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		<title>World War Z ou la g&#233;opolitique hyst&#233;rique</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christopher L&#226;che</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>
		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>PUBLICITE_sensible</dc:subject>

		<description>Hollywood aura toujours ce petit plus que n'ont pas les cin&#233;mas europ&#233;ens ou asiatiques : le timing. L&#224; o&#249; un cin&#233;ma fran&#231;ais tergiversera de long mois ou ann&#233;es avant de surfer sur une vague m&#233;diatique (exemple : L'Emploi du Temps, L'adversaire, La Fille du RER...) pour souvent servir une reconstitution apolog&#233;tique des rouages &#224; d&#233;faut d'analyse des causes - le cin&#233;ma am&#233;ricain n'est pas &#224; r&#233;actions mais bien un cin&#233;ma d'action. Au sens premier du terme. L'action du Pentagone est militaire, celle (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;docs-internal-guid-52a9451f-610d-349b-9727-5d502d1cac6e&quot;&gt; Hollywood aura toujours ce petit plus que n'ont pas les cin&#233;mas europ&#233;ens ou asiatiques : le timing. L&#224; o&#249; un cin&#233;ma fran&#231;ais tergiversera de long mois ou ann&#233;es avant de surfer sur une vague m&#233;diatique (exemple : L'Emploi du Temps, L'adversaire, La Fille du RER...) pour souvent servir une reconstitution apolog&#233;tique des rouages &#224; d&#233;faut d'analyse des causes - le cin&#233;ma am&#233;ricain n'est pas &#224; r&#233;actions mais bien un cin&#233;ma d'action. Au sens premier du terme.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; L'action du Pentagone est militaire, celle d'Hollywood est culturelle. Les objectifs sont les m&#234;mes : l'affirmation d'une supr&#233;matie.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;docs-internal-guid-52a9451f-610c-bfa4-d37b-db17dbe84aa8&quot;&gt; De m&#234;me qu'une frappe pr&#233;ventive de l'Etat Major sert &#224; annihiler toute organisation d'une r&#233;sistance ou toute pr&#233;paration &#224; un conflit, la &#8220;preemptive strike&#8221; hollywoodienne est mentale. Il s'agit de frapper les esprit avec des images fortes, simples, primales pour former un r&#233;servoir de fantasmes qui conditionneront la lecture des &#233;v&#233;nements et des actions des autres organes de la machine imp&#233;riale am&#233;ricaine : Shanon regarde &#8220;Le Jour d'Apr&#232;s&#8221; de Roland Emmerich, Shanon va &#224; la pompe et fait le plein, Shanon culpabilise, Shanon accepte de payer une obscure &#8220;taxe carbone&#8221; pour se racheter... Homerun.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Des d&#233;cennies de pratique ont permis &#224; l'industrie cin&#233;matographique am&#233;ricaine d'exceller dans l'art du conditionnement en cr&#233;ant le pr&#233;-conditionnement : la bande-annonce. Voici donc :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&lt;iframe allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;332&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/gmHjgnO8dJc&quot; width=&quot;590&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Oh ok, un nouveau film de zombie... Oui. Mais l&#224; o&#249; beaucoup verront une resuc&#233;e du d&#233;j&#224; remake I Am Legend (les zombies, New York, la famille &#224; prot&#233;ger...) il s'agit en fait d'une adaptation qui se veut ambitieuse d'un non moins ambitieux roman fantastique aux accents g&#233;opolitiques et philosophiques (c'est ce que nous en dit wikipedia mais peu nous importe, nous somme l&#224; pour juger les images que l'on donne &#224; voir sans informations pr&#233;alables). Ce roman porte le m&#234;me nom que le film : World War Z, le z &#233;tant celui de zombie. C'est ce qui nous est dit aussi. Soit.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;strong&gt;Eug&#233;nisme et petite dentelle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; La th&#233;matique classique revient donc, il y a les contamin&#233;s, ceux qui ont pass&#233; le Styx, et les autres. Les autres ici : un bourgeois de l'upper East Side (Brad Pitt) et sa petite famille wasp fripp&#233;e au Burberry for Kids de Madison Avenue. Le SUV familiale sent bon le cuir et le caf&#233; torr&#233;fi&#233; du grande latte de la m&#232;re, qui ne d&#233;tone pas dans ce cama&#239;eu de brun, et nous renvoie aux soirs pass&#233;s pr&#233;s du feu dans leur lodge du Vermont... Bref, dans la grande tradition Hollywoodienne, tout un chacun se reconna&#238;tra forc&#233;ment dans cette famille typique et s'att&#226;chera de fait &#224; leur sort.