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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Onfray vs Freud : acte II

Onfray vs Freud : acte II

Dans "Apostille au Crépuscule" (Grasset), Michel Onfray poursuit sa démystification de la psychanalyse freudienne. Pour Rue89, il revient sur la polémique engendrée par "Le Crépuscule d’une idole" en avril dernier, sur la psychanalyse non-freudienne, sur les intellectuels d’aujourd’hui... et sur Jean-Luc Mélenchon, qu’il soutient.
 
Le philosophe était également l’invité de Laurent Ruquier dans On n’est pas couché samedi soir :
 

Tags : Livres - Littérature Politique Philosophie




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6 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Hijack ... Hijack 15 novembre 2010 22:52

    Pour ceux que ça intéresse :

    L’intégrale de l’entretien avec Michel Onfray
    C’est ici la version intégrale de l’entretien que nous a accordé Michel Onfray. Il y aborde, avec la précision qu’on lui connaît, tout ce à quoi il a dû faire face au printemps dernier suite au « Crépuscule d’une idole », l’absence de soutien de son éditeur, les intellectuels français d’aujourd’hui, BHL, Badiou, Attali, la religiosité de la psychanalyse freudienne, la politique, la gauche, et l’inscription dans le temps de l’homme d’aujourd’hui.

    http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2010/11/14/lintegrale-de-lentretien-avec-michel-onfray-175878


    • vote
      Benj 15 novembre 2010 23:41
      lit bien ce qui suit, démolition contrôlée, par la fine équipe du 11 !


      • 2 votes
        Nicob Nicolasbault 16 novembre 2010 01:19

        Tu nous vends du Egalité & Réconciliation à tout va toi !

         Sur chaque sujet, tu vas nous renvoyer à leur analyse ?
        En tout cas Michel Onfray vend 100 fois plus de livres que Soral, ce qui veut dire qu’il est 100 fois plus lu et entendu que Soral... 

      • vote
        Benj 20 novembre 2010 00:49

        on se connait ? ça fait au moins 2 mois que je n’ai pas mit de message sur agoravox . 


        "En tout cas Michel Onfray vend 100 fois plus de livres que Soral, ce qui veut dire qu’il est 100 fois plus lu et entendu que Soral... "

        en tout cas hitler a vendu un concept a tout un pays, donc il est plus écouté que toi et moi réunit ! 

        en tout cas sarko ... t’en veut des listes comme ca ! le peuple est un veau, tu ne l’as pas encore comprit ? continue d’aller voter. si ce passe quekq choz’, on vous le dira .


      • 1 vote
        poetiste 15 novembre 2010 23:57

        Analysez-moi !

         

        On pourrait dire de Michel Onfray qu’il a un sérieux compte à régler avec le christianisme et comme le sieur Freud voyait dans la recherche de Dieu, la recherche du père, ceci explique cela. Mr Onfray ne retient rien de Freud, c’est une autre croyance.

        Ceci dit, à propos des psy, jamais charlatans ne surent mieux leur métier, comme jadis les médecins : jamais empoisonneurs ne surent mieux leur métier.

        C’est que les médecins du temps de Boileau en étaient aux balbutiements de la médecine. Et de plus, le corps nous livre ses secrets bien qu’il reste beaucoup de mystères.

        Mais l’âme, qui prétendrait connaître l’âme et savoir le médicament qu’il lui faut quand elle se meurt de mélancolie ? L’âme a alors besoin d’amour, d’être entendue mais pas par quelqu’un qui rédige une facture après consultation.

        On a créé de toutes pièces le métier de psychologue ; on a usurpé l’épithète pour en faire un substantif et s’approprier ce mot.

        Quand des gens ont faim à l’autre bout de la planète, on crée une ONG bénévolement. Quand des personnes déprimées crient au secours chez nous, on crée des postes de psy. Si ce n’est pas là une exploitation du dysfonctionnement de la société, expliquez-moi.

        Des analyses qui durent jusqu’à dix ans et le gars qui s’est analysé lui-même devant son psy pense qu’il a découvert son fonctionnement, qu’il est guéri mais en fait on l’a fait tourner en boucle autour de son ego et il continue de se satelliser autour .

        Au lieu de le débarrasser de ses « moi, je » encombrants, on les a exacerbés. Est-ce que l’imposture peut continuer comme ça ?

        Si le psy se justifie dans une société sans liens, c’est qu’il nous faut recréer ces liens, alors les psy se reconvertiront en cantonniers ou maçons.

        Tout s’achète et tout se vend, comme si la gratuité n’avait plus son mot à dire, c’est bien dommage. Un monde « gagnant gagnant » n’est pas celui de l’échange économique mais celui du partage, du temps que l’on passe pour l’autre.

