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Tchakpoum Tchakpoum 6 décembre 2020 07:46

@LUCA

Pour ma part, je n’adhère pas à l’homéopathie, ça ne marche pas avec moi. Mais ça marche pour d’autres dans mon entourage. Le but d’un médoc ou d’un soin étant de guérir, s’il guérit quelqu’un, alors il est bon pour lui. En tout cas, c’est mon pragmatisme.

Depuis la démonstration de Robert Rosenthal en 1963 sur des rats, on sait que placebo agit. J’ai travaillé aussi pour des détenus, qui me montraient des médocs qu’ils avaient pour dormir, calmer les nerfs ou lutter la dépression. Ils me disaient que c’était efficace. Le médecin qui les prescrivait, dans la prison, est par ailleurs une copine. Elle m’a montré les médocs, les couleurs, les indications médicales correspondantes et m’a ensuite expliqué qu’ils sont tous fait du même sucre. Abracadabra. En milieu clos il y a une hypersensibilité, avec des phénomènes d’auto-renforcements collectifs visibles, comparables à des hystéries, qu’ils soient bons ou mauvais.

C’est tout l’angle aveugle de notre médecine occidentale. Les industries pharmas utilisent le principe du placebo qui assure une part du chiffre d’affaires. Les médecins et pharmas en connaissent une partie. Le placébo est consubstantiel à la médecine. Ce qui n’enlève évidemment rien à l’utilité de chercher des principes actifs pour faire des médocs. Mais avec l’approche scientiste qui nous bouffe, le placébo est nié, alors qu’il devrait être au contraire l’objet d’une vraie discipline d’étude, ou au moins d’investigations, puisque la médecine baigne dedans. Si je fais un raisonnement plus tordu : seuls les industries pharmas et les décideurs ont droit à la décision du placébo, pour le reste, c’est baillon et bandeau sur les yeux.

Participent au placébo la relation de confiance patient-médecin, le type de produit qui convient ou pas à l’univers des valeurs du patient, les intuitions du traitant (l’art de guérir) qui sent le terrain du patient, l’approche qui agira le mieux pour lutter contre sa maladie.

On tombe, en biologie, dans la symbiose : toute la propension aux interactions qui maintient la biosphère en auto-régulation, que ce soit en macro entre les milieux atmosphérique, aquatique et terrestre, en moyen, les écosystèmes, en micro, les organismes et interaction biochimiques qui les font. Cette propension symbiotique dépassant encore largement les domaines des sciences dont nous disposons.

On peut étendre cela à la mécanique quantique (en tout cas, j’en fais ici l’hypothèse) : la superposition, l’intrication quantique, ou la non localisation obéissent peut-être aussi à cette propension symbiotique. Le chamane, lui-même, est peut-être un bon lecteur de signaux que le commun des mortels ne perçoit pas, qui indiquent aussi des corrélations.




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