Bonjour à vous Qamarad,
Je reviens sur vos (intéressantes) remarques :
"A un détail près sur le nazisme, quand vous dîtes que ses adeptes avaient une haine farouche du christianisme, c’est à la fois vrai et faux. Vrai parce que, le catholicisme surtout, établissait une fraternité transnationale parfois à l’encontre de l’unité de la communauté allemande. On sait que l’église catholique fut un ennemi acharné d’Hitler. "
---> Absolument ! Et réciproquement d’ailleurs.
"Faux aussi, car je vois dans le nazisme une résurgence chrétienne, même s’il ne s’en réclame pas. Une résurgence qui a pris forme à travers la politique sociale, le refus de l’usurocratie(lire l’excellent manifeste pour briser les chaînes de l’usure de Gottfried Feder) et une transcendance incarnée non plus par Dieu, mais par l’état"
---> On pourra toujours trouver des analogies, même en comparant 2 idéologies en apparence totalement opposées. Il n’en demeure pas moins qu’il y a incompatibilité entre le nazisme et le christianisme et ce pour 2 raisons majeures :
1- Le "racialisme" est un concept totalement étranger au christianisme, notamment pour les raisons que vous avez évoquées vous-même plus haut, à savoir une volonté de "fraternité transnationale". Je pense que nous serons d’accord sur ce point.
2 - Mais il y a, d’après moi, une autre raison majeure et vous serez probablement en désaccord là-dessus ; contrairement au nazisme, le christianisme n’est pas un collectivisme par le fait que le Salut passe par un choix personnel et individuel (celui de croire ou de ne pas croire). Mais il est vrai que cette notion est plus importante dans le protestantisme que dans le catholicisme : la Foi est affaire individuelle et non collective !
D’ailleurs, certains intellectuels, notamment les "anti-chrétiens", ne se privent pas de reprocher au christianisme d’être, en quelque sorte, la cause racine de l’individualisme. Tel par exemple Alain de Benoist (un néo-païen, tiens donc

)