Si je puis apporter ma pierre à cet édifice, voici une expérience que nous faisions à l’internat du lycée, peut-être l’avez-vous aussi faite, j’ai retrouvé ce texte qui en parle :
Le court texte ci-dessous est extrait du livre Le
livre du mystérieux inconnu de Robert
Charroux (Éditions Robert Lafond, 1969, p. 43-49)
Une
expérience facile à faire [...] démontre que l’inexplicable appartient à notre univers inexploré et quotidien.
Il
s’agit de l’expérience connue sous le nom de « poids allégé » ou de la pyramide de mains.Il faut cinq personnes pour la réaliser : une qui s’assoit tout bonnement sur une chaise et les quatre autres (hommes, femmes ou enfants) qui soulèvent le sujet que nous désignerons sous l’abréviation de Z.
Particularité
importante, Z. sera soulevé seulement à la force des
deux index accolés, c’est-à-dire que la masse du
corps reposera uniquement sur les deux dernières
phalanges des index.
Les quatre souleveurs exécutent leur tentative en
plaçant chacun leurs deux index sous les genoux à
demi pliés de Z. et sous ses aisselles.
Une
première tentative est faite normalement. Les souleveurs, après avoir joint leurs mains comme indiqué, les deux index en débordement, les placent aux quatre jointures prévues : aisselles et pliure des genoux.
En
synchronisation, par exemple au compte de 3, les souleveurs essaient de soulever Z. de la chaise sur laquelle il est assis. En vain. Surtout si Z. pèse 70 à 100 kg ! Les souleveurs, les index meurtris, se rendent à l’évidence : la tâche est impossible, du moins pour des hommes et des femmes de force moyenne.
Z. s’envole !
Passons
à l’expérience proprement dite qui sera faite avec les mêmes personnages. Par exemple, deux hommes et deux femmes parmi les souleveurs, Z. étant un homme d’un poids de 70 à 100 kg.
Il
sera soulevé avec une extrême facilité !
La
façon de placer les doigts aux aisselles et aux pliures des genoux sera exactement la même, mais, et là réside le mystère : avant d’effectuer l’exercice de soulèvement, les quatre souleveurs placeront leurs mains les unes sur les autres, la première appuyant sur la tête de Z.
À noter que les mains sont posées de façon à ce que deux mains qui se touchent n’appartiennent pas au même souleveur.
L’ensemble
des huit mains est donc posé sur la tête de Z. Il n’est pas utile d’appuyer, le simple contact suffit ; néanmoins il est bien certain que l’on a tendance à appuyer un peu, ce qui ne saurait nuire à l’expérience (on peut aussi bien faire la pyramide de mains sur un meuble). Il faut alors compter par exemple jusqu’à 23… ou 32… l’important est que le contact des mains se fasse pendant un certain temps (12 secondes au moins). Puis, au signal du meneur de jeu (celui qui compte), les quatre souleveurs défont la pyramide de mains, aussi vite que possible, joignent leurs index, les placent sous les aisselles et sous les genoux de Z., qui est alors soulevé « comme une plume ».
Plus
exactement, ses 70 à 100 kg, insoulevables l’instant d’avant, paraissent s’être amenuisés à 10 ou 20 kg.
Dix
fois sur dix, cent fois sur cent, l’expérience est concluante. Quelle que soit la faiblesse relative des souleveurs (femmes frêles ou enfants) et la masse importante de Z., ce dernier est soulevé, porté en l’air, véritablement projeté au plafond s’il n’est pas trop lourd et si les souleveurs sont forts.
L’explication
du phénomène ? Elle est inconnue des physiciens comme des métaphysiciens.
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