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Donald Trump, seul contre tous par Thierry Meyssan !

Seul, contre son opposition, contre son administration et contre ses alliés, le président Trump ne paraît pas en mesure de faire appliquer ses engagements de campagne. Trois ans après son élection, la Chambre des représentants a lancé contre lui une procédure de destitution parce qu’il lutte contre la corruption de ses adversaires. Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 8 octobre 2019

 

Pour le président Trump, la procédure de destitution intentée par la Chambre des représentants est une tentative de coup d’état.

 Le principal engagement de campagne de Donald Trump de mettre fin à la stratégie militaire offensive Rumsfeld/Cebrowski et de lui substituer une politique de coopération jacksonienne se heurte à une puissante opposition interne aux USA et externe chez les alliés des États-Unis. Plus que jamais, le président apparaît seul, absolument seul, face à la classe politique transatlantique.

Tout était joué d’avance

Comme pour son prédécesseur, Barack Obama, tout semblait joué d’avance.

Dès son élection, en 2009, Obama fut salué comme le « premier président noir des États-Unis », puis s’avéra incapable de résoudre les problèmes de cette communauté, laissant les violences policières à leur égard atteindre des sommets. Aux premiers jours de son mandat, le Comité Nobel lui décernait le Prix de la paix saluant ses efforts « pour un monde sans armes nucléaires » ; un sujet qu’il cessa immédiatement d’aborder. Bien que son bilan soit à l’exact opposé de ses promesses de campagne, il n’en reste pas moins populaire dans le monde. Peu importent la délocalisation des emplois en Chine, la continuation de Guantánamo, les milliers d’assassinats ciblés, et la destruction de la Libye.

Chaine Réseau V

À l’inverse, dès son élection et avant même la passation de pouvoir en 2017, Donald Trump était présenté comme un narcissique maniaco-dépressif, une personnalité faible et autoritaire, un crypto-fasciste. Dès son accession à la Maison-Blanche, la presse appelait à son assassinat physique et le Parti démocrate l’accusait d’être un espion russe.

Il obtenait qu’une enquête soit ouverte contre lui et son équipe dans la perspective de sa destitution. Son principal conseiller, le général Michael Flynn, fut contraint à la démission 24 jours après sa nomination, puis arrêté. Lorsque Donald Trump perdait les élections de mi-mandat (novembre 2018) à la Chambre des représentants, il fut donc contraint à négocier avec certains de ses opposants. Il trouva un accord avec le Pentagone, autorisant certaines actions militaires pourvu qu’elles n’engagent pas le pays dans une spirale, et obtint en échange la clôture de l’enquête russe. Durant huit mois, il tenta à marche forcée de mettre fin à l’anéantissement du Grand-Moyen Orient et aux préparatifs de la destruction du Bassin des Caraïbes. Il espérait pouvoir annoncer la concrétisation de la paix à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Patatras ! Suite de l'article ici

Tags : Donald Trump




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8 réactions à cet article    


  • 4 votes
    Hijack ... Hijack ... 13 octobre 2019 23:57

    Souvent, lorsque l’on apprécie un analyste, journalise ou penseur, bcp exigent de lui un sans faute ... Or, justement, des Meyssan, heureusement qu’il leur arrive de faire une analyse un peu à côté, car ils ont pris le risque de la faire avant tous et ce sont avant tout des hommes et non des fournisseurs d’analystes sur-mesure à tous, surtout compréhensibles par tous.

    Cela étant, Meyssan va tjrs très loin dans ses analyses, et fait partie des plus sérieux que je connaisse, idem pour le professionnalisme, malgré les risques courus. De plus, même ses erreurs, ne sont jamais sur le fond, mais juste et très rarement sur les hommes. Pour l’affaire Poutine/Medvedev, j’en suis certain, nous ne savons pas tout ... 

    Je sais aussi, que bcp de journalistes politiques US de haut niveau (et évidemment russes et même français) ... s’intéressent de très près aux analyses de Meyssan, ce n’est pas pour rien.

    .

