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Commentaire de Et Hop !

sur Abolir la dette ou mourir | Olivier Piacentini


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Et Hop ! 27 décembre 2020 16:20

@sls0

Non, le PIB c’est le Chiffre d’Affaire du pays, le revenu c’est les recettes fiscales qui peuvent servir à payer des intérêts ou à rembourser, donc le niveau d’endettement est beaucoup plus important, il est environ de 100 %.

L’emprunt à intérêt n’est justifiable que pour faire un investissement qui rapporte, comme de construire une maison ou une centrale nucléaire. S’endetter à cause d’un déficit est une faute de gestion.

Il n’est pas dans l’intérêt de l’usurier que le capital soit remboursé, il préfère qu’on lui paye des intérêts perpétuellement. 45 milliards par an pour l’état central, c’est quand-même pas mal. Il faut compte au moins le double ou le triple d’intérêts payés si on compte les collectivités locales (communes, départements, régions, intercommunalités, l’UE, si on ajoute encore les établissements publiques (Universités, hôpitaux, etc..), et les caisses publiques (Sécu, caisses de retraite, etc..).

A partir de 1986, il y a eu une politique volontariste d’endettement maximal de l’État, puis des Établissements publics, des entreprises nationnalisées et des collectivités locales auprès de financiers privés étrangers. 

Du temps de De Gaulle jusqu’en 1973,
c’est la Banque de France qui accordait des facilité de caisse à l’État en cas de déficit, sans paiement d’intérêts ;
 le financement des grands investissements publics se faisait par des emprunts obligataires d’État (SNCF, EdF, etc) dont la souscripton était réservée aux ménages français, de telle sorte que les intérêts payés restaient en France pour y être dépensés :
—  le financement des investissements collectivités locales se faisait à un taux réglementépar des prêts de la Caisses d’équipement des collectivités locales, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation (Trésor Public).
 le financement des hôpitaux, des universités, et autres étblissements publics ne pouvait se faire que par des bdgets et dotations de l’État, ils n’avaient pas de personnalité morale leur permettant d’emprunter. Ils ont été autonomisés pour leur permettre de s’endetter. 
 La Sécu, les caisses de retraites n’avaient pas le droit d’emprunter, donc pas d’endettement.


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