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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > AREL3, de Bruce Benamran

AREL3, de Bruce Benamran

Une petite gymnastique ludique et existentielle.

Je suis tombé sur cette web-série produite par Bruce Benamran (e-penser chaîne YouTube de vulgarisation scientifique). C’est une série de sept épisodes de quelques minutes chacun.

C’est déroutant et difficile à expliquer sans gâcher l’histoire. C’est un bon sujet d’été (ce serait trop froid pour l’hiver, en tout cas) et je voulais vous faire partager l’expérience. Je me suis ensuite aidé des commentaires de YouTube sous les épisodes (du moins les derniers) pour ajouter des indices à la compréhension. On pourra en reparler ici s'il y a des commentaires. 

J’ajoute que c’est frustrant, car il ne s’agit que de la première saison et Bruce Benamran attend des financements pour continuer. Mais l’hypothèse est posée avec ces feuilletons et on vit déjà une expérience phénoménologique intéressante. 

 

AREL3# 01 Daphné

AREL3# 02 Gaëtan

AREL3# 03 Claire

AREL3# 04 Franck

AREL3# 05 Bruno

AREL3# 06 Elsa

AREL3# 07 Alex




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48 réactions à cet article    


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    Zatara Zatara 19 juillet 12:45

    c’est frais... c’est quand même du cube mais c’est frais pour du .fr ...


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      PumTchak PumTchak 19 juillet 14:38

      Je n’ai pas été emballé par le film Cube, j’ai trouvé les personnages aux rôles convenus et les interactions assez prévisibles. Avec l’impression que le réalisateur a rajouté du gore, au cas où l’expérience sociale serait trop fade pour le spectateur. Sur ce registre, je préfère les romans de Robert Merle, amateur de huis clos, surtout « Madrapour ».

      Dans cette série, il y a un plus, ils ne sont pas sûrs de ce qu’ils sont eux-mêmes. C’est en tout cas plus actuel avec la prégnance de la gestion sociale dans notre société et les interrogations sur l’Intelligence Artificielle. Je ne veux pas trop éventer l’histoire pour l’instant.


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        Zatara Zatara 19 juillet 20:24

        @PumTchak
        c’est vrai que ce n’est pas difficile de faire mieux que cube sur le plan scénar....sur tous les plans à part le concept en faite... En 3 minute, je préfèrais déjà largement cette mouture de Bruce.

        PS : juste un truc PumTchak, faudrait que tu fasses gaffe à appuyer sur "répondre" au lieu de "ajouter un commentaire", histoire de pas multiplier les fils smiley


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        Zatara Zatara 19 juillet 20:25

        @PumTchak
        bonne découverte en tous cas... je suis surpris par ce virage de l’auteur, mais quand y’a un peu de cervelle, ça ne peut être que bon.


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        Qirotatif Qirotatif 20 juillet 09:18
        C’est drôle parce que le réa explique qu’un de ses soucis majeurs était d’éviter que le spectateur ait l’impression de regarder une scène de théâtre. Dans le making-off il explique comment techniquement il s’y est pris ce qui est très instructif et montre à quel point cet aspect est incroyablement compliqué. Sauf que c’est exactement cette impression d’être dans une pièce à 3 côtés et donc ce sentiment de regarder une pièce de théâtre que j’ai eu... Sans doute il n’y a pas assez de mouvements de caméra pour réellement suggérer que nous sommes bien dans une pièce avec 4 murs. 

        En revanche le jeu des acteurs et les dialogues réussissent l’exploit de nous emmener loin. Le réa est manifestement un fan de Lost (dont il porte le t-shirt dans plusieurs vidéos), intrigué par les multivers, ce qu’est au fond la réalité (la référence à Matrix glissée par Gaëtan...). 

