@MaQ
Bonjour à vous,
Sommes-nous des "opposants politiques" ? C’est possible mais avant de l’affirmer, je tiens absolument à ce qu’on se comprenne bien, notamment sur la notion de "contraintes". J’aimerais vraiment qu’il n’y ait pas de mésinterprétation par rapport à ce que je pense et je vais donc un peu développer ce point.
J’ai l’intime conviction que la contrainte, lorsqu’elle est mesurée et équilibrée (donc absolument rien à voir avec toute forme de totalitarisme) est bénéfique et permet d’accéder à une véritable liberté. C’est également la lecture que j’ai de l’ouvrage majeure de platon, La République.
Je l’ai déja dit mais je le reformule ici (en gras) : je place la Liberté (la vraie, pas cette pseudo-indépendance typiquement moderne) au-dessus de tout ! Mais j’estime que la véritable liberté ne constitue pas un acquis dès la naissance mais qu’elle se conquiert tout au long d’une vie. Elle est un combat de tous les jours, et demande une attention et une vigilance de tous les instants pour ne pas tomber dans le conformisme ambiant, véritable adversaire de cette Liberté.
J’estime que les "petites contraintes" que tout un chacun subit au cours de sa vie nous permettent de grandir, d’acquérir une sagesse et une expérience que celui qui mène une vie dorée ne possède pas. Aujourd’hui, dans nos sociétés individualistes, caractérisées par une permissivité à-tout-va et une pseudo-liberté de façade et dans lesquelles nos enfants sont considérés comme des "enfants-rois", moi honnêtement, je n’ai pas l’impression que les gens soient libres ni même se "sentent libres" (car à défaut d’être libre, on pourrait, à tout-le-moins, avoir l’illusion de la liberté, ce qui n’est même pas le cas...).
En conséquences, j’estime qu’une société qui promeut un minimum (encore une fois)
de valeurs et donc de "contraintes" permet à ses individus d’avoir un cadre et d’acquérir un tempérament suffisamment mature pour avoirVRAIMENT envie de devenir un homme libre. Et, encore une fois, je ne crois pas que Platon enseignait autre chose car il entrevoyait tout simplement le fait qu’un excès de liberté finirait par donner un excès de contraintes pour finir par aboutir à une véritable tyrannie.
Je ne le répéterai jamais assez : tout est question d’équilibre ! (vous voyez, on sort du schéma binaire).
Pour finir, puisque vous me citiez vos modèles de référence (Machiavel, Robespierre) permettez-moi de vous citer les miens : ce ne sont pas Napoléon, ni même De Gaulle (que j’admire évidemment) que je place en premier mais plutôt Socrate (le maître de Platon, faut-il le rappeler) et Jésus-Christ qui représentent tous deux pour moi la quintessence de l’Homme libre, c’est à dire prêt à accepter (et non pas rechercher) la mort si la nécessité s’y présente. 2 personnages qui n’ont jamais cherché à écraser ni même à dominer leur semblable mais qui, au-travers de leurs enseignements et de leur vie, puis de leur mort, furent des précurseurs de ce qu’il est convenu d’appeler la société occidentale