    T.M, l’a souvent écrit ... (et, pas répondant aux mimis et petits trolls anti Meyssan que l’on voit ici ou là, qui devraient poster sur Voici ou Gala, ces derniers, il n’en a jamais fait allusion) ... tous les journalistes et journaux qui ont essayé de le traiter de mal informer ou de mentir, il n’avait pas arrêté de leur demander, via Réseau Voltaire, de le contredire avec arguments ... ce qu’ils n’ont jamais pu, ni su faire ... mais tenez-vous bien, ils ont su l’accuser d’être un Complotiste. Sans compter, que lorsque j’ai lu quelques trucs contre Meyssan, c’était tjrs du n’importe quoi ... surtout, j’avais la preuve qu’ils n’avaient pas compris le problème en question. Bref !

    .

    Je me souviens avoir posté en 25015 ce qui suit, dans un Topic de Hiero ...  :

    .

    Meyssan, est à mon sens et tout le prouve ... le plus grand journaliste qui soit, le seul qui a le courage de dénoncer dès le début les responsables, que ce soit en Irak, en Afghanistan, en Iran, en Libye, en Syrie ... surtout le 911 qui est à la base et à l’origine de tous les conflits cités. Être dans cette position, ça provoque pas mal de jalousies du côté de ses soi disant confrères, et de malaises chez les autres, du fait des vérités qu’il révèle.
    .

    Thierry Meyssan : « Si j’avais plié, je n’aurais pas eu à partir »

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    • 1 vote
      Simple citoyenne Simple citoyenne 14 octobre 2019 09:03

      Bonjour Hijack ... C’est humain heureusement.


    • 3 votes
      Hijack ... Hijack ... 14 octobre 2019 14:50

      @Simple citoyenne

      Bonjour Simple citoyenne ... tu veux dire que c’est humain de tomber sur Meyssan, alors que toute la structure de l’Empire lui est déjà tombée dessus ? Dans ce cas là, assurément, oui, la bêtise est toute humaine. Sauf si tu trouves humain que T.M, fasse ce qu’il a à faire ... sans s’occuper des qu’on dira t-on ... et, dans ce dernier cas, c’est même un peu sur-humain.


    • 2 votes
      Simple citoyenne Simple citoyenne 14 octobre 2019 17:27

      @Hijack ... l’erreur est humaine c’est ce que je voulais dire, le heureusement, voulait dire, ce qui prouve encore qu’il en reste, des humains smiley


    • 2 votes
      beo111 beo111 14 octobre 2019 00:40

      Salut, juste pour faire remarquer que dans son discours il parle "d’accords commerciaux désastreux", il parle bien entendu de l’ALENA, une sorte de CETA en moins violent, ce qui lui a vraisemblablement permis de remporter des grands électeurs dans états clé, où normalement les démocrates avaient la majorité, mais où les chômeurs ont bien compris pourquoi ils avaient perdu leur emploi.

      Le problème, et j’insiste là dessus, si le CETA passe en France il ne sera pas possible de faire machine arrière, car d’une part nous n’aurons pas un Trump pour dénoncer le traité chez nous c’est trop sclérosé et d’autre part même s’il y en avait un il faudrait que tous les gouvernements de l’UE soient d’accord et ça c’est pas la peine d’y compter.

      Or la situation est désastreuse, car les règles de l’OMC sont formelles : si l’UE accepte les règles du CETA avec le Canada, elle ne pourra pas les refuser aux autres zones commerciales qui en feront la demande. Or ya déjà le Japon, le Vietnam des pays d’Amérique du Sud qui se bousculent au portillon, via les accords JEFTA, MERCOSUR et j’en passe.

      Et là les pertes d’emploi français, les émissions de gaz à effet de serre du fait du transport accru de marchandises et autres réjouissances ne sont qu’anecdotiques par rapport au concept de lois payantes introduit par le CETA : si en France on est pas content de la qualité ou même de la dangerosité d’un produit d’importation, eh bien le gouvernement voire même les députés y réfléchiront à deux fois avant de l’interdire car si l’industriel étranger attaque la France auprès du "tribunal" d’arbitrage il est pratiquement sûr de rafler la mise, car pour un tribunal commercial ce qui est important c’est le préjudice chiffré, le reste c’est du blablabla.

      C’est pourquoi ces accords dits de seconde génération sont une aubaine pour les ultra-riches car ils instaurent un cadre favorable à de monstrueuses martingales : il suffit qu’ils investissent pour produire n’importe quoi, qui réponde juste au cadre réglementaire du moment, il faut juste qu’ils arrivent à vendre en France, mais vu les droits de douane abaissés au minimum et la complicité des médias locaux, l’argument du prix étant important pour une population en voie de paupérisation l’économie d’échelle fait rafler les contrats, et le jour où on se rend compte que c’est de la merde c’est trop tard. Soit on continue à acheter soit on paye. Au choix.