        Pour la suite, j’imagine bien quelque chose portant sur l’autonomie de ces entités, leur capacité (ou pas) à créer un imprévu dans la matrice, autrement dit le caractère métamorphique que l’on retrouve dans certains virus informatiques. La création ex nihilo (ou pas) d’une nouvelle entité, et je pense à un enfant, pourrait être une évolution scénaristique.
        En tout cas, mis à part cet aspect technique qui j’espère sera corrigé dans les saisons ultérieurs, c’est pour le moment une très belle réussite. Vivement la suite (5 saisons écrites apparemment)... 

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          Zatara Zatara 20 juillet 09:55

          @Qirotatif
          Sans doute il n’y a pas assez de mouvements de caméra pour réellement suggérer que nous sommes bien dans une pièce avec 4 murs.

          me suis dis exactement la même chose.... il aurait du faire jouer 2 fois chaque scène en inversant les positions gauche/droite, pour pouvoir jouer au montage et faire autant apparaitre les "2 murs de fond".... C’est dommage parce que vu la simplicité du décor, cela aurait permit de rendre totalement immersive l’expérience du spectateur et de ne se focus que sur les persos et les dialogues... Mais bon... c’est quand même vachement bien.


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          Qirotatif Qirotatif 20 juillet 11:18

          @Zatara

          Pour les aspects techniques, n’y connaissant strictement rien, je ne peux que livrer une impression d’une problématique que le réa a lui-même anticipé et redoutait mais sur laquelle il n’a pas, pour moi, réussi son coup. 
          Il y a un autre truc en lien direct et qui m’a sans doute dérangé encore plus : la pièce et ses limites étant insuffisamment (à mon goût) crédibles en qq sortes, elles sont simplement suggérées au travers des dialogues. Il est dit qu’ils l’auraient examiné sous toutes les coutures des "millions de fois" mais, et choix ou non, cela n’est jamais montré. Plus largement il n’y a pas d’interaction avec ce décor. Au mieux les personnages s’assoient contre les murs, mais c’est tout. A aucun moment on ne les voit tenter de simplement toucher le plafond, tenter d’écouter à travers les murs... Leur position spatiale donne le sentiment qu’ils flottent dans le seul espace au monde où cela est précisément impossible, à savoir une pièce fermée, sans porte ni fenêtre, un monde fini. Il y a une forme de fatalisme dérangeant (la scène où un des persos fait des pompes... comme dans une cellule de prison) parce qu’il ne va pas de soi. Même quand ils sont à plusieurs et que des idées, mêmes vouées à l’échec, pourraient fuser pour tenter quelque chose, il nous est par trop imposé par les dialogues que rien n’est possible. Je ne sais pas pour toi mais je me suis dit : Pourquoi de très courtes séquences où l’on voit un ou plusieurs persos tenter quelque chose, même d’inutile, n’ont pas été introduites ? Cela aurait effacé en grande partie cette sensation, à moins qu’elle ne soit volontaire (impossible à dire sur cette seule et très courte saison). Même avec les meilleurs dialogues du monde et comédiens, il est difficile de transmettre l’idée que ce x-vers serait à ce point fini, confiné à seulement 3 dimensions. On est dans l’exact opposé d’un mime Marceau qui lui, par son langage corporel, parvient à rendre tout réel. 

          On sent aussi la touche d’e-penser avec cette interaction centrale qu’est l’échange entre Gaëtan et la fille (Claire il me semble) qui usent tous deux (surtout le premier) d’une méthode de type hypothético-déductive pour tenter d’élaborer un modèle explicatif cohérent à leur situation tandis que les autres cèdent davantage à leurs émotions. 

          Il y a d’autres questions, pleins en réalité... qui se posent. Quoi qu’il en soit c’est une saison 1 pour le coup très réussie ouvrant un champ des possibles quasi infini. Merci pour la découverte.


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          Zatara Zatara 20 juillet 11:53

          @Qirotatif
          Pourquoi de très courtes séquences où l’on voit un ou plusieurs persos tenter quelque chose, même d’inutile, n’ont pas été introduites ?
          Cela aurait effacé en grande partie cette sensation, à moins qu’elle ne soit volontaire (impossible à dire sur cette seule et très courte saison).