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Tout commence par le jeu, jeu de l'enfant, jeu innocent. D&#233;j&#224; l'ampleur globale de l'histoire est sous-entendue, on parle ici de plaines africaines... (On ne peut s'emp&#234;cher de voir en filigrane l'obssession de madame Pitt.) Le ton est enjou&#233;, mani&#233;r&#233;, b&#234;tifiant - les vitres sont ferm&#233;es, l'environnement &#233;ducatif est feutr&#233; et confin&#233;... La reproduction sociale et politique se fera sans encombre.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;span class='spip_document_19684 spip_documents spip_documents_center'&gt;&lt;img src='https://www.agoravox.tv/local/cache-vignettes/L500xH212/z7-6f8ca.jpg' width='500' height='212' alt=&quot;&quot; style='height:212px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Et puis l'incident arrive - un r&#233;troviseur fauch&#233; par un policier &#224; moto, r&#233;troviseur dans lequel on ne voyait rien de tout fa&#231;on, dans cette rue &#224; sens unique o&#249; la circulation est arr&#234;t&#233;. New York est &#224; l'arr&#234;t, la mise en mouvement sera violente. Brad sort pour voir de quoi il en retourne, l'agitation se fait au loin mais la mar&#233;chauss&#233;e (ou le T1000 ?) lui int&#238;me l'ordre de rentrer dans son v&#233;hicule fissa car - patatra ! Le cirque s'emballe et les plugins d'effets sp&#233;ciaux du logiciel Massive, ultra rentabilis&#233;s depuis la trilogie de Peter Jackson, tournent &#224; plein r&#233;gime. Nous ne sommes pas ici dans l'avant-garde visuelle, qu'on se le dise.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; S'en suit une succession de plans mont&#233;s dans le mouvement : gros plan de visages appeur&#233;s, mouvements de foules vue du ciel, manoeuvres de l'US Air Force... La g&#233;ographie est d'embl&#233;e pos&#233;e, la fuite ne doit pas se faire en surface, vers l'avant, mais vers le haut. Car c'est du ciel que les mouvements de foules sont lisibles, pr&#233;visibles et possibles &#224; parer. Brad doit donc arr&#226;cher sa famille aux tourments pl&#233;b&#233;ens, et atteindre le toit d'un project du Lower East Side ou semblable (&#224; confirmer &#224; la vision du film).&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;span class='spip_document_19686 spip_documents spip_documents_center'&gt;&lt;img src='https://www.agoravox.tv/local/cache-vignettes/L500xH212/z19-b8da6.jpg' width='500' height='212' alt=&quot;&quot; style='height:212px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Cette qu&#234;te de hauteur est a mettre en parall&#232;le &#224; une s&#233;rie de plans nous r&#233;sumant la situation mondiale : Brad Pitt, employ&#233; de l'O.N.U. (donc d&#233;nu&#233; de tout pouvoir) demandera &#224; un officiel noir (donc d&#233;nu&#233; de tout pouvoir) &#224; bord d'un h&#233;licopt&#232;re de lui expliquer ce qu'il se passe. Il se passe donc que le monde est foutu. La jauge de mortalit&#233; tutoie les quatre milliards, partout des manifestations/hordes de zombies que la police tente avec bienveillance de contenir mettent les m&#233;tropoles du monde &#224; feu et &#224; sang.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Cette qu&#234;te de hauteur donc est n&#233;cessairement une volont&#233; de s'extirper du tourment social : les images d'archives sont celles de protestants qui le temps d'un film deviennent ce qu'ils sont vraiment, une masse r&#233;fractaire et brutale dans son refus de cohabiter sur un m&#234;me plan physique avec ceux qui la domine. O&#249; sur terre trouve-t-on une situation semblable ? Un petit tour au pays qui a dix ans d'avance sur les USA :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&lt;a href='http://edition.cnn.com/2010/WORLD/americas/04/08/brazil.congestion/index.html' class='spip_out' rel='external'&gt;http://edition.cnn.com/2010/WORLD/a...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	(impossible de remettre la main sur le num&#233;ro de l'Effet Papillon ayant pour sujet le boom du transport par h&#233;licopt&#232;re en r&#233;action au traffic au sol et &#224; l'ins&#233;curit&#233; &#224; Sao Paulo)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; La peur est &#233;carlate. Et le software de FX Massive lui donne une forme qui habite les r&#234;ves angoiss&#233;s de Brangelina : des masses indiscibles, sans visages, v&#234;tues de loques et qui se jettent sur tout ce qui sort de la Michael Jordan Steackhouse ou qui sent la &#8220;french cologne&#8221;. L'exode qui s'en suit et cette flotte de r&#233;fugi&#233;s pose la question fatidique : on va o&#249; maintenant ?