@nono le simplet ( Jean Desmaison ) Vous avez utlisé une présentation complètement scolaire et binaire réductrice d’un cas classique, qui s’inscrit EN FAIT dans un contexte plus large qu’un intervenant DOIT PRENDRE LE TEMPS comprendre. Votre façon REDUCTRICE d’envisager une urgence médicale correspond tout à fait à la réflection très limitée d’un MAUVAIS joueur de Rugby : rien dans la tête, tout dans les muscles.
Un secouriste BIEN formé ferait mieux que vous dans sa démarche !!
Sa formation lui IMPOSERAIT dans sa tête de commencer par faire un BILAN ULTRA RAPIDE mais nécessaire dans le cadre VRAI d’une extrème urgence, INDISPENSABLE pour ne pas achever un sujet que l’on est la pour essayer de sauver. !!!!
Toute action humaine DOIT être réfléchie AVANT sa mise en oeuvre !!!
La BONNE MEDECINE REPOSE SUR UNE PROBABILITE acceptable de BON DIAGNOSTIC EN PREMIER suivi d’une action éventuelle.
EN PRATIQUE : Il y a assez peu de VRAIES URGENCES EXTRËMES quasi immédiates qui vont entrainer d’une façon ou d’une autre L’ARRËT CARDIAQUE ET LA MORT CEREBRALE IRRECUPERABLE passées 3mn à 5mn à 37°
Et même dans ces cas il FAUT ENCORE REFLECHIR pour ne pas faire n’importe quoi.
Une situation Médicale peut se compliquer parfois en quelques secondes et nécessite alors le plus souvent un plateau technique important en personnes très qualifiées et en moyens très spécialisés, si on veut donner quelques chances au sujet en cause.
Un coma diabétique, qu’il soit par hypo ou hyperglycémie, est une urgence vraie mais vous laisse juste assez de temps d’envisager, tant que le coeur bat toutes les possibilités et leur suite. Toute action médicale que l’on fait DOIT être systématiquement critiquée en sachant rapidement si nécessaire admettre qu’on s’est trompé, la Médecine étant un métier où les erreurs sont nombreuses.
Perso, alors que ma longue carrière m’a fait vivre dans un monde de haute technicité, et en paticulier à l’Hopital en liaison étroite avec les anesthésistes réanimateurs, pour des cas parfois extraordinaires ou souvent très complexes,
je resterai d’abord un clinicien avant d’être une machine à ne plus réfléchir.
Deux Exemples réels vécus :
Quasi pour mes 17ans, mon père très GRAND diabétique (type II) , sortant de son 4° infarctus du myocarde s’est brutalement enfoncé dans le coma et est mort en 5 minutes..... d’une hémorragie cérébrale fulgurante. Il était foutu et aucun Médecin n’aurait rien pu faire.
Une jeune cliente en pleine forme et sans antécédants médicaux a dit soudain à sa mère "Maman, j’ai mal à la tête" juste avant de passer dans le coma.
Le Médecin arrivé très rapidement a compris qu’il n’y avait, dans ce contexte qu’un seul diagnostic urgentissime le plus probable. Il l’a donc immédiatement fait conduire en Neurochirurgie où elle a été opérée en urgence d’une hémorragie cérébrale par rupture d’anévrysme (4% de la population). Aucune séquelle.
La chance existe parfois. (étant passé en Neuroradiologie, je peux vous dire que les hémorragies peuvent être dévastatrices et qu’il vaut mieux parfois mourir dans l’accident vasculaire, que d’être transformé un légume ou fortement diminué. Il y a environ 50% de casse en Neurochirurgie).