        Disons que dans la conjoncture, le psy reste une nécessité, un pis-aller. Quel soignant honnête d’une maladie ne voudrait pas qu’elle soit éradiquée et passer à autre chose ?

        Nous avons les moyens de supprimer l’exclusion, les suicides à télécoms mais les ego surdimensionnés restent des « ego sans trique » extrêmement timides de la rencontre de l’autre, du plus démuni et peut-être de leur véritable «  eux-mêmes ».

        Vivre de la dépression bien entretenue par la pression des médias, leur publicité assommante et le tapage de leur foire aux vanités, ce n’est pas prendre le problème par le bon bout.

        Quand on vous vend du rêve qui vous déprime, c’est qu’il s’apparente à une drogue. Nous avons fait de la théorie freudienne une drogue et de la lutte des classes de Karl Marx une utopie dangereuse. On n’a pas gardé le doute, salutaire en toutes circonstances.

        Tout ce qui s’impose en croyance absolue constitue un dogme dangereux. La certitude mimétique religieuse nous en fait la démonstration avec les extrémistes religieux.

        Ils adorent leur religion mais ne sauraient décrire leur Dieu ; il leur sert de slogan pour justifier des instincts incontrôlés.

        La folle du logis est partout, dans les dogmes, les partis, les religions. Remettre en question la psychanalyse de Freud, c’est lui reprendre des terrains usurpés.

        Des fois, on croit et ce n’est pas vrai, dit-on A vrai dire, si j’ose dire, ce n’est jamais vrai qu’à travers un prisme, une légende admise selon le pays où l’on est né.

        Comme Déprosges, il faut dire à tous les gourous et à tous les courroux : coucou ! Un bras d’honneur à leurs idées impérieuses.

        Michel Onfray, OK ! Démystifiez le freudisme mais tapez moins fort sur la légende fondatrice de notre civilisation ; elle nous a conduit aux droits de l’homme et à la laïcité.

         

        A.C

          

         

         

         


        • vote
          ffi 16 novembre 2010 01:14

          Pour Zemmour, quand il reproche à Onfray de contredire Freud sans démontrer et qu’il agit ainsi à l’image de Freud qui affirme sans démontrer : Ce qui est affirmé sans preuve peut être contredit sans preuve.
          .
          Pour Onfray : L’idée n’est pas matérielle. Cela n’a aucun sens. Un concept (ici l’inconscient) n’est pas matériel par définition. D’ailleurs, l’inavouable peut-il être distingué de l’inconscient ?
          .
          Ce qui explique le mieux, c’est la dichotomie mémoire / esprit de l’âme. A l’image de l’anabolisme et du catabolisme corporel, l’esprit recherche dans le catalogue de la mémoire des situations analogue pour former un but. L’homme en réalisant ce but en est perfectionné, instruit. S’il a pris du plaisir à cette réalisation, il le cataloguera dans sa mémoire, et tendra à renouveler la réalisation de ce but.
          C’est la raison des rituels et des manies.
          .
          Des gens trop culpabilisés, ayant perdus confiance, tendent à trop écouter les conseils des autres et à les mettre en mémoire, pour se forcer à les suivre à la lettre. Ils s’aliènent eux-même volontairement par les propos d’un esprit étranger. Comme la mémoire est dénuée de raison, contrairement à l’esprit, et que les conseils des autres sont généralement contradictoires, leur "catalogue" ne permet plus de leur faire émerger un but clair face aux situations courantes (partagé entre plusieurs conseils antagoniste), ce qui les réduit à l’impuissance et les mènent à l’échec. Si de cet échec, ils tirent la conclusion qu’ils ont besoins de conseils, leur état végète.
          .
          La résolution est : prenez un homme en pleine angoisse, discutez d’un sujet qui le travail ; pointez, à l’interrogative, pour le forcer à se brancher en mode "esprit", les paradoxes dans son discours, de manière à ce qu’il donne lui-même, par sa propre réflexion rationnelle, ses propres réponses résolvant ses contradictions internes. Alors son angoisse disparaîtra. Ce qui est vital est de le pousser à faire travailler sa propre raison car c’est justement le réflexe d’user de l’esprit rationnel qu’il a perdu, fonctionnant exclusivement à la mémoire.
          .
          C’est là que la position d’Onfray est stupide : disséquer le cerveau au microscope n’est d’aucune utilité. Les hommes ne sont pas réductibles à des neurones. Leurs problèmes sont subjectifs, inavouable, non pas objectifs.
          .
          En fait, la résolution est chrétienne : être sauvé par le Christ (résolution de la culpabilité originelle), assouvir le besoin répétitif de la mémoire par des rituels codifiés, s’exercer à l’usage de l’esprit en interrogeant Dieu par l’Esprit-Saint...



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