@carl
merci d’avoir rectifié,
"L’Etat français a ainsi permis l’extradition d’une concitoyenne de notre
République une et indivisible. Aurore Martin a croupi jusqu’au 22
décembre 2012 dans les geôles d’un Etat étranger. Libérée sur caution,
elle n’en devrait pas moins être jugée en Espagne, selon une loi
étrangère. Trahi par son gouvernement, un citoyen a été livré à une loi
dont il n’est pas l’auteur, à une justice qu’il n’a point autorisée à le
juger. Cette forfaiture signe la rupture du pacte républicain. Comme
l’appareil sécuritaire le proscrit de sa patrie, le citoyen est
silencieusement déchu de son pouvoir constituant. Le dispositif
technocratique dépouille le national extradé de sa puissance publique
originelle, il en fait un individu purement privé, démuni de
souveraineté politique et historique. Arrachée à la nation, Aurore
Martin endure la perte implicite de sa souveraineté civique."