Bien Commun, non pas pour des questions morales mais par amour pour leur pays. Ce qui impliquerait une nécessaire sélection. Donc on rentrerait dans le cadre d’une aristocratie. Etes-vous en phase avec ceci ? Et Chouard aussi ?
"A partir du moment où le représentant politique n’est pas un "maître" mais bien un représentant,"
---> Mais moi, je me fous complètement que ce soit un "maître" ou un simple représentant du moment qu’il serve correctement son pays. A la limite, je m’en tape du régime mis en place à partir du moment où ce dernier est le plus adapté à mon pays. Mais j’avoue que la démocratie chouardienne qui table plus sur la quantité que sur la qualité (ne vous déplaise) me semble être encore pire que notre pauvre démocratie représentative actuelle...
"Vous confondez un peu honnêteté et niaiserie (ou naïveté), je pense ! "
---> Je ne confonds pas mais c’est vrai que ceux qui n’ont que ce mot à la bouche me gonflent particulièrement. En général, ils font partie de 2 catégories : soit des bisounours, soit des curés, voire des inquisiteurs.
"Si quelqu’un se propose d’être mon dirigeant, ma première idée est de supprimer sa prétention à l’être en lui retirant tout pouvoir. S’il n’y a pas d’autres moyens et s’il insiste, je chercherai à le supprimer physiquement, comme je le ferais d’une tique accrochée à ma peau. "
---> Gaspard, je vais vous apprendre un truc : ça fait plus de 55 ans que ce système existe en France : cela s’appelle l’élection du président au suffrage universel direct. Or aucun président n’a pour l’instant été assassiné à ma connaissance. Où diable étiez-vous donc ? Chiche pour 2017 ? (désolé, je continue dans mes paris)

"Vous confondez deux choses différentes, le concept d’honnêteté en politique étrangère n’a aucun sens"
---> Ben pour certains, bien sûr que si que cela a un sens ! Cela s’appelle le droit d’ingérence avec la volonté d’universaliser nos chers Droits de l’Homme ! Cela vous agace autant que moi, n’est-ce pas ? Pourtant, BHL et consorts raisonnent exactement comme vous : il faut agir dans le monde au nom de la sacro-sainte morale
"En politique intérieure au contraire, il est fondamental, si un chef n’est pas honnête envers la population qu’il dirige, envers son pays et donc qu’il l’escroque, c’est un gros problème !
-—> Là est notre désaccord ! Je pense que vous ne pouvez pas généraliser comme ça et qu’il faut raisonner au cas par cas. partir bille en tête avec la morale en étendard peut être, dans certains cas, parfaitement contre-productif
"1. Pourquoi défendre les intérêts de sa nation si ce n’est pour des raisons morales ?"
---> Par amour pour elle. Et on n’aime pas notre nation pour des raisons morales mais parce que c’est notre notre histoire commune. Tout simplement.
2. Et puis dans bien commun, il y’ a le terme « bien », qu’est ce que le bien si ce n’est un concept moral ?
---> "bien" tout court est un concept moral, absolument mais "bien commun" est ce qui nous rassemble en tant que communauté. C’est notre identité propre, notre histoire commune, cela n’a rien à voir avec la morale