      C’est pourquoi le Sénat, où va bientôt se jouer le dernier acte concernant le CETA (après ya encore la case Macron, mais vu qu’il était le seul candidat de la présidentielle ouvertement favorable à ce traité c’est pas la peine de se faire trop d’illusions) va vraisemblablement accueillir le championnat du monde de corruption, super il se passe quelque chose chez nous smiley

      Après donc, deux cas de figure : soit le capital transnational arrive à corrompre suffisamment de sénateurs avant les prochaines sénatoriales, vu que c’est Larcher le président, ça parait crédible, auquel cas d’ici quelques années il n’y a plus de France ou si peu, il reste juste une armée au service du capital (bon les plus perspicaces d’entre vous savent que c’est déjà un peu le cas).

      Ou alors, si les sénateurs préfèrent attendre de voir la couleur des nouveaux conseillers municipaux, qui constituent le gros de leur collège électoral. Auquel cas il n’est pas exagéré de dire que les municipales de 2020 seront, et de loin, les élections les plus importantes de la Vème République.


      • 2 votes
        Serge ULESKI Serge ULESKI 16 octobre 2019 08:42

         Une question demeure à propos du commentaire médiatique autour des interventions et de la personnalité du président des Etats-Unis : pourquoi les médias dominants (presse, tv, radio publiques comme privée du centre gauche au centre droit) n’aiment-ils pas Donald Trump alors qu’ils ont tant "aimé" Bush... (aucune remise en cause sérieusement de la destruction de l’Afghanistan et de l’Irak...et de sa politique étrangère en générale) et adoré Obama, le baratineur sournois, qui a poursuivi, mine de rien, l’oeuvre de son prédécesseur (destruction de la Libye et de la Syrie) car nous tous aurions parié sur un alignement, un soutien sans faille des médias en faveur de Trump après sa victoire à la Maison blanche.

          La réponse à cette question on la trouvera, sans doute, dans le fait que les médias ne supportent pas que l’on dise tout haut ce que pensent tout bas leurs propriétaires, actionnaires et autres directeurs de la publication nommés à la tête de ces organes de presse. Ce n’est donc pas tant le fond, le problème avec Trump en ce qui concerne le jugement porté par les médias à son encontre, mais bien plutôt la forme.

        Pour faire court, si Trump sait dire une chose pour n’en rien faire de l’autre, reconnaissons que Trump ne sait pas mentir ou bien plutôt : Trump ne sait rien nous cacher, rien retenir et en premier lieu : lui-même... et ce bien qu’il demeure un esbroufeur de première catégorie après le baratin d’Obama et la candeur imbécile et criminelle d’un Bush manipulable à souhait ; et cette grandiloquence gratuite, privée de moyens, a pour effet, ce qui suit : plus les USA sont impuissants plus son président Trump affiche la force et la promesse d’une action dévastatrice (Russie, Chine, Iran, Corée) ; plus les USA doivent composer avec le monde et plus Trump affiche un unilatéralisme arrogant et irréaliste d’un bras qui ne cesse d’osciller - geste subliminal -, comme pour signifier que ce bras ne peut saisir et brasser que de l’air : le vide.

         Aussi, force est de constater que Trump, c’est tout ce que les USA ne peuvent plus se permettre ; Trump, c’est du fantasme, rien que du fantasme et son électorat de fantasmer avec lui :"America is great again !"

        Qu’on se rassure toutefois : les marges de manoeuvre de Trump sont constitutionnellement très très faibles ; et tout porte à croire qu’il reste à Washington un personnel encore capable de gérer le réel dans toute sa complexité ; réel qui, comme les faits, demeure décidément têtu...

         A suive donc.


        Pour prolonger, cliquez : http://serge-uleski.over-blog.com/2019/09/les-medias-face-a-donald-trump-pourquoi-tant-de-haine.html


        • vote
          Simple citoyenne Simple citoyenne 16 octobre 2019 09:27

          @Serge ULESKI En effet, votre commentaire d’ailleurs, que l’on peut additionner, puisqu’en cohérence, avec toutes les autres analyses, le cas Bush entre autres, ou commentaires faites par tous ! Dire le contraire c’est soit être de mauvaise foi, ou être fou, ou alors avoir des intérêts !



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