          C’est vrai que c’est subjectif.. mais cet aspect ne m’a pas plus déranger que ça de mon côté.... Parce que ça retomberait dans du déjà vu et revu dans les films et série , à coup de séquence en musique et fondu entre chaque petit plan pour montrer que le sujet test et regarde tout environnement, et que le temps passe —cf les films "cube" justement— avec dans l’idée : évacuer l’aspect "découverte" de la cellule pour montrer qu’il n’y a rien de ce côté là, de manière à se concentrer sur l’aspect psychologique entre les persos... C’est d’ailleurs la spécificité du huis clos. Je pense que Bruce à voulu aller directement à l’essentiel, peut être aussi à cause du format....


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          Zatara Zatara 20 juillet 11:59

          @Qirotatif
          ...le jeu des acteurs est un peu trop plat à mon goût (attention, je ne dis pas ici qu’ils jouent mal)......peut être que les personnages ne sont pas assez "différenciés"... on est un peu trop dans du trentenaire tout lisse du même sociotype. Sans partir dans du cliché rugueux façon cube, y’avait certainement mieux à faire de ce côté là...


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          Belenos Belenos 20 juillet 13:25

          @Qirotatif
          "Sauf que c’est exactement cette impression d’être dans une pièce à 3 côtés et donc ce sentiment de regarder une pièce de théâtre que j’ai eu... "

          Moi aussi mais j’ai trouvé que cela participait de l’intérêt de la chose, même à un niveau métaphysique. On se demande du coup encore plus pourquoi les personnages ne s’échappent pas de la scène par le "quatrième mur" absent, ce qui nous indique qu’ils sont intérieurement prisonniers en eux-mêmes et non seulement enfermés entre quatre murs physiques. 


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          Belenos Belenos 20 juillet 13:27

          @Zatara
          "le jeu des acteurs est un peu trop plat à mon goût"

          Je ne trouve pas. C’est bien dosé pour produire cet effet et pas un autre. 


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          Belenos Belenos 20 juillet 13:29

          @Qirotatif
          "A aucun moment on ne les voit tenter de simplement toucher le plafond, tenter d’écouter à travers les murs."

          Ce n’est manifestement pas un film "d’action" et c’est clairement volontaire. 


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          Zatara Zatara 20 juillet 13:47

          @Belenos

          Je ne trouve pas. C’est bien dosé pour produire cet effet et pas un autre.

          Je n’aurai pas du le dire ainsi... Je l’ai précisé ensuite : ça ne concerne pas en définitive leurs jeux, mais plutôt le profil et les répliques des personnages. Ça manque de disparité, de rugosité.


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          PumTchak PumTchak 20 juillet 13:48

          @Zatara & Qirotatif

          .

          J’avoue que la limite technique de la scène à trois murs ne m’a pas vraiment freinée, c’est en lisant les commentaires dessus que je m’en rends vraiment compte. La faiblesse de moyens n’empêche pas le professionnalisme : c’est là qu’il faut démonter son inventivité. Disons que j’étais surtout surpris que Bruce, qui est un très bon explicateur, mais que je trouvais limité par son côté m’as-tu-vu, puisse sortir un tel scénario.

          .

          Puisqu’on a fait la comparaison avec Cube, l’environnement futuriste, ses espaces trop blancs, aveuglants, les géométries coupantes, fabriquent le sentiment d’hostilité que l’on subit avec ce film. Au contraire, dans Arel, les murs en papier peint sont neutres (classique, voire vieillot, en tout cas pas de suggestion futuriste). L’espace, s’il nous impose évidemment l’enfermement, ne nous impose pas de sentiment d’hostilité. Par contre, c’est une pièce d’appartement, faite pour être meublée et avoir une fonction (chambre, séjour…) : c’est cette absence qu’on subit, elle nous mange. C’est fait pour, mais il n’y a pas. Pire qu’une cellule de prison, même borgne, avec un lit, un tabouret, une table : c’est un espace qui a au moins une fonction. Cela correspond à la sourde angoisse des personnages, s’ils sont réels ou pas et correspond métaphoriquement à notre société qui fabrique de l’absence : de la no life, du consumériste qui alimente sans nourrir.

