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Commentaire de micnet sur Critique de la démocratie athénienne - Agoravox TV

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Commentaire de micnet

sur Critique de la démocratie athénienne


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micnet 22 juin 2014 11:13

@MaQ


Bonjour à vous,

Ayant bien lu les derniers échanges, voici mes réponses :

"Je veux bien l’imaginer mais alors il faut donner un nom adéquat à cette idéologie sinon, on ne s’en sort pas …"

---> A cela, je vous ai répondu plusieurs fois : l’idéologie qui sous-tend la démocratie est celle qui consacre "l’individu-roi" (individualisme). 
Au préalable, je rebondis sur la remarque que vous aviez faite à Eric concernant le fait que nous sommes tous des militants. Remarque que je partage (encore faut-il bien s’entendre sur le terme) et j’ajoute ceci, pour répondre à votre interrogation sur l’idéologie : nous sommes tous des idéologues !
Autrement dit, toute forme de régime découle d’une idéologie ! 
Donc, la démocratie est un régime qui découle de l’idéologie consacrant l’individu-roi et se caractérise par 2 marqueurs que constituent la liberté individuelle ainsi que l’égalité.
Lorsque vous me dites que les libéraux, au-départ, n’étaient pas démocrates, vous oubliez de préciser que ces derniers n’étaient pas pour l’égalité. J’ai bien précisé qu’il faut les 2 éléments (liberté individuelle, égalité)

Ensuite vous écrivez en réponse à Eric :

"je ne m’appuie pas sur Aristote pour définir un régime aristocratique, ces régimes existaient de toute façon bien avant sa naissance, et il n’a pas connu tous les régimes aristocratiques qui ont existé …"

---> Dans ce cas, si vous ne vous appuyez pas sur Aristote qui a, en quelque sorte inventé ces "concepts" (il n’a bien sûr pas inventé les "pratiques" mais c’est lui qui les a théorisées et qui a ainsi posé les bases de la "Politique" au sens large) pouvez-vous nous préciser sur QUI vous vous fondez ? Il faut toujours préciser d’où on part. Le fait de dire "l’Aristocratie c’est le gouvernement des meilleurs" découle aussi de la mouvance Platon-Aristote. Donc si vous rejetez Aristote, il faut le rejeter complètement en rejetant aussi sa définition de base.
Quant à moi, lorsque j’évoque les 2 marqueurs idéologiques inhérents à la démocratie" que sont la liberté (en réalité illusoire pour Aristote) et l’égalité, je ne parle pas en l’air et ne fais que m’appuyer, précisément, sur Aristote :

" Le principe du gouvernement démocratique, c’est la liberté. On croirait presque, à entendre répéter cet axiome, qu’on ne peut même pas trouver de liberté ailleurs ; car la liberté, dit-on, est le but constant de toute démocratie. Le premier caractère de la liberté, c’est l’alternative du commandement et de l’obéissance. Dans la démocratie, le droit politique est l’égalité, non pas d’après le mérite, mais suivant le nombre. Cette base du droit une fois posée, il s’ensuit que la foule doit être nécessairement souveraine, et que les décisions de la majorité doivent être la loi dernière, la justice absolue ; car on part de ce principe, que tous les citoyens doivent être égaux. Aussi, dans la démocratie, les pauvres sont-ils souverains à l’exclusion des riches, parce qu’ils sont les plus nombreux, et que l’avis de la majorité fait loi. Voilà donc un des caractères distinctifs de la liberté ; et les partisans de la démocratie ne manquent pas d’en faire une condition indispensable de l’État.

§ 7. Son second caractère, c’est la faculté laissée à chacun de vivre comme il lui plaît ; c’est là, dit-on, le propre de la liberté, comme c’est le propre de l’esclavage de n’avoir pas de libre arbitre. Tel est le second caractère de la liberté démocratique. Il en résulte que, dans la démocratie, le citoyen n’est tenu d’obéir à qui que ce soit ; ou s’il obéit, c’est à la condition de commander à son tour ; et voilà comment, dans ce système, on ajoute encore à la liberté, qui vient de l’égalité."

Aristote, Politique (livre VII, ch 1 par 6-7)

CQFD !





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