@nono le simplet ( Jean Desmaison ) C’était en 1971. L’Armée est un milieu très particulier qui mérite d’être vu de l’intérieur. Quant à y rester pour faire carrière, c’est une autre histoire. En 1971 la Guerre d’Algérie était finie et toutes nos colonies perdues, 1968 avait modifié la Société Française post Gaulliste MAIS nous étions toujours en Guerre Froide. L’enseignement militaire pour les Médecins était donc centré sur les conséquences médicales d’un bombardement atomique. C’était fou mais intéressant.
Toutes les armées du Monde en campagne essayent d’évacuer leurs blessés SI CELA EST POSSIBLE.
Donc tous les moyens utilisables sont les bien venus.
MAIS, Convention de Genève ou pas, un ennemi reste dans tous les cas une cible pour le camp adverse. C’est pourquoi le simple infirmier qui intervient en première ligne a souvent une espérance de vie réduite !
Américains et Israéliens ont même essayé de rapprocher du front des moyens de prise en charge déjà assez lourds. Ponctuellement cela donne plus de chance de survie à celui qui en bénéficie MAIS est inapplicable dès qu’il y a de nombreux blessés.
!!! Dans ce cas, que ce soit en Protection Civile ou chez les Militaires au combat on va être forcé de pratiquer un Tri en 3 groupes :
1° les blessés qui peuvent attendre,
2° les très gravement blessés à l’espérance de vie très courte dont la prise en charge très mobilisatrice de ressources condamnerait à mort rapide plusieurs autres blessés graves pouvant survivre si on s’en occupe immédiatement,
qu’on va donc mettre en attente, devant
3° les blessés très graves mais avec un espoir de survie si on s’en occupe de suite
.
Donc le rôle du responsable désigné qui arrive sur un tel champs de catastrophe n’est pas de soigner MAIS de trier de cette façon, seule façon vérifiée de sauver le maximum de blessés (cela a été remarquablement illustré par un célèbre film sur Pearl Harbor où le chirurgien donne l’ordre à l’infirmière qui connait tous ces blessés de procéder ainsi. Elle marque alors avec son rouge à lèvre le front de ceux que l’on va laisser mourir faute de soins et ceux qui seront opérés).
Ce tri a été mis en place plusieurs fois en France pour des blessés civils par l’Autorité préfectorale responsable !!!!!