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Commentaire de Conférençovore

sur Discriminer ou disparaître ? Thibault Mercier - Charles Gave


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Conférençovore Conférençovore 3 mars 11:40

"On a voulu les faire disparaître".

J’ai beaucoup de mal avec les gens qui commencent leurs phrases par des sujets indéfinis alors qu’il n’en est rien. Il n’y a pas de "on". Il existe certaines personnes qui VEULENT faire disparaître toutes les limites mais pas pour tout le monde, pas pour elles e l’occurrence... mais pour les masses. Elles veulent une masse humaine uniformisée, métissée, informe, sans repères, sans barrières naturelles. Elles veulent des fommes, des jieux, des individus atomisés unisexes et métissés partout. Elles veulent et ont réussi en partie à imposer l’idée qu’il n’y aurait plus de races, plus de sexes, plus d’âges mais juste des individus qui borneraient eux-mêmes les contours de leurs identités au gré de leurs seules humeurs. L’Homme à la mesure de lui-même, sans regard objectif extérieur sur ce qu’il est.

Cela étant, il ne faut pas surestimer la puissance de cette idéologie destructrice des identités. Elle a un impact évident sur les masses urbaines occidentales et autochtones (principalement... les Bilal Hassani, les chouchous* sont des ovnis anthropologiques mis en avant de manière invariablement proportionnelle à leur représentativité réelle) mais pas nécessairement voire pas du tout sur les autres. C’est même le contraire qui se passe : on observe qu’à mesure que le mélange des cultures est imposé (et, encore une fois, pas partout mais quasi uniquement en Occident...), il ne prend pas et s’accompagne au contraire d’un phénomène de communautarisme, voire de "séparatisme".

De même, cette histoire de couples homos qui adoptent et "fabriquent" (c’est le verbe... il n’y a évidemment rien de naturel derrière cela) de toutes pièces des familles restent des phénomènes marginaux mais mis là encore en avant pour imposer la destruction de ce qui est et reste une norme (c’est le cas de Fogiel qui a littéralement loué un ventre façon Bergé pour s’offrir son caprice). C’est leur mise en avant exagérée qui génère l’idée que la filiation biologique serait un mode de filiation comme les autres. Pour chiffrer un peu les choses, prenons le cas de l’adoption : En 2018, les juges ont statué sur près de 10 000 requêtes en prononçant l’adoption de 12 500 personnes, enfants et adultes. Rapportés au nombre de naissances (environ 700-800K/an), on voit bien que ce phénomène d’adoption ne concerne même pas 2% des enfants (et encore... il faut retirer l’écrasante majorité des cas qui sont des adoptions par le nouveau conjoint d’un parent au sein de couples hétéros). Ce n’est donc quasi rien. 

Bref, je ne crois pas qu’il faille s’inquiéter plus que cela. Ce n’est pas parce que certains cerveaux malades décrètent que la nature peut être manipulée à l’extrême que cela en devient une réalité pour autant. Peut-être même que c’est un mal pour un bien et qu’une forme de sélection naturelle (qui a été oblitérée par le progrès) reviendra en force pour remettre l’église au centre de la ferme des animaux.

* Ce personnage de travelo maghrébin mal joué par Gad Elmaleh il y a qq années de cela


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