&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Et bien le terrain a &#233;t&#233; d&#233;frich&#233; depuis bien longtemps, il est aujourd'hui investit de toute ses forces par intelligentsia et le complexe militaro-industriel am&#233;ricain : l'Afrique. Ce n'est pas le th&#232;me du film mais l'association d'id&#233;e se fait de suite entre le sous-entendu du SUV (les plaines d'Afrique) et cette peur Malthusienne du nombre : Brangelina, Clooney, Soros, Gates, Winfrey, Clinton et une tripot&#233;e d'huiles de la pens&#233;e imp&#233;rialiste remix&#233;e &#224; la sauce &#8220;Yes You Can&#8221; ont ces deux obsessions qui dessinent le programme des d&#233;cennies &#224; venir. Ces obsessions sont donc la surpopulation et ce qu'elle implique (surd&#233;veloppement et impact climatique) et l'Afrique comme nouveau terrain d'influence disput&#233; chaque jour plus &#226;prement aux chinois et aux russes.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Revenons cependant &#224; nos zombies car si c'est dans cette &#233;troite fen&#234;tre de sp&#233;culation que l'influence et les aspirations de Brad Pitt (producteur du film) se font sentir, pour l'essentiel, le propos r&#233;el de l'oeuvre est ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;strong&gt;Le djihadiste fou ou la th&#233;orie des lemmings.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Le propos est &#224; trouver dans la trame du film et dans ces plans de combat qui parcourent la seconde partie du trailer. Michael Bay (et il viendra un jour o&#249; l'on reconna&#238;tra &#224; Michael Bay le r&#244;le intellectuel qu'il a jou&#233;, comme les sociologues le reconnaissent &#224; MTV et aux jeux vid&#233;os) d&#233;clara dans la publication American Cinematographer en 2001 que ce qu'il cherche &#224; cr&#233;er avant tout ce sont des images s&#233;minales. Des images qui font sens et qui marquent l'esprit. On est bien s&#251;r en droit de douter de sa capacit&#233; &#224; cr&#233;er du sens mais l'homme sait, &#224; force de travelling, de courte focales, de ralentis et de flare, cr&#233;er des plans fluides qui fl&#226;ttent l'oeil du spectateur nourri au clip. La r&#232;gle est la m&#234;me pour tout blockbuster qui se respecte, on doit nourrir sa bande-annonce en plans choc, assimilables en quelques secondes et qui concentrent en eux tout le scope, l'intensit&#233; et la force &#233;pique du film. Il faut donc penser ces plans. A l'avance.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Le plan du mur de s&#233;paration en Israel joue ce r&#244;le. On imagine d&#233;j&#224; d'ici le pitch du film r&#233;sum&#233; en une seule phrase, pas besoin de probl&#233;matique, de high concept, de conflit... Juste cette image ultime qui habite l'esprit des mangeurs de pastramis de la c&#244;te est et des aficionados de sushis de la c&#244;te ouest : un tsunamis de corps imbib&#233;s de haine, pr&#234;t &#224; se pi&#233;tiner pour franchir le dernier rampart contre la barbarie, pr&#234;t &#224; mourir... pour tuer.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;strong&gt;Toute ressemblance avec des kamikazes est totalement fortuite...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;span class='spip_document_19687 spip_documents spip_documents_center'&gt;&lt;img src='https://www.agoravox.tv/local/cache-vignettes/L500xH212/z5-449e0.jpg' width='500' height='212' alt=&quot;&quot; style='height:212px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Notre esprit abreuv&#233; d'images fortes, &#8220;d'adr&#233;nalin shots&#8221; youtubesques, revoit instantan&#233;ment ces images des printemps arabes sanglants, ces hordes bazan&#233;es qui se jettent comme un seul homme sur des troupes, des postes de police, des femmes (d&#233;dicace &#224; la place Tahrir), des dictateurs d&#233;chus... pour les d&#233;pecer, charcuter, les yeux exhorbit&#233;s en hurlant des professions de foi qui sonnent soudains comme des appels au meurtre. Et plus fortement encore revient cette image d'une violence incroyable, cette masse de manifestants qui prend &#224; parti le v&#233;hicule d'un membre du gouvernement quand le chauffeur de celui-ci d&#233;cide de s'extirper de cette situation pied au plancher... avec les cons&#233;quences qu'on imagine et que l'on peut observer ici : (&#226;mes sensibles s'abstenir, il ne s'agit pas ici de plans r&#233;alis&#233;s avec Massive).