@maQiavel
Tout est une histoire de référentiel dans lequel on se place.
A un niveau humain, je peux dire que tout mon être est sous mon contrôle, même si ce n’est pas moi qui "contrôle" les mécanismes chimiques de mes synapses, les battements de mon cœur et la vitesse à laquelle poussent mes poils.
Mais j’ai quand même un contrôle global du corps en lui même : je peux quand je le souhaite mettre fin aux battements de mon cœur en y enfonçant un pieu, me raser la tronche pour virer tout les poils ou ingurgiter de grandes quantités de produits divers et variés pour foutre en l’air le fonctionnement de mes synapses.
Le dernier mot, c’est moi qui l’aurai, pas mes synapses.
Les aficionados du complot total, c’est un peu pareil.
On leur dit que tout ne peut pas être sous contrôle, ce qui est vrai, mais ils estiment que la source du contrôle aura le dernier mot, car avec un pouvoir décisionnel situé à une autre échelle que les éléments "hors de contrôle".
Un exemple (moyen), mais qui me vient à l’esprit, c’est le contributeur financier principal des 2 candidats à la maison blanche : il n’aura aucun contrôle sur les élections en elle-même, il ne pourra pas décider qui sera élu, mais il exercera un pouvoir "behind the curtains" quel que soit l’issue du scrutin.
Selon le référentiel et les données que l’on prend en compte, certains voit du chaos et d’autres un contrôle total 