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ezechiel 1er avril 23:59

@Saladin "celle qui a chassé les musulmans en 1492 qui ont laissaient des vestiges qui témoignent de leur sciences et de leur prestiges, Isabelle la catholique"

Isabelle la Catholique a naturellement expulsé les colons qui appliquaient la charia, maintenant la population chrétienne espagnole sous le joug islamique, tout comme veut le faire Daesh aujourd’hui.

"Dhikr Bilad Al-Andalus", est un document arabe du XIVème siècle qui relate les nombreuses campagnes militaires menées par le calife Al-Mansour en Espagne, et donne une place importante aux nombreuses femmes et enfants capturés par le hajib (chef religieux vérifiant la bonne application de la charia).
Lors de la mise à sac et de la prise de Barcelone en 985, plus de 70 000 femmes et enfants furent mis en captivité et réduits en esclavage. A Zamora, en 981, plus de 40 000 femmes. A Pampelune, 18 000 femmes. De véritables razzia organisées, visant à noyauter et décimer des familles entières parmi les populations chrétiennes.

« Conquerors, Brides, and Concubines : Interfaith Relations and Social Power in Medieval Iberia » de Simon Barton – p35

Suite à la campagne dévastatrice menée par le calife Al-Mansour sur la province de León en 988, la nonne Flora raconte dans un document conservé aux archives du monastère de Santiago daté du 28 décembre 1023, comment toutes les nonnes du monastère Sainte-Christine furent capturées et emmenées de force, sauf la mère de Flora, ce qui a fait de cette dernière une rescapée. On voit dans sa manière de relater les faits à l’époque, que la conquête islamique n’avait rien de véritablement pacifique :

« Sur le compte des péchés des Chrétiens, le peuple sarrazin, graine des ismaélites, a envahi toutes les provinces de l’Occident en ordre de bataille pour dévorer la terre, et frapper partout avec l’épée, afin de ramener des captifs ; le serpent leur a donné la victoire. Et ils ont abattu les villes, détruit les murs, nous ont foulé aux pieds, ils ont rasé les cités, décapité les hommes, et il n’y a pas une ville, un village, ou un château ayant survécu à cette dévastation. »
archives « El monasterio de Santiago de León » vol. VI p238, documents regroupés par María del Pilar Yáñez Cifuentes (repris aussi par Simon Barton dans « Conquerors, Brides, and Concubines : Interfaith Relations and Social Power in Medieval Iberia » p36 ?)

Les Morisques, qui continuent à pratiquer l’Islam pour une grande partie d’entre eux, restent fortement communautarisés et imprégnés de leur identité islamique.
A un tel niveau, que des révoltes de Morisques apparaissent pour reprendre le pouvoir, la plus spectaculaire étant la révolte de Alpujarras qui dura quatre ans, de 1568 à 1571 dans le Royaume de Grenade, sous le règne de Philippe II.

Le Morisque Hernandez de Valor, qui se renommera Muhammad Ibn Umaiya, se proclame descendant du Calife de Cordoue et mènera le Jihad islamique contre Philippe II afin de rétablir le Califat dans les montagnes de Alpujarras à l’aide d’une armée de 40 000 hommes, de Turcs et de corsaires venant d’Alger. Terreur, pillages, razzia, viols et meurtres de Chrétiens sont alors perpétrés de manière sporadique dans les villages de la région de Grenade.
Emmenés par l’infant Don Juan d’Autriche, les Espagnols réprimeront ces révoltes dans le sang, les Morisques seront dispersés, avant d’être définitivement expulsés d’Espagne quelques années plus tard, en 1609.




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