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Commentaire de TchakTchak

sur Démocratie & liberté d'expression : 4h de discussion passionnante avec Étienne Chouard


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TchakTchak 31 juillet 09:33

@Conférençovore
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Au début, je ne comprenais pas, je me demandais si c’était Norman que je lisais…

Je suis d’accord avec Yassine Chibane et vous, je pense que Chouard a atteint ses limites : sa proposition est insuffisante. J’ai de la peine à dire pourquoi, je peux dire en tout cas qu’il est trop naïf sur la nature humaine.

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 Maintenant, l’expérience des ronds points au début de gilets jaunes a montré qu’une intelligence collective, constructive et positive est tout à fait possible. Ils ont formé des parlements sauvages, bien plus dynamiques qu’à l’Assemblée Nationale, au point d’avoir trouvé rapidement la clé pour reprendre le pouvoir politique : le RIC. Il y a eu aussi des élaborations de programmes tout à fait censés, raisonnables, avec la solidarité comme les exigences de vie collective nécessaires. C’est à dire sans les pathologies habituelles dont ont besoin les partis politiques pour exister électoralement. La question est comment faire pour que cette intelligence collective possible, puisse advenir sans être corrompu par le système en cours qui n’est pas fait pour ça. A part les fourches, je ne vois pas et lui ne veut pas.

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La question à laquelle je n’ai jamais eu de réponse est si la démocratie est possible au-delà de millions de personnes. On sait aujourd’hui, qu’un système représentatif finit toujours par être la proie d’intérêts qui ne sont ceux de la population. Et le système exécutif dirigeant devient système de domination.

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Démocratie directe : durant le Hirak, en Algérie, proposition constitutionnelle a circulé d’une démocratie  à partir des conseils communaux et de quartiers pour les agglomérations. Le faux semblant, je crois, est de penser que la démocratie se limite au vote, aussi éclairé fût-il. Le principe que les habitants locaux gèrent leur commune ou leur quartier, et que ce soit à eux de gérer, me semble sain : la démocratie est une affaire d’expérience des réalités. On peut imaginer un secteur législatif qui soit propre aux communes, pour qu’il y ait un pouvoir local de régler ses problèmes et de construire, inaccessible à un secteur législatif national qui a aussi le sien. Le système Suisse a son corpus législatif communal. Les crèches et les pistes de skis, par exemple, c’est la commune qui fait comme ça lui convient.


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