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Accueil du site > Tribune Libre > Julien Rochedy : Dieu ou Nietzsche ?

Julien Rochedy : Dieu ou Nietzsche ?

Dans cette vidéo passionnante, Julien Rochedy aborde le thème de la relation de Nietzsche avec le christianisme et tente de dépasser l'opposition binaire que l'on décrète habituellement qui voudrait qu'il y ait incompatibilité totale entre la pensée nietzschéenne et la pensée chrétienne.

Rochedy estime au contraire qu'il faut confronter dialectiquement les deux approches et invite les "nietzschéens" et les "chrétiens" à confronter mutuellement leurs convictions respectives afin de dépasser cette opposition qu'il juge stérile. 

Au fond, explique Rochedy s'appuyant sur les écrits du philosophe Gustave Thibon, Nietzsche était sans doute un "chrétien manqué" tant il eut soif d'absolu et tant ses attentes furent déçues. Ainsi, la morale chrétienne ne serait pas seulement une "morale des faibles" mais peut également être une "morale de forts" car nécessaire à l'accomplissement individuel permettant de canaliser la puissance vitale.

Voici le plan de la vidéo proposée :

5:28 Les nietzschéens de gauche.

14:18 L'Antéchrist

25:02 Une relation intime

33:17 Un saint sans Dieu

44:15 La chrétienté par force

59:48 Le salut des nietzschéens

1:17:42 Mensonge ou vérité, qu'importe ?

 

On ne le répétera jamais assez ; l'apport fondamental de la pensée Nietzchéenne fut de dénoncer ce qu'elle considère comme le Mal absolu gisant au coeur de l'Homme : le ressentiment ! Or effectivement, lorsqu'on adopte l'approche Nietzschéenne et qu'on fait la généalogie des idéologies totalitaires (ou mortifères), toutes, absolument toutes, découlent à l'origine d'un ressentiment humain. Le ressentiment humain, issu de la faiblesse humaine est d'abord une haine contre la vie tout simplement car le ressentiment est d'abord une haine contre soi-même et contre ses propres faiblesses et cette haine de soi finit par devenir tout naturellement une haine contre les autres. 

C'est d'ailleurs une constante bien moderne : on cherche toujours un bouc émissaire afin d'expliquer nos propres échecs car nous n'osons pas nous regarder en face, nous français. Nous préférons, dans une attitude conformiste (et même pourrait-on dire assez lâche), prétendre que "c'est la faute des élites" si notre vie est aussi catastrophique oubliant un peu facilement que nos élites ne sont en fait que le reflet de notre propre médiocrité et de notre renoncement. Voilà la cause racine de tous nos maux ! Certes, nos élites ne sont pas reluisantes mais à qui la faute ? Pourquoi le peuple français continue-t-il de subir ce qu'il déteste au fond de lui ? Pour la simple et bonne raison que les français ne s'aiment pas. 

Le mal français moderne : la haine de soi !

Dans la continuité de la pensée Nietzschénne, voici une courte vidéo également intéressante car elle prend le contre-pied des discours convenus qui expliquent que "c'est mal" d'être narcissique à notre époque. On explique toujours le déferlement des vidéos d'auto-mise en scène par un trop-plein de narcissisme dû à notre époque individualiste. Et si c'était exactement le contraire ? Et si ce déferlement de médiocrité sur la toile traduisait à l'inverse un besoin absolu de reconnaissance par manque de confiance et par haine de soi ?

Telle est l'explication du philosophe Fabrice Midal qui, revisitant la mythe de Narcisse, nous invite à apprendre à nous aimer véritablement en "devenant narcissique".

Mais ce qui est valable à l'échelle individuelle et personnelle peut être tout aussi valable à l'échelle collective : La France est un pays magnifique avec une Histoire exceptionnelle, dont l'apport entre autres du christianisme, or nous ne faisons que la dénigrer en nous dénigrant nous-mêmes en permanence. Chacun se souvient de la fameuse phrase de De Gaulle à propos des juifs et d'Israël en tant que "peuple sûr de lui et dominateur" or, d'après Alain Peyrefitte, cette phrase de De Gaulle était en réalité un compliment. Interrogé à ce sujet De Gaulle aurait répondu : "peuple sûr de lui et dominateur !' J'aimerais tellement pouvoir en dire autant des français..." . Réelle ou pas, cette formule devrait nous faire réflechir !

 

Tags : Philosophie Christianisme




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18 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Conférençovore Conférençovore 6 avril 10:42

    "Certes, nos élites ne sont pas reluisantes mais à qui la faute ? Pourquoi
    le peuple français continue-t-il de subir ce qu’il déteste au fond de lui ?
    Pour la simple et bonne raison que les français ne s’aiment pas.

    Le mal français moderne : la haine de soi !"

    Il y a plusieurs éléments ici. Le premier c’est la critique des dites élites : c’est un peu ce que j’explique avec le cas de Branco et tous ceux qui nous disent qu’il suffirait de dégager les élites, redonner le pouvoir au peuple et tout rentrerait dans l’ordre. C’est également ce que l’on retrouve dans le communisme si l’on remplace "élite" par "bourgeoisie". Oui, une partie de l’ED rejoint bien l’EG dans cette quête de bouc-émissaire.

    Plus largement, je suis évidemment d’accord avec la limite de cette critique de la
    critique des élites et le dégagisme naïf qui en résulte, ce "yaka faucon les
    vire et ce sera réglé". Je le répète depuis des années : 80% des Français sont responsables de la politique qu’ils subissent aujourd’hui. 80% ont reconduit les gens qui les ont trahi, ou alors s’en sont foutu et parmi eux, bcp déplorent le résultat. Avant 2000, ils avaient l’excuse de la pensée unique véhiculée par le monopole des omnipotents MSM. Depuis 15-20 ans, nous n’avons plus aucune excuse : c’est de la servitude volontaire. Après la quenelle du traité de Lisbonne, en principe, 80% des Français auraient du se détourner de l’UMPS et se reporter soit vers l’extrême-gauche radicale (en France, il n’y a qu’un parti sérieux sur le plan doctrinal : LO), soit vers des gens qui n’ont aucune responsabilité dans le merdier et donc ce que l’on nomme ED, souverainiste, populiste, nationaliste, peu importe, patriote soit encore vers une autre forme de radicalité (anar). Les Français sont 0,5% a avoir opté pour les premiers, 25% pour les seconds et peanuts pour les 3ième qui sont un noman’s land idéologique où ils rejoignent les ninis, les désabusés de tout, bref, les gens qui ne représentent plus aucun danger parce que démoralisés et inactifs.

    Deuxièmement, et on aurait du commencer par cela, "le peuple français", désolé, mais cela n’existe plus. Il existe désormais plusieurs peuples présents sur le territoire administratif France. Le peuple de France organique, charnel, que ce soit des FDS ou des FDB pleinement intégrés, est probablement déjà devenu une minorité. Le reste est constitué de déracinés de l’intérieur (notamment par l’exode rural au 20ième) ou de l’extérieur.

    "La France est un pays magnifique avec une Histoire exