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Auto-défense, chapitre 1 : les espaces transitoires

Chapitre 1 : les espaces transitoires

L'expression est très peu connue en France mais dans le monde anglo-saxon de l'autodéfense, c'est une donnée essentielle à avoir à l'esprit : les "transitional spaces". On peut traduire cela par "espaces ou lieux transitoires". Je vais les résumer à "ET" pour simplifier.

De quoi s'agit-il et pourquoi il est essentiel de les considérer comme ils sont ?

Les ET sont tous ces lieux dans lequels nous devons nous retrouver à un moment donné pour passer d'un espace à un autre. Ils se caractérisent par le fait qu'ils sont incontrôlés, comprendre par là que VOUS n'avait pas le contrôle sur ce qu'il s'y passe. Peu importe qu'ils soient monitorés par de la vidéo-surveillance ou non. Il peut s'agir d'un parking, d'une station-service, de centres commerciaux, des endroits malfamés d'une ville par exemple, etc. Nombre de voies de faits s'y déroulent. Avec un pays qui se paupérise et qui accueille toujours plus de déséquilibrés, il y en aura de plus en plus. A contrario, il est très rare d'être en insécurité physique dans un immeuble de bureaux ou dans un domicile correctement sécurisé.
Des exemples ? Il suffit de se baisser pour en trouver. Ce samedi 3 février 2024, on en a un ce matin même :

Pourtant, la gare de Lyon fait partie de ces espaces publics parmi les plus surveillés de France. Et pourtant...

Dire qu'ils sont "incontrôlés" signifie que nous n'avons pas le contrôle sur ce qu'il s'y passe, contrairement à notre domicile, notre lieu de travail en général (que nous connaissons et donc maîtrisons), une école (quoique... en France, ça se discute) ou encore un lieu en pleine nature.

Une des caractéristiques des ET est que nous pouvons très difficilement les éviter : c'est le cas par exemple des transports en commun dans les villes ou encore des zones commerciales. L'autre est que l'augmentation des risques dans ces lieux est phénoménale en comparaison des espaces contrôlés, surtout dans des pays où des clandestins qui ont mis 5 coups de couteau à une autre personne sont relâchés le lendemain de leur interpellation (je n'invente rien : https://actu17.fr/faits-divers/toulouse-un-homme-poignarde-a-trois-reprises-a-une-station-de-tramway-deux-mineurs-interpelles.html )

La première étape de toute autodéfense est d'avoir conscience de l'existence de ces endroits, de leurs potentiels dangers et d'y être prêt, sans paranoïa non plus.

La seconde étape, c'est de comprendre qu'un ET peut aussi très facilement se transformer en un endroit relativement contrôlé et inversement. Prenons par exemple le cas d'une voiture : quand vous entrez dans votre voiture, vous pénétrez en réalité dans un autre relatif ET. Ce n'est que quand vous verrouillez les portières que vous basculez dans un (au moins) relatif "safe space". La différence ne tient pas à grand-chose mais ce "pas grand chose" fait justement toute la différence.

Voici quelques conseils qui peuvent sembler basiques mais qui sont essentiels :
1) Planifiez ce que vous faites quand vous entrez dans un ET. Dans un parking souterrain, toujours contrôler si personne ne nous suit. Toujours avoir les clés de sa voiture dans la main dominante. Avoir une lampe sur soi si l'endroit est sombre. Éviter d'avoir l'attention captée par un téléphone ou encore porter des écouteurs qui vous isolent. D'une manière générale, quelqu'un qui dont l'attention et les sens sont au moins en partie accaparés par un perturbateur est une proie plus facile pour un éventuel agresseur.

2) La stratégie du nombre : là je renvoie sur les conseils de ce célèbre physionomiste de boîte de nuit à Rennes, le Jarl, qui en connaît un rayon : plus que nulle part ailleurs, dans les ET, le fait d'être seul ou même simplement en sous-nombre, vous transforme encore une fois en proie. Il est évident qu'il existe des ET plus problématiques que d'autres mais c'est une règle générale : l'union fait autant la force qu'elle garantit la sécurité.

3) Apprendre à bien identifier les frontières. Certains ont peut-être en mémoire la tentative d'enlèvement de la petite fille et l'agression de sa grand-mère quasiment sur le pas de leur porte par un certain Brahima à Bordeaux mais on a là l'exemple typique d'un ET extrêmement restreint et pourtant capital : le palier d'un immeuble ou d'une maison qui donne sur la rue. Vous avez beau être physiquement à l'intérieur de chez vous, si votre porte est ouverte, n'importe qui peut vous attaquer. Entrouvrir une porte de domicile qui donne directement sur la rue sans avoir pris la température de l'environnement transforme votre espace intérieur et en principe sûr en un ET incertain.

4) Avoir systématiquement un plan B. Repérez toujours des éventuelles issues de secours (ça prend 2 secondes et ça peut tout changer, cf. les attaques du Bataclan) quand vous vous trouvez dans un ET. Tous les ERP (Établissement Recevant du Public) ont pour obligation d'afficher un plan d'évacuation mais la plupart du temps, il suffit juste de prendre quelques secondes pour observer son environnement et répondre à des questions basiques : "si un type entre dans le restau avec un flingue, par où je sors ?".
Avoir un plan B signifie également être équipé. Nous aborderons plus loin cette question dans le contexte extrêmement compliqué qui est celui de la France mais, en 2024, quiconque s'estime être quelqu'un de responsable doit être équipé d'une manière ou d'une autre. Il existe des solutions parfaitement légales, d'autres qui sont à la frontière et d'autres encore interdites mais c'est à chacun de voir s'il préfère être jugé par 12 qu'être porté par 6.

Voici quelques exemples d'ET et les risques.
L'allée où vous garez votre voiture ou la rue :

.
Autre exemple mais qui se passe sur un parking de station-service à Atlanta et qui se termine bien grâce à l'intervention d'un agent de sécurité mais qui montre les conséquences immédiates d'une simple négligence :

Voici plusieurs exemples de rupture de la normalité pour des personnes qui sont parfois au seuil de leur propre domicile :

En voici un dernier. Ça se passe au Brésil et ça finit très mal pour l'un des assaillants (âmes sensibles s'abstenir) :

Tags : Sécurité Violence




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2 réactions à cet article    


  • 2 votes
    Boris Boris 8 février 09:29

    Exact vaut mieux être jugé par 12 que porté par 6, une autre expression qui me vient à l’esprit " Vaut mieux faire le boucher que le veau".

    Pour l’instant et j’ai bien peur pour l’avenir, notre esprit combatif (dans le sens du coq gaulois) est bel et bien perdu. C’est pas avec les tafioles de plus en plus nombreuses dans notre société (la faute aussi à la bouffe et autres saloperies vaccinales en sus de la propagande scolaire et autres) que nous allons faire peur à la racaille arabo-africano-musulmane.


    • 1 vote
      panpan panpan 10 février 11:20

      @Boris,
      entièrement d’accord, et j’ajoute que quand on sait qu’on ne risque rien vis à vis de la ’’justice’’, pourquoi se gêner .
      J’ai en mémoire un temps où un agresseur pouvait se faire défoncer par sa victime ou des intervenants avec l’approbation des bleus.
      Ce dernier n’aurait d’ailleurs jamais eu l’idée de porter plainte sachant qu’il aurait eu droit à une 2ème couche. smiley

      Pour ma part en cas d’agression,je suis resté à cette époque et peu importe les conséquences qui peuvent s’en suivre, je me vois mieux en charcutier.



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