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Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 24 avril 2015 11:37

Reggedieh (---.---.---.39) 23 avril 18:30

Il est clair que son passé, on le connait, il ne manque pas de le rappeler tout le temps. Et il faut bien avouer que ça m’horripile. J’ai en horreur le manque de pudeur ; et quand je vois ça, j’ai l’impression d’être en face d’un spectacle bourré de pathos insupportable. C’est Musil je crois qui parlait de "politesse de la pensée" et d’humilité inductive ; Onfray c’est tout le contraire ; lui ça serait plutôt la vulgarité de la pensée.

Qu’on se comprenne bien ; des "intellectuels" médiatiques il est loin d’être le pire, mais il m’est réellement difficile de l’écouter, pour moi il suinte la fausseté.
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@Reggedieh

Pour répondre brutalement ; et crever l’abcès une fois pour toutes, c’est toute sa production qu’il faudrait, sinon condamner, critiquer ; l’argument imparable ici étant que l’écrivain qui se respecte, doit toujours se demander avant de publier s’il n’a pas écrit un livre INUTILE, un livre de trop !
Mais... car il y a un mais ; il y a longtemps que les écrivains de notre temps ont franchi allègrement cette ligne jaune, et que le public habitué à ce déclin par notamment des "critiques" inqualifiables est incapable de réagir !
J’ai très peu lu Onfray ; vingt minutes en passant à la FNAC des Halles à Paris il y a quelques années, et quelques écrits avec Google, notamment une chronique à partir de laquelle j’ai proposé un article qu’on a pu lire ici-même .

J’ai un copain qui est fan depuis toujours de l’écrivain Alain Soral quand il publiait quelques frivolités comme :
Socrate à Saint Tropez !
C’était clair pour moi, c’était avant tout une production commerciale ; pauvreté du contenu très éloigné des prétentions sous-entendues ne serait-ce que par le titre racoleur... mais le lecteur critique que j’étais ne pouvait pas, ne pas percevoir la misère de la publication, les astuces grossières de l’auteur pour atteindre péniblement les trois cents pages exigées, avec notamment énormément de "blancs" !

Donc avant mes "vingt minutes en passant à la FNAC des Halles à Paris" , j’avais écouté deux ou trois fois Onfray à la télé : chaque fois l’impression qui se dégageait pour moi était celle du "bizarre" , quand on dit de quelqu’un :
d’où sort-il celui-là ? Avec souvent des formules à l’emporte-pièce il nous assénait ses vérités qui sentaient la naphtaline... et n’avaient d’autre but que d’impressionner l’auditoire... en d’autres temps c’eût-été kafkaïen, difficile à vivre pour les gentils présents !

Revenons à nos "vingt minutes" et à notre camarade Soral : c’était le même constat, les mêmes astuces, aussi ce que j’ai dit pour Soral valait pour Onfray !

Or comment en est-on arrivé là ? : la France des Lumières (dont il se gargarise ici) , comment a-telle pu enfanter un enfant pareil, multi-millionnaire aujourd’hui ?!

Vous écrivez : "Et il faut bien avouer que ça m’horripile" ! Y a de quoi !

Je crois que nous serons d’accord : Onfray est un businessman retors, qui analyse froidement le marché, dans son propre intérêt ça va de soi ! Ici il nous fait, avec son compère de circonstance, un cinéma d’enfer avec des trémolos dans la voix pour évoquer son passé misérable qui agrandit sa légende ! L’autre n’est pas mal non plus, exprimant une autre misère existentielle d’une autre classe et d’un autre temps !Ce qui est le plus horripilant chez ces deux artistes, est leur prétention sans vergogne, à faire partie des gens bien, des gens droits comme souligné ici, donc de l’axe du bien !

CQFD




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