&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;iframe allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;332&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/VOf6U9rJVDo&quot; width=&quot;590&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Comment en voyant ces images ne pas faire le rapport avec les vagues de gazaouis (habitants de Gaza) de World War Z ? Le m&#234;me point de vue (depuis des hauteurs) la m&#234;me clameur, la m&#234;me panique... et tout s'&#233;claircit enfin. En se concentrant encore un peu, on comprend l'analogie d&#233;peinte dans World War Z.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Mais pour ce faire, pour que l'analogie fonctionne, le postulat est celui-ci : les motivations de ces hordes doivent &#234;tre incompr&#233;hensibles. Le fameux choc des civilisations. Le paradigme serait diff&#233;rent selon que l'on est un pauvre en occident ou un pauvre au moyen-orient. Le pauvre au moyen-orient a bien &#233;videment les m&#234;me aspirations que son comparse du nord, mais jamais celle-ci ne sont pr&#233;sent&#233;es comme telles, car ce serait d&#232;s lors reconna&#238;tre une l&#233;gitimit&#233; aux &#233;xigence de nos exclus &#224; nous, pays d&#233;velopp&#233;s. Au besoin, l'arabe au ventre vide, veut donc pour se le remplir la d&#233;mocratie ou la charia, selon que ses dirigeants sont du bon ou mauvais c&#244;t&#233; du baton. Et ces masses informes donc vont et viennent comme des vagues de chair contract&#233;e sous le feu et les coups, s'entassant dans les ruelles, se pi&#233;tinant, se jetant du haut des murs... comme des lemmings. Ces &#234;tres totalement d&#233;biles qui habitaient le jeu vid&#233;o culte des 90s tombaient par vague, se sautant dans le vide ou les flammes... Il convenait de les contenir, les guider, construire des murs pour les stopper, les d&#233;vier...&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;strong&gt;Sexy Tsahal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Bien s&#251;r que non, la ressemblance entre les zombies et les kamikazes n'est pas fortuite. Elle est plus que sous-entendue, elle est l'argument du film. Un point essentiel du roman est la critique du comportement des gouvernements et de l'ONU face &#224; la menace bact&#233;riologique &#224; l'origine du ph&#233;nom&#232;ne zombie. Faux-semblants, double discours finissent d'aggraver la situation. Une seule nation fait face d&#232;s le d&#233;but, reconnait la nature r&#233;elle de la menace et se place elle-m&#234;me en quarantaine : Israel.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Une campagne de propagande avait fait son buzz il y a un an aux &#233;tats-unis. Placard&#233; sur des bus de San Fransisco, elle s'est &#233;tendue au reste du pays, port&#233;e par Pamela Geller, islamophobe militante. Elle r&#233;sume tr&#232;s vulgairement la position d'une partie &#233;loquente de l'opinion am&#233;ricaine, et dont les positions se radicalisent.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;span class='spip_document_19690 spip_documents spip_documents_center'&gt;&lt;img src='https://www.agoravox.tv/local/cache-vignettes/L500xH334/defeat_jihad_rect-4dda1.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Le postulat de Max Brooks, l'auteur du roman, transpire en fait des les premier plans qui suivent l'explosion de violence &#224; NYC. Brad Pitt et sa famille se frayent un chemin &#224; travers la foule et montent &#224; bord d'une caravane abandonn&#233;e. C'est l&#224; que la vraie qu&#234;te du film d&#233;bute, en parall&#232;le du &#8220;survival movie&#8221;, il s'agit en fait d'un voyage, une r&#233;demption par l'acceptation de ce qui doit &#234;tre. La caravane est par essence un lieu de r&#233;sidence mais &#224; la particularit&#233; qui ne manque pas de r&#233;sonner avec la th&#233;matique r&#233;currente de l'intellectuel juif.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Nul part chez lui, toujours amen&#233; &#224; fuir &#224; un moment donn&#233; - qu'est-ce donc que ces vagues qui les poussent hors de la ville si ce n'est une m&#233;taphore des pogroms ? - l'aspiration r&#233;elle est pos&#233;e : l'exode.