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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Trop de livres ? Trop d’idées ?

Trop de livres ? Trop d’idées ?

Dans un monde où les livres se multiplient : Pourquoi écrit-on ? Pourquoi écrivez-vous ?

 

1978, 150ème numéro d'Apostrophes présenté par Bernard Pivot,

Avec :

François Châtelet, Roger Caillois, Catherine Clément, Jean-Pierre Enard et René Girard

 

 

 

François Châtelet, né le 27 avril 1925 à Paris et décédé le 26 décembre 1985 à Paris1, est historien de la philosophie, philosophe politique et penseur de l’histoire français. Il était l’époux de la philosophe Noëlle Châtelet, la sœur de Lionel Jospin.
* Livre présenté : Histoire des idéologies, ouvrage collectif en collab. avec Gérard Mairet, 3 vol., Hachette, 1978 (traduit en italien et en espagnol) ; rééd. partielle sous le titre Les idéologies, Marabout, 1981, 3 vol.



Jean-Pierre Enard est un écrivain français né en 1943 et décédé en 1987 à l’âge de 44 ans.
* Livre présenté : Le Dernier Dimanche de Sartre (roman), Le Sagittaire, 1978. Réédition Finitude, 2004.



René Noël Théophile Girard, né à Avignon (Vaucluse) le 25 décembre 1923, est un philosophe français, membre de l’Académie française depuis 2005. Ancien élève de l’École des chartes et professeur émérite de littérature comparée à l’université Stanford et à l’Université Duke aux États-Unis, il est l’inventeur de la théorie mimétique qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, a jeté les bases d’une nouvelle anthropologie. Il se définit lui-même comme un anthropologue de la violence et du religieux.
* Livre présenté : Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978) (ISBN 2-253-03244-1) Recherches avec Jean-Michel Oughourlian et Guy Lefort.



Catherine Clément, philosophe et écrivaine, est née le 10 février 1939 à Boulogne-Billancourt.
* Livre présenté : Les fils de Freud sont fatigués, Grasset, « Figures », 1978



Roger Caillois, né le 3 mars 1913 à Reims et mort le 21 décembre 1978 au Kremlin-Bicêtre, est un écrivain, sociologue et critique littéraire français.
* Livre présenté : Le Fleuve Alphée, prix Marcel-Proust, prix européen de l’essai Charles Veillon

Tags : Livres - Littérature Société Culture




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18 réactions à cet article    


  • 1 vote
    llsalv 15 juin 2013 18:54

    Ah génial !
    LE Pivot que j’ai toujours voulu voir et que je n’avais pas encore vu.
    Celui où mon "maître à penser", René Girard, a du faire (j’imagine) son coming out de penseur chrétien puisqu’un tiers du livre est consacré à la révélation néo-testamentaire de l’origine sacrificielle (et donc violente) de l’Homme.

    Pour répondre à votre question, avant même d’avoir vu la vidéo, je dirais que, oui, actuellement il y a trop de (vains) bouqins.

    Mais qu’il y aussi trop de bons bouquins, surtout dans le passé. Il existe des penseurs "fondateurs" comme Girard.

    Actuellement, ils sont bien difficiles à discerner et peut-être qu’il n’y en a plus.


    • 1 vote
      Oreille 16 juin 2013 12:49

      L’excellent René Girard effectivement.
      J’ai cru voir furtivement un certain BHL dans le public, j’espère qu’il en a pris de la graine.


    • vote
      L'Andalou L’Andalou 15 juin 2013 20:48

      Vidéo intéressante.
      Bon, puisqu’il s’agit de parler de la multiplication des livres, je dirai que les livres à idées sont indispensables même s’ils sont nombreux. En revanche, la plupart des livres qui sortent ne sont pas des livres à idées mais des best-sellers. Bon, effectivement, ces livres là, je m’en fous s’ils disparaissent.
      Moi, ce n’est pas René Girard qui m’a poussé à regarder cette vidéo mais François Chatelet, philosophe spécialiste de Platon, et je ne fus pas déçu.


      • vote
        Caracole Caracole 15 juin 2013 21:39

        BHL spotted !
        .
        Sinon quelques passages intéressants. René Girard a une réflexion pertinente bien que confuse sur le processus victimaire, dommage qu’il la rende fumeuse en plaçant le christianisme au dessus des autres. La conscience du sacrifice (le sacré) est développée par toute forme d’organisation humaine... c’est la base même du processus collectif. En politique, on appelle ça faire des compromis :)


        • vote
          L'Andalou L’Andalou 15 juin 2013 21:49

          Je trouve que René Girard a une pensée intéressante, il y a des choses chez lui à approfondir, mais il verse beaucoup trop souvent dans le jargonnage. D’ailleurs, il a été rappelé à l’ordre par Pivot à un moment.
          Son analyse des Evangiles est tout de même intéressante.
          Et le fait qu’il délaisse les théoriciens pour les romanciers parce qu’il juge ces derniers plus profonds me le rend sympathique.