          .

          Et sur les personnages « fades », c’est peut-être un peu outré, mais c’est quand même l’air du temps. Ce n’est plus l’époque de Themroc, avec des populations encore un peu paysannes, aux caractères entiers, jetés dans les villes où il faut tout mettre dans des normes. Aujourd’hui c’est différent. On devient interchangeables (savoir changer de boulot, de lieux, de conjoint, de mode de vie…). Dans la série, personne n’a relevé qu’ils portent le même vêtement, unisexe et monochrome. Par contre, le vêtement de Franck devenu rouge : c’est remarqué. On a appris aussi à ne pas faire de vague, à intérioriser le contrôle social. Ce qui a permis dans Arel d’arrêter tout de suite la scène de ménage avec l’apparition de Bruno.

          .

          Ce n’est pas simplement la lutte contre l’arbitraire, ou une puissance manipulatrice, c’est aussi une lutte contre sa propre dévitalisation, sa perte de fonction, de position, de sens dans la société. La série le suggère explicitement avec la lumière qui s’affaiblit au rouge, puis coupe, pour prendre le temps de recharger. C’est aussi latent jusqu’à la dernière vidéo : s’ils sont des réels ou des programmes répliqués.

          .

          P.S. : Zatara, ayé, je ferai attention à ne plus mettre le bazar dans les fils d’échanges.


        • vote
          Zatara Zatara 20 juillet 13:51

          @PumTchak

          P.S. : Zatara, ayé, je ferai attention à ne plus mettre le bazar dans les fils d’échanges.

           smiley farpait


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          Belenos Belenos 20 juillet 13:54

          @PumTchak
          "J’avoue que la limite technique de la scène à trois murs ne m’a pas vraiment freinée"

          Vous êtes une femme ?


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          Zatara Zatara 20 juillet 13:55

          @PumTchak
          Et sur les personnages « fades », c’est peut-être un peu outré, mais c’est quand même l’air du temps. Ce n’est plus l’époque de Themroc, avec des populations encore un peu paysannes, aux caractères entiers, jetés dans les villes où il faut tout mettre dans des normes. Aujourd’hui c’est différent. On devient interchangeables (savoir changer de boulot, de lieux, de conjoint, de mode de vie…).

          Tu mets le doigt dessus : tous les personnages sont de jeune urbains macronisé totalement intégrés et socialisés en 2.0. Ils pourraient tous se rencontrer et devenir pote lors d’un barbeuc. Y’a pas un pet de travers à part l’histoire de cul, ce qui est trop faible....

          Je propose la même série avec 3 gauchistes et 3 droatardés avec Macron en IA smiley


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          Belenos Belenos 20 juillet 13:56

          @Zatara
          "Ça manque de disparité, de rugosité." 

          S’il y en avait plus, ça partirait dans un autre registre très différent. 


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          PumTchak PumTchak 20 juillet 13:58

          @Belenos

          Arnaud Gauthier-Fawas, vous avez déjà oublié ?

          On est libre maintenant, c’est chouette !

          Bon, je vais essayer ça aussi, mais les progrès vont être plus lents.


        • vote
          Zatara Zatara 20 juillet 14:01

          @Belenos
          S’il y en avait plus, ça partirait dans un autre registre très différent.

          pas forcément...et ça aurait le mérite d’être plus réaliste (selon moi)....


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          PumTchak PumTchak 20 juillet 14:11

          @Zatara

          Plus de 75% de la population française est urbaine. Sans compter que l’effet de mimétisme de ce mode devient dominant dans les campagnes qui sont elles mêmes de moins en moins agricoles dans les populations.

          C’est un vieux sentiment chez moi : de toutes les révolutions anthropologiques que nous avons subi les cents dernières années, l’urbanisation de la population est la plus importante. C’est la fin de l’homo faber et je pense qu’on n’a pas encore compris tout ce que cela peut vouloir dire. 


