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Joe Chip Joe Chip 3 juin 11:25

Le problème de base l’UPR est qu’il est financé par ses membres et que leur budget de campagne (1,5 millions d’euro) est disproportionné par rapport à leur empreinte politique réelle. Evidemment, quand on est met autant d’argent de sa poche pour financer une cause, on attend inconsciemment un retour sur investissement, d’où cette incapacité à se remettre collectivement en cause.

Le fétichisme autour du nombre d’adhérents (compteur en temps réel) ne sert qu’à enfermer les gens dans une bulle cognitive et à créer une dynamique politique artificielle. L’UPR est dans un cercle vicieux où le parti doit gagner toujours plus de militants pour se convaincre que le résultat des élections ne dit pas la réalité et surtout pour amasser les fonds nécessaires afin de pouvoir continuer à faire campagne "comme les grands" et entretenir l’illusion auprès des militants. 

Ils ne savent pas utiliser le net, enfin ils l’utilisent très mal pour faire du tapage publicitaire et du harcèlement en ligne, c’est à dire le degré 0 de la communication numérique. 

Ils ne tirent même pas parti de le souplesse artisanale d’une petite structure qui fonctionne dans les faits comme le parti communiste des années 50.

Et puis ils ne comprennent pas ce qu’est une élection (un choix). La posture dialectique des militants de l’UPR est qu’il faut parvenir à priver les électeurs de leur capacité ou liberté de choisir, d’élire, qui serait en soi problématique (l’électeur étant forcément un con/mouton se contentant de remettre à chaque élection une pièce dans l’appareil). Cela passe par une volonté de verrouiller intégralement la réflexion tout en prétendant faire exactement le contraire. 

"On leur a pourtant tout expliquer à ces débiles, pourquoi ils ne votent pas pour l’UPR ?"

"Toutes les informations sont sur le site de l’UPR, il vous suffit de lire"

A les écouter, voter serait un acte intégralement rationnel et impersonnel qui ne pourrait conduire qu’à un seul choix correct en faveur de l’UPR, toute autre option étant disqualifiée comme fasse ou inconséquente. Tout le monde aurait vocation à voter pour Asselineau puisque tous les Français seraient virtuellement d’accord avec lui, sans le savoir encore. Or, voter est un acte foncièrement subjectif. Même un Mélenchon ne va pas jusqu’à insulter ou nier la subjectivité de ses opposants politiques : il admet la contradiction et l’impossibilité de tout réconcilier au travers d’un seul choix pseudo-démocratique. 

Bref, il y a là un paradoxe fondamental, ils sont dans une logique de parti unique et monocausal qui est déphasée par rapport à la logique électoraliste. Farrage n’a jamais défendu le Brexit ou l’article 50, il a fait en sorte d’être en mesure d’incarner les aspirations des europhobes britanniques et il est allé se battre pied à pied au sein même du parlement. Il n’a pas épluché le contenu des articles 22 et 24 alinéa 3b durant les débats télévisés, il n’a pas agité sa carte des euro-régions, il n’a jamais parlé de Walter Halstein, il a fait de la politique. Il est allé là-bas pour insulter les yeux dans les yeux le président du conseil (« Vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’aspect d’un petit guichetier de banque ») et en le traitant «  d’assassin de la démocratie européenne et de toutes les nations européennes »


Ca vous a quand même une autre gueule que nos Philippot et nos Asselineau avec leur ode au CNR et leur article 50. Nous on a des souverainistes qui ne composent même plus une force politique et qui réussissent l’exploit de se disputer des scores de 2 ou 3%. 




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