        • 3 votes
          Josine Staleph Josine Staleph 15 juin 2013 22:10

          Tout être humain, qu’il soit ouvrier ou universitaire (attention, l’un n’est pas supérieur à l’autre, on a vu des cons d’universitaires ne pas savoir faire cuire un paquet de pâtes ou bien lécher à qui mieux-mieux le régime politique en place, ce qui est une partie de leur travail smiley...) bref, chacun pourrait disposer de 5 ou 10 livres dans sa vie, qui lui permettraient de connaître les beautés de la Création et de l’être humain ainsi que ses travers... pas besoin de faire son malin avec une bibliothèque de fou si c’est pour finir à deviser chez les franc-maçons...


          • vote
            Philippe Baptise 16 juin 2013 02:14

            J’ai trouvé cet Apostrophes ennuyeux. Heureusement les oeuvres de Girard et Caillois ne le sont pas !


            • 3 votes
              Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 16 juin 2013 08:52

              Les femmes d’alors avaient trouvé le remède absolu contre le désir : les énormes lunettes à monture épaisse, laides à faire débander un cerf en rut.


              • vote
                L'Andalou L’Andalou 16 juin 2013 11:21

                Certes, ces lunettes, si elles étaient portées aujourd’hui, serviraient de repoussoir.
                Mais à cette époque, on ne sait pas si elles servaient de repoussoir.



              • 1 vote
                Soi même 16 juin 2013 14:35

                C’est que l’on est une île, c’est que l’on est génial, c’est que l’on est une outre gonfler de vanité et d’orgueil, voilà le Pourquoi écrivez-vous ?


                • 4 votes
                  zendragon zendragon 16 juin 2013 21:56

                  Bernard Pivot en 2011 dans l’Express :


                  "Alors, quel est le rôle d’un écrivain ?

                  B.P. Chaque écrivain ambitieux a probablement envie de changer le monde, mais je n’y crois pas trop, sauf dans les sciences humaines. Marx ou Freud ont en effet changé le monde. Je pense que la plupart des écrivains écrivent d’abord parce qu’ils sentent la nécessité de traduire ce que leur sensibilité, leur expérience, leurs joies et leurs chagrins leur ont appris sur la vie. A partir de là, le rôle d’un écrivain consiste à apporter au lecteur de quoi nourrir sa sensibilité, sa réflexion, ses rêves, ses colères. "

                  • 5 votes
                    zendragon zendragon 16 juin 2013 21:58
                    " Aujourd’hui, plus aucune émission littéraire ne parvient à rassembler entre un et trois millions de téléspectateurs comme Apostrophes à sa grande époque. Qu’est-ce qui a changé ?

                    B.P. Beaucoup de choses ont changé. La télévision n’est plus la même. A l’époque, il y avait trois chaînes, puis six, alors que maintenant il y en a je ne sais combien de centaines, dont une vingtaine en clair sur la TNT. Moi, j’ai eu une chance extraordinaire d’entrer à la télévision au moment où elle est devenue un média de masse. Mais à l’époque, ce n’était pas encore un média soumis à la loi impérieuse et effroyable de l’Audimat. J’étais à la bonne période. Mais je pense surtout que l’oeil du téléspectateur a changé : aujourd’hui, il est très difficile de laisser parler un auteur pendant cinq minutes sans l’interrompre, il faut que le réalisateur change de plan, que l’animateur intervienne, alors que moi je pouvais faire cela. Il me semble qu’à l’époque d’Apostrophes il y avait une attention, une curiosité pour l’écrivain qui se sont un peu affaiblies. Je pense qu’il y a plus d’attention maintenant pour les animateurs de télévision, ce qui est terrible, ou les chanteurs, ou encore les sportifs. "

                    • 5 votes
                      zendragon zendragon 16 juin 2013 22:35

                      Aphorismes, de Karl Kraus :

                       
                      « Il y a deux sortes d’écrivains. Ceux qui le sont, et ceux qui ne le sont pas. Chez les premiers, le fond et la forme sont ensemble comme l’âme et le corps ; chez les seconds, le fond et la forme vont ensemble comme le corps et l’habit. » Karl Kraus

                      • 2 votes
                        zendragon zendragon 16 juin 2013 22:35

                        « La parole écrite doit être l’incarnation naturellement nécessaire d’une pensée et non la livrée mondaine d’une opinion. » Karl Kraus


                        • 1 vote
                          zendragon zendragon 16 juin 2013 22:35

                          « Le bibliophile est à peu près à la littérature ce que le philatéliste est à la géographie. » Karl Kraus


                          • 4 votes
                            zendragon zendragon 16 juin 2013 22:36

                            « On doit lire tous les écrivains deux fois, les bons et les mauvais. Les uns, on les reconnaîtra ; les autres, on les démasquera. » Karl Kraus


                            • 4 votes
                              zendragon zendragon 16 juin 2013 22:36

                              « On doit à chaque fois écrire comme si l’on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l’on faisait ses adieux et les dire aussi bien que si l’on faisait ses débuts. » Karl Kraus



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