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Norman Bates Norman Bates 8 décembre 2019 11:38

Un peu de respect, ou au minimum de la mansuétude, pour les travailleuses et travailleurs du journalisme...

Ce n’est pas un métier facile...

Voilà des gens qui se sont engagés sur cette voie l’esprit baignant dans un fluide composé de nobles idéaux...chercher la vérité et la partager avec le peuple, être une passerelle libre et indépendante entre le monde, ses recoins cachés voire inavouables, et les masses...

Imaginez le traumatisme lorsque ces louables intentions bercées de candeur se confrontent à la cruelle réalité...c’est comme la jeune bulgare à qui on promet monts et merveilles en France, un avenir doré où parée de prestigieuses parures elle défilera pour les plus grandes figures de la mode...son podium rêvé sera une parcelle de boulevard où habillée de façon minimaliste par la Halle aux vêtements elle attirera le chaland par douzaines pour vider des couilles sur une banquette arrière ou une chambre miteuse...

Sidération et tétanie, innocence profanée par la perversité de l’espèce humaine, larmes salées de honte et d’espoirs souillés sur les joues...c’est pareil pour les travailleuses et travailleurs du journalisme qui, de surcroît, sont écrasés entre le marteau du client mécontent qui hurle à la tromperie sur la marchandise et l’enclume du proxénète institutionnel qui se retrouve en première ligne si le peep-show télévisuel cesse d’hypnotiser la lubrique populace devenue exigeante, alors il met la pression...

Un professionnel rodé comme Elkabbach a des heures de vol, sa carlingue abîmée en témoigne, il encaisse sans sourciller, les cendres de sa défunte dignité ont été dispersées par tant de falsifications et de mensonges, mais c’est un chemin de croix pour arriver à ce niveau où plus rien ne fait peur...la jeune bulgare est saisie de nausée à sa première saillie tarifée avant de devenir une gagneuse expérimentée capable de se faire labourer par un autocar entier de mâles en rut...

Pensez au drame que vivent ces travailleuses et travailleurs du journalisme...ils souffrent dans leurs chairs, dans leurs âmes...ils vous roulent dans la farine, mais ils n’ont pas le choix...




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