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chenard chenard 30 septembre 2013 23:12

Bonsoir,

Merci de partager vos visions et analyses sur ces différents penseurs. Chacun d’eux est campé apparemment sur le principe des « modernes » qui propose d’arracher l’Homme à ses déterminismes. Pour les uns l’instinct territorial (propriété), les autres l’instinct social de coopération ou encore de hiérarchie…

Les idéologies issues des « anciens » (royalistes et clérical) quand à elles pronent l’alignement sur les lois naturelles et de se conformer strictement à nos déterminismes en privant la société des potentiels d’action dont elle a besoin également.

Michéa avance apparemment un déterminisme incontournable en effet, la coopération nécessaire et empathie que masque la profusion de richesse (trop de « liberté ») et à ce titre met un pavé dans la mare. Lordon quand à lui, réintroduit un autre déterminisme humain, les passions aussi bien au niveau individuel que social (psychologie des foules ou masses) également.

Ces paradigmes « anciens » et « nouveaux » sont manichéens et ne recouvrent qu’une partie de la réalité. Les sciences sociales aujourd’hui, avançant dans leur connaissance de l’Homme, convergent toutes vers le nécessaire continuum entre déterminismes et liberté. Une société voulant arracher un déterminisme à l’humain est donc par nature totalitaire et non démocratique tout comme celle empêchant son potentiel d’action.

Cela m’amène donc à penser que les principes de Montesquieu et notre Constitution française qui contrairement aux principes de la constitution américaine (et de l’UE), met la majorité (l’instinct populaire qui neutralise les marges) comme déterminant le destin de tous et sans suppression des pouvoirs se propose de les opposer pour qu’ils s’équilibrent, sont les mieux à même à respecter cette nécessaire continuité et dynamisme.

C’est, autrement dit, ce que vous appelez Eric Guégen "primer le tout sur les parties" ou primer les parties sur le tout".

La conférence sur ce lien expose différents travaux de sciences humaines dont ce que je connais mieux car c’est mon domaine, la psychologie sociale expérimentale mais aussi la psychiatrie/médecine ou la philosophie. Elle répond donc à la question que vous voulez poser, Gaspard delanuit, à Michea et par l’affirmative. « La morale est-elle naturelle ? » http://www.cite-sciences.fr/fr/conferences-du-college/mediaconf/c/1248129690837/-/p/1239022827697/seance/1248126421058

La psychologie sociale consiste à essayer de comprendre et d’expliquer comment les pensées, sentiments et comportements des individus et des groupes sont influencés par la présence imaginaire, implicite ou réelle des autres. La psychologie du travail dans sa tradition française (opposée au courant anglo-saxon) quand à elle tend à créer la meilleure adéquation situation de travail/individu(s). Les ténors de ma discipline (psychologie sociale et du travail) ne touchent pas réellement le niveau macro-économique, malheureusement.

Savez-vous si quelque penseur à écrit sur cet angle de la continuité entre déterminismes et liberté ?




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