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Commentaire de micnet sur Critique de la démocratie athénienne - Agoravox TV

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Commentaire de micnet

sur Critique de la démocratie athénienne


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micnet 25 juin 2014 17:43

Bonjour à tous,


Les échanges continuent de plus belle, on est en passe de franchir les 400 commentaires, soit s’approcher ainsi du record ce qui permettra à mon article de prendre le pouvoir sur tous les autres ! Un grand merci smiley

Donc ayant apparemment soulevé une controverse sur l’importance à attribuer quant à la notion du pouvoir, je tiens d’abord à m’excuser si toutefois j’ai pu paraître un tantinet agressif hier soir, notamment envers MaQiavel et Qaspard. Mais j’avoue que les échanges lus hier à ce sujet m’ont fait bondir, tellement les raisonnements m’ont paru naïfs et hors de toute rationalité.
Je vais donc revenir plus en détails sur quelques affirmations énoncées

1) Le pouvoir corrompt les hommes

Cette affirmation est sans doute vraie, sans doute fausse, probablement un peu des deux au final. Nul n’a de réponses définitives. Ce qui est sûr, c’est qu’elle part d’une vision constructiviste, marxienne considérant que le comportement des hommes n’est que la résultante d’un contexte socio-culturel. Au fond, l’homme ne serait qu’une girouette qui s’orienterait en fonction du sens du vent, le vent étant cet environnement social dans lequel il évolue. Négation complète de toute forme d’essentialisme propre à chacun (à rebours de ce que nous enseignent les sciences en général et la génétique en particulier) 
Pour ma part, je redis que non seulement rien n’est démontré mais que j’aurais même tendance à penser que le pouvoir n’est qu’un révélateur de "l’âme humaine" (pour ne pas dire sa ’Nature’ ou son génôme en langage plus scientifique) qui serait corrompue dès l’origine. 
Eternel débat de l’inné et de l’acquis, on en revient toujours là.
 L’analyse marxienne est hémiplégique, elle n’envisage qu’une partie de la Vérité, celle favorable à cette image de l’Homme intrinsèquement bon soumis intégralement à son environnement. Elle oublie juste le revers de la médaille...

---> Donc en définitive : cette affirmation n’est qu’une thèse, pas une vérité définitive


2) Désirer le pouvoir signifie désirer l’asservissement de ses semblables

Cette affirmation, contrairement au point 1) n’est pas seulement une thèse, elle est une contre-vérité ! (Ce qui ne signifie pas pour autant que quelques-uns désirant exercer le pouvoir ne le font jamais pour ce motif là mais c’est cette "automaticité"énoncée ici qui est, elle, totalement fausse).
Mais ce qui est plus intéressant est de savoir pourquoi cette affirmation est une contre-vérité. Disons-le tout net : cette phrase est rigoureusement exacte en elle-même mais c’est ce qu’elle induit qui est un formidable mensonge idéaliste : l’illusion selon laquelle on peut construire une société vierge de toute forme d’asservissement !
Et on en revient, une fois de plus, à la discussion précédente : l’idée (fausse) selon laquelle les hommes seraient capables de se gouverner pacifiquement entre eux sans établir aucune contrainte ni aucune hiérarchie (assimilées à de l’asservissement).

Par ailleurs, puisqu’on affirme que désirer le pouvoir correspond, au mieux, à un désir individualiste, au pire à un comportement de psychopathe, je vais maintenant revenir sur un cas concret que je connais bien et que je cite souvent en la personne du Général de Gaulle et de sa conception de la politique. Voilà un homme, ambitieux s’il en est ( ce que nul ne conteste), considéré par certains comme un "grand Homme" ou par d’autres comme un "apprenti-dictateur". Les superlatifs ne manquent pas ni dans un sens, ni dans l’autre, tant sa personne ne laissait pas indifférente. Mais pourtant, il y a UNE chose que même ses plus acharnés détracteurs n’ont pu lui attribuer : son souci du Bien Commun. Jamais, au grand jamais, malgré son tempérament très autoritaire, De Gaulle ne s’est permis d’agir contre l’avis du peuple. Il a démontré, et ceci est factuel, qu’il plaçait la souveraineté du peuple français au-dessus de tout, y compris de sa carrière. Pour preuve, lorsque le peuple, pour la première fois lui a dit ’non’ lors du référendum de 1969 à propos de la réforme du Sénat, il a immédiatement démissionné de ses fonctions. Exemple qui, c’est le moins que l’on puisse dire, n’a pas été suivi depuis...

"La politique, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c’est une action pour un idéal à travers des réalités."
Charles De Gaulle








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