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          Zatara Zatara 20 juillet 14:56

          @PumTchak
          Plus que la dichotomie Urbain/Rural, c’est l’implication de l’uniformisation comportementale dans les grandes villes que je voulais souligner... Ils ont des comportements typiques et très normé, ce qui a tendance à me faire (exagérément peut être) voir des perso’ de série ricaine moyenne....

          Mais du coup, ça soulève aussi un autre aspect : les personnages ont beau avoir un âge différent, il n’en reste pas moins que nous avons affaire à une seule génération... Il n’y a pas de vieux, pas de cinquantenaire, pas de quarantenaire, pas d’ado (ça va faire plaisir à Belenos), pas de d’enfants.... J’espère donc qu’il y a une autre explication pour cette uniformité que ce qui en est dit jusque là....


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          Qirotatif Qirotatif 20 juillet 15:17

          @Zatara
          Mais c’est la réalité de la société de 2018 que ces personnages standardisés. Il est parfois difficile de faire la différence entre un jeune de 15 et un autre de 35 ans, dans l’apparence j’entends. Il n’y a plus de tribus comme dans les années 70 à 90, puisque chacun est sa propre tribu, chacun peut choisir son genre. Il n’y a donc plus d’adultes ou d’enfants, de maîtres ou d’élèves, juste des individus. Ce qui aurait été incongru c’est qu’il y ait des persos marqués. Pour les 10-55 ans, nous n’avons plus qu’une seule génération allant donc de la pré-puberté à la post-ménopause (et encore... mettre des bornes ainsi c’est quasiment du racisme... bon je garde quand même mais que je ne recommence plus, hein !). Non le clivage désormais c’est entre les connectés 2.0 et les autres, les ringards (généralement cis-genrés et donc oppresseurs nés). 


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          Qirotatif Qirotatif 20 juillet 15:23

          @PumTchak
          "C’est la fin de l’homo faber et je pense qu’on n’a pas encore compris tout ce que cela peut vouloir dire."

          L’éternel retour du concret nous rappellera bien assez vite à la réalité du terrain... Il y aura des dégâts, surtout chez ceux qui ne touchent plus jamais le sol avec leurs pieds mais voyons les choses positivement : les futilités sont comme la croissance, finis.


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          Zatara Zatara 20 juillet 15:26

          @Qirotatif
          tout à fait... Je comprends bien que c’est une série faite avec les potos de iouteub (Professeur Feuillage et sa délicieuse assistante, bonjour), mais le coup du 25/30 ans, ça doit vouloir dire autre chose que cette représentation caractéristique du marché autocentré sur les djeuns.... sinon, ça ne dépassera pas le stade du spectacle contemporain....


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          nephis 20 juillet 15:28

          @Qirotatif

          Non le clivage désormais c’est entre les connectés 2.0 et les autres, les ringards (généralement cis-genrés et donc oppresseurs nés). 

          … cis-genrés blancs. Si tu es mâle cis-genré noir ou arabe, ça passe sans sourciller auprès des demi-putes que sont la plupart des « françaises ».

          Proverbe arabo-musulman : « Bats régulièrement ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait ! » smiley


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          PumTchak PumTchak 20 juillet 16:12

          @Zatara

          Ok, vous revenez sur l’histoire de la web série. On peut supposer que Bruce a été au plus facile pour faire son film et qu’il ait recruté dans sa CSP (voir les métiers des uns et autres) et grosso modo dans sa tranche d’âge (le secteur informatique restant djeunz et branchouille). Auquel cas, il se serait épargné, je pense, la séquence des questions-réponses sur les ages, métiers, lieux de résidences.

          Donc s’il y a une raison dans l’histoire à cela, je ne sais pas trop. Si on part de ce qui a été révélé dans le dernier épisode, ce sont des cobayes (hormis la psychologue Elsa, une réelle et Alex un bionic). Ce sont même des cobayes eux-mêmes plus ou moins volontaires (en tout cas pour la jeune Daphne et Gaëtan qui doit avoir des réminiscences pour piger si vite avant tout le monde). 

