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Religions
Encourageant l’émergence de « l’islam de France », notamment afin d’assurer le calme dans les banlieues, Nicolas Sarkozy contribue en 2003 à la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM), initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement[60]. Une partie de la droite lui reproche de permettre à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) — accusée de prôner un islam radical — de participer au CFCM[60]. En avril 2003, invité d’honneur au congrès de l’UOIF, le ministre de l’Intérieur est applaudi par le public, puis hué lorsqu’il rappelle l’obligation pour les musulmanes de poser tête nue sur les photographies d’identité[61]. L’année suivante, il doit défendre la loi interdisant le port du voile à l’école, à laquelle il était initialement hostile[60]. Catherine Coroller et Christophe Boltanski déclarent dans Libération qu’« il alterne le chaud et le froid, les élans ministériels exaltant la tolérance et encourageant « l’islam de France », et les propos musclés » lui assurant des voix « très à droite »[60].
Son action contre l’antisémitisme en France est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal, qui lui décerne son « prix de la tolérance » en 2003, tandis que le Consistoire central israélite de France, l’institution administrant le culte israélite en France, salue « l’extrême sévérité » dont il fait preuve dans la répression des actes antisémites[62].