@micnet
"Le libre-arbitre est la faculté de l’être humain de penser et décider librement, par lui-même, indépendamment de toute influence extérieure. Il se voit essentiellement limité par des facteurs inconscients : l’origine, l’éducation, le groupe social, le vécu, la psychologie, l’héritage génétique, etc... Par conséquent, il rentre parfaitement dans le domaine d’étude des neurosciences ou encore de la sociobiologie comme le fait justement remarquer Yoananda2 plus haut."
Votre réponse s’enfonce encore plus dans l’absurdité humoristique. Il est étonnant que vous ne vous en rendiez pas compte, mais nous allons essayer de remédier à cela. D’abord, si "le libre arbitre est la faculté de l’être humain de penser et décider librement, par lui-même", il découle de cette définition qu’il ne peut pas être "limité par des facteurs inconscients : l’origine, l’éducation, le groupe social, le vécu, la psychologie, l’héritage génétique, etc." C’est comme si vous me disiez que l’infini se voit limité par toutes sortes d’objets qui y mettent un terme. Formuler les choses ainsi n’a aucun sens. Vous pouvez juste dire que vous pensez que rien n’est infini (et on pourra se demander ce qui vous incite à adopter une telle idée) mais non que l’infini est limité par ceci ou cela, ce qui se réduit par l’absurde au simple niveau du langage.
A présent, suivez-moi bien sans chercher à défendre votre point de vue (que j’ai compris, donc inutile de le répéter) afin que nous évitions de tourner en rond : les neurosciences et la sociobiologie n’ont pas du tout pour objet d’étudier la liberté de conscience ou le libre arbitre (peu importe le nom qu’on lui donne). Elles ont pour objet d’étudier la détermination biologique et le conditionnement social de la pensée — c’est en cela qu’elles sont très intéressantes. Elles ne trouveront donc jamais que de la pensée déterminée ou conditionnée. C’est ce qu’elles cherchent ! Elles ne peuvent pas appréhender ce qui se trouve, non seulement en dehors de leur domaine de compétence, mais tout simplement en dehors de leur champ de recherche. De même qu’en footbalistique vous ne trouverez par définition aucun autre terrain que le terrain de football avec des règles de football, des tenues de football, etc. De là à en déduire que l’univers est un vaste terrain de football et que l’être humain se caractérise par le fait de courir en short en tapant avec le pied dans un ballon sur une pelouse, il y a un gouffre : le gouffre de la folie dans laquelle peuvent tomber certains prétendus scientifiques qui pensent que l’eau à une forme d’éprouvette parce qu’il la regarde dans une éprouvette.
Comprenez-vous l’erreur fondamentale de logique qui se trouve à la base de votre raisonnement ? Un dermatologue sait qu’il ne peut rien dire concernant les pathologies qui ne se manifestent pas sur la peau. Il faudrait qu’il soit gravement en panne de lucidité pour affirmer que les maladies qui ne se manifestent pas sur la peau sont imaginaires... puisqu’elles ne se manifestent pas sur la peau. Ce serait du même niveau de folie circulaire que d’affirmer que la preuve scientifique que le Coran dit la vérité se trouve dans la science coranique. 