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TchakTchak 20 juin 23:40

@joelim

Victoria Nulland n’est pas Ukrainienne...
C’est elle qui recruté le Galicien Arseni Iatseniouk chef du gouvernement issu du putsh du Maïdan, fomenté avec des Oleh Tyahnybok, créateur du Svoboba, ou des Andriy Paroubiy, du Svoboda aussi, devenu président du Rada, tous Galiciens.
Le système politique et policier Ukrainien avait été vampirisé par Washington.

Quand le Donetsk, Louhansk et aussi Marioupol ont mené leurs votes d’autodétermination en mai 2014, c’était contre la volonté de Poutine. Il a ensuite refusé le rattachement demandé par le Donbass à la Russie. D’une part, il ne se sentait pas mûr cela : il n’avait pas l’armement dont il dispose aujourd’hui pour faire face à l’OTAN. D’autre part, il savait que le conflit gelé au Donbass ne permettait pas à l’Ukraine de devenir membre de l’OTAN : c’est stipulé dans la charte qu’un pays en guerre civile ne peut intégrer l’Alliance.
Durant les 8 années qui ont suivi, l’OTAN est quand même rentré en Ukraine par la petite porte en y réorganisant l’armée Ukrainienne et mettant à disposition ses moyens (notamment les satellites Starlink d’Elon Musk, qui ont été la mauvaise surprise pour Poutine). 
Maintenant Poutine intervient, mais pas simplement dans le Donbass. Ce n’est pas la même échelle. C’est un peu comme dévaster tout l’Afghanistan pour chercher Ben Laden le sale chenapan.
C’est un emboitement de problèmes, causés par la rivalité Washington et le Kremlin, avec juste pas de chance pour les Ukrainiens de se trouver au mauvais endroit.

Ce n’est pas le peuple ukrainien qui a voulu cette guerre contre le Donbass, c’est l’instrumentalisation par les US qui ont profité du ressentiment des Galiciens contre Staline et son régime soviétique pour établir le régime ukronazi de terreur, avec une épuration au minimum culturelle. Une psyops dont les US sont coutumiers. Toujours s’appuyer sur la partie extrême, ou pathologie d’un peuple pour le dévaster et y faire ses petites affaires. 
Logiquement, les Russophones de l’Est se sont insurgés et la Russie s’est cabrée.

Le peuple Ukrainien, lui, s’est exprimé ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_ukrainienne_de_2019

Zelensky élu président à 73,22 % au 2ème tour, de très loin le plus haut score présidentiel depuis la chute de l’URSS.

Regardez, un peu en dessous, à droite, les cartes électorales, même du premier tour : la majorité des régions voulait Zelensky. Les voix pour Porochenko et Timochenko, c’était surtout la Galicie. Iouri Boïko, un vieux tromblon de l’époque de Koutchma, et des élites encore soviétiques, s’est rappelé au souvenir pour ceux de l’Est. La majorité ukrainienne ne voulait pas de la guerre contre ceux du Donbass. Et ne voulait pas non du régime Ukronazi. Elle ne savait comment sortir de la rivalité qu’elle subissait entre les grandes puissances mondiales. Exactement ce que Zelenky a dit souhaiter quand il était candidat. Et c’est dans la vidéo que juanyves a mis lui-même en lien sans s’y arrêter pour réfléchir un peu.




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