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Et la trame du film est claire, elle m&#232;ne le h&#233;ros depuis les abords de Central Park jusqu'au vieux quartiers de Jerusalem... c'est une Alya, un retour en Terre Sainte. Mais cette th&#233;matique en soi n'a rien d'exceptionnel. Ce qui lui donne ici toute son ampleur, c'est la situation g&#233;opolitique. Il s'agit d'une guerre mondiale. Personne n'a su faire face &#224; la menace sauf l'&#233;tat H&#233;breu. On peut donc ais&#233;ment conclure que la bataille finale aura lieu dans le seul endroit qui n'a pas encore &#233;t&#233; investit par les hordes.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;span class='spip_document_19688 spip_documents spip_documents_center'&gt;&lt;img src='https://www.agoravox.tv/local/cache-vignettes/L500xH212/z13-46c15.jpg' width='500' height='212' alt=&quot;&quot; style='height:212px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; La bande annonce s'arr&#234;te suffisamment longtemps sur un plan nous montrant le mont du temple, depuis le Mur des Lamentation jusqu'au D&#244;me du Rocher, th&#233;atre ici d'une bataille quasi biblique pour l'obtention de ces lieux. Brad Pitt se retrouve donc sur place, on le voit parcourir les ruelles de la vieille ville o&#249; des hordes de palestiniens se jettent sur lui et sa ma&#238;gre escorte - de courageux soldat de Tsahal.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Arr&#234;tons-nous maintenant sur le code des couleurs. New York : chemise noire &#224; col Mao, Brad porte le deuil d'une Nation &#224; l'agonie, sans &#233;nergie intellectuelle et dont le mouvement n'est que l'ombre de ce qu'il f&#251;t, nerveux comme celui de millions de poulets sans t&#234;te...&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;span class='spip_document_19689 spip_documents spip_documents_center'&gt;&lt;img src='https://www.agoravox.tv/local/cache-vignettes/L500xH212/z1-c624a.jpg' width='500' height='212' alt=&quot;&quot; style='height:212px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; La deuxi&#232;me tenue port&#233;e par Mr Pitt est celle de la Terre Sainte. Le code est celui des lieux : T-Shirt &#224; manche longues bleu et foulard &#224; mille lieux du kefieh, gris et sobre. Le tout se marie parfa&#238;tement avec les tenues de l'Israeli Defense Force et leur permettent de ressortir sur les tons terre des ruelles et hordes poussi&#232;reuse. Brad retrouve des couleurs en embrassant le seul id&#233;al qui aura support&#233; cette ultime &#233;preuve mondiale, un id&#233;al qu'il a d'ailleurs tr&#232;s probablement critiqu&#233; (en tant qu'employ&#233; de l'ONU &lt;a href='http://www.lepoint.fr/monde/israel-se-fache-avec-l-onu-26-03-2012-1445291_24.php' class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.lepoint.fr/monde/israel-se-fache-avec-l-onu-26-03-2012-1445291_24.php&lt;/a&gt;) et dont il se doit aujourd'hui de reonna&#238;tre l'aspect salutaire, v&#233;ridique et oserait-on, proph&#233;tique.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; En conclusion, il est tr&#232;s difficile de d&#233;celer une quelconque distance entre le propos du roman, de la bande-annonce (oui, laissons au film le b&#233;n&#233;fice du doute...) et les discours de l'AIPAC, le lobby pro-isra&#233;lien &#224; Washington. World War Z n'est certainement pas le premier film &#224; d&#233;fendre l'id&#233;e d'un choc des civilisations, mais ce film semble porter en lui quelque chose de plus, et surtout &#224; un moment critique. Il propose une solution &#224; cette question du choc, il pr&#233;figure ce qui dans les ann&#233;es &#224; venir prendra toujours plus d'ampleur : la d&#233;complexion d'un sionisme proph&#233;tique s'appuyant sur un conditionnement des opinions non plus tourn&#233; vers une id&#233;e de choc des civilisations, mais vers l'acceptation m&#234;me d'un conflit ouvert avec le monde arabe.&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; World War Zion ?&lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt; Christopher L&#226;che.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.agoravox.tv/IMG/jpg/z23.jpg" class="spip_out"&gt;http://www.agoravox.tv/IMG/jpg/z23.jpg&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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