          C’est une grosse expérience, qui doit-être onéreuse, à laquelle eux-mêmes ont dû plus ou moins participer à la préparation, donc des CSP+. Pour l’âge, peut-être qu’il est mieux, pour commencer, de passer à la "photocopieuse" des individus avec des gènes et des cellules en pleine forme, plutôt que de tenter avec des séniors qui commencent l’arthrose et font des remontées gastriques. Pas trop jeunes non plus, afin qu’ils aient aussi un minimum de stabilité psychologique et émotionnelle pour encaisser le choc. Donc 30/35 ans, c’est pas mal. Exception faite avec Daphne, petite surdouée et si elle biologiste, peut être aussi qu’elle faisait partie des plus impliquées dans le projet, mais on voit qu’émotionnellement, elle a un peu plus de mal que autres.

          Ca vaut ce que ça vaut. 


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          Zatara Zatara 20 juillet 16:21

          @PumTchak
          Ca vaut ce que ça vaut.

          Et c’est déjà vachement bien. Maintenant, c’est juste que quand on choisi ce genre de concept, on ne peut pas justifier ce qu’il y a dedans par un manque de sous. Ce n’est pas comme ça qu’il faut voir la chose. Ce concept réduit le champ de perception du spectateur aux seuls personnages.

          Par conséquent, tout se doit d’avoir du sens et un certain réalisme.... et c’est là ou est la difficulté : le contexte ne peut plus diluer artificiellement la profondeur des personnages, ou leurs relations.... Plus qu’un plan pas cher pour faire quelque chose de bien, c’est un des exercices les plus difficiles en réalité....


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          Zatara Zatara 20 juillet 16:37

          @PumTchak

          Je vais essayer d’être plus clair : dans ce genre d’exercice, on ne peut pas s’en tenir à simplement enfermé des archétypes d’une génération, parce que ça dissout la richesse psy de ce qu’est réellement l’humain (avec tous ses espoirs, désirs, penchants....avec son intelligence ou sa fatuité, bref, son identité à travers son propre caractère...). Maintenant, si le but est de centrer le propos sur le système (sur un système), alors, effectivement, pas besoin d’en faire des tonnes sur les persos et leurs relations dans ce cadre là, mais ça perd peut être un peu sens...


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          PumTchak PumTchak 20 juillet 17:10

          @Zatara

          Oui, merci. Je ne saisissais pas bien et je n’arrivais pas à trouver les questions à poser pour éclaircir...

          Là dessus, il s’est fait peut-être un peu piéger par ses contraintes (format courts, type youtube et pas trop d’épisodes, because les finances que à demande et la patience de ses fans que ça sollicite).

          Ce qui fait alors que (en caricaturant méchamment), son projet se réduit à un sketch a fait jouer entre des personnages pour faire avancer l’histoire générale. Cela qui le met en entre-deux, entre l’intrigue sur laquelle captiver le spectateur et l’histoire des personnages en fonction des interactions qui se nouent entre eux et s’articulent les uns les autres.

          Du coup, oui, je ne sais pas si cette "fadeur" vient du traitement trop rapide des personnages ou d’une homogénéisation induite par la société sur les comportements. 


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          Zatara Zatara 20 juillet 20:00

          @PumTchak
          Ce qui fait alors que (en caricaturant méchamment), son projet se réduit à un sketch a fait jouer entre des personnages pour faire avancer l’histoire générale.

          En fait, à ce stade, ça dépend surtout de la profondeur de la trame narrative dans les épisodes qui vont suivre..... Pour ne pas que les personnages soient finalement et définitivement réduits à des archétypes un peu simplet ( je grossis exagérément le trait pour faire comprendre la nuance), il faudra sortir de la pièce pour les faire évoluer, ou pour leur donner un peu plus de vie à travers des choix personnels. Après, le truc fondamental à relever (quitte à se répéter), c’est que tout cela est conditionné en tout premier lieu par le format : les épisodes sont très très court. Et s’il n’y avait qu’une erreur à remarquer, je dirais que c’est avant tout celle là... mais franchement... au final... par rapport à ce qui est fait en France... c’est plutôt un p.tain de compliment.


