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Télé-Afrav Télé-Afrav 14 août 18:35

@Djam - Monsieur, si je comprends bien vous proposez ce livre comme l’un des plus faciles moyens de mieux parler l’anglais.
Nous y sommes donc : ce livre n’est pas là pour convaincre les Anglophones de se mettre au français, mais pour inciter encore un peu plus les Français à parler anglais. Vous a-t-on dit que dans un échange lorsqu’il n’y a pas de réciprocité, l’échange n’est pas loyal, et pour le cas, ce sont encore les Francophones les dindons de la farce. Oui, dans ces circonstances, le fait de nous dire que l’anglais est largement composé de mots français
, sous-entend que ce n’est pas grave de perdre notre langue au profit de l’anglais puisque l’anglais, c’est du français (mal prononcé dixit Clemenceau).

Le problème, c’est que si c’était les mêmes langues, on se demande alors bien pourquoi les Britanniques et les Anglo-Américains ont tant fait pour éliminer le français partout où il était :

En Louisiane, le français fut interdit à partir de 1921 et cela jusqu’en 1968.

Dans le Vermont pour angliciser la population de cet état qui était très francophone et très catholique, on y introduisit des prêtres et des évêques catholiques venant d’Irlande, car la population refuser de se mettre à l’anglais jugeant que cette langue était la langue des protestants.

Je passerai sur la Déportation des Acadiens, véritable génocide, organisé par nos « amis » anglais pour, notamment, ne plus entendre parler français à l’Est du Canada.

Dans l’Ouest canadiens, ce ne fut pas mieux pour les Francophones. Les Métis francophones chers à Louis Riel, qui peuplaient majoritairement l’actuelle Alberta, Saskatchewan et Manitoba furent contraints à l’anglais après que les puritains protestants aux ordres du 1er ministre canadien de l’époque, John Alexander Macdonald, eurent pendu leur chef Louis Riel, en 1885. À partir de cette date, il était interdit aux Métis de l’Ouest Canadien de parler français, et si d’aventure, on les entendait s’exprimer dans cette langue, on leur lançait une méprisant « Speak White ». La politique du « Speak White » a fait que tout l’Ouest canadien a été assimilé à l’anglais en quelques décennies.

Dans ces circonstances, nous raconter que l’anglais, c’est comme du français, c’est comme se moquer de nous. Cette façon de faire contribue à rendre une partie de notre peuple aveugle et sourde au fait que la Grande-Bretagne et les États-Unis furent souvent, et restent en diverses circonstances nos alliés bienvenus, lorsque leurs intérêts rencontrent et servent les leurs, mais sont en même temps des rivaux constants, voire des ennemis occasionnels, qui choisissent de s’attaquer à nos vecteurs de rayonnement et d’action extérieure.

Ainsi, on en vient, en France, avec beaucoup d’indulgence, à occulter le dénigrement et l’hostilité dont notre langue et notre culture sont l’objet de la part de ces « amis ». On a pris l’habitude de leur pardonner diverses « bavures » et « dommages collatéraux » qu’ils nous ont causés au cours de plusieurs conflits où nous étions pourtant alliés.

Les derniers exemples en date étant en 1975, la bizarre liquidation par le "Peace Corps" du fonds français de la Bibliothèque nationale du Cambodge qui restait après la chute des Khmers rouges ; le bombardement par les avions de l’Oncle Sam du Consulat de France à Hanoï vers la fin de la guerre du Vietnam, pendant laquelle ils avaient tout fait pour éliminer la langue française, bien mieux que les Russes n’ont pu le faire. Moralité, aujourd’hui, le français est quasiment mort dans cette partie-là du monde.

Et que dire, plus près de nous, de la politique anti-français du commissaire britannique Neil Kinnock qui, à partir de 2004, à la tête des services linguistiques de l’UE, a poussé la Commission et notamment les Commissaires chargés de la politique linguistique, sous l’influence du British Council et du cynisme de sa politique de domination.

 




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