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          Zatara Zatara 20 juillet 20:11

          @Qirotatif
          en l’ayant re-regardé, et comme tu l’as souligné, c’est vrai que ça manque de mouvement de plan (? ?)... En plus de la remarque de faire jouer 2 fois les scènes en inversant gauche/droite (pour recréer le 4 ème mur), il aurait peut être dû taper un peu plus dans des gros plans ou des cadrages serrés (je ne connais strictement rien à la dénomination), pour capter plus d’émotion, de réactions sur les visages... Même pas besoin de traveling... par contre, j’imagine que niveau quantité de boulot, c’est plus la même... en tous cas, en amont de la production. Et c’est là où, par exemple, un dessinateur de BD aurait pu faire le boulot... Et puis, y’a d’autres copains iouteubesque qui aurait pu l’aider dans la réal. (comme certainement le fossoyeur de film)


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          Belenos Belenos 20 juillet 22:23

          @Zatara
          "et ça aurait le mérite d’être plus réaliste."

          Il me semble que ça cherche à être stylé légèrement décalé par rapport au réel (genre Luchini ou Rhomer), et non à être réaliste. 


        • vote
          Belenos Belenos 20 juillet 22:27

          @Zatara
          en l’ayant re-regardé, et comme tu l’as souligné, c’est vrai que ça manque de "mouvement de plan"

          Ouais et puis en le regardant la douzième fois, on voit que dans le coin supérieur gauche, il y a un grain de poussière qui est passé rapidement devant la caméra, à 7 minutes 23 secondes. Ca gâche vraiment tout.  smiley  smiley


        • vote
          Belenos Belenos 20 juillet 22:30

          @Zatara
          "Plus que la dichotomie Urbain/Rural, c’est l’implication de l’uniformisation comportementale dans les grandes villes que je voulais souligner..."

          Ne tournons pas autour du pot : sont-ce des gauchistes ou des droitards ?   smiley


        • vote
          Zatara Zatara 20 juillet 23:57

          @Belenos

          Il me semble que ça cherche à être stylé légèrement décalé par rapport au réel (genre Luchini ou Rhomer), et non à être réaliste.

          Connais pas Rhomer... et je vois pas bien ce que viens faire Luchini la dedans, à part peut être pour évoquer un côté théatral... Et ça n’a rien d’immersif dans ce cas là, c’est du spectacle.

          Ouais et puis en le regardant la douzième fois, on voit que dans le coin supérieur gauche, il y a un grain de poussière qui est passé rapidement devant la caméra

          Les plans c’est important. J’aime le cinéma en général et les plans participent bien plus à l’ambiance qu’un seul personnage...

          Ne tournons pas autour du pot : sont-ce des gauchistes ou des droitards ?

          ça dépend de qui est mis pour jouer l’IA. Je propose Macron smiley


        • vote
          Belenos Belenos 21 juillet 00:18

          @Zatara
          "Connais pas Rhomer... "

          https://www.youtube.com/watch?v=YP5sAihmDgU


        • vote
          Zatara Zatara 21 juillet 10:21

          @Belenos

          https://www.youtube.com/watch?v=YP5sAihmDgU

          Et alors ? je ne comprends pas toujours pas le lien s’il y en a un ...


        • vote
          Belenos Belenos 21 juillet 22:55

          @Zatara
          Le cinéaste Rhomer et l’acteur Luchini ont été parmi les premiers en France à proposer une nouvelle convention d’interprétation au cinéma qui consiste à "faire semblant de jouer faux" (comme dans l’extrait que je vous ai donné) mais d’une manière très précise et avec une pointe d’humour pour introduire un décalage stylistique par rapport à la vie courante. C’est donc un jeu "irréaliste", mais qui fonctionne très bien... à condition toutefois de ne pas le comparer constamment à un jeu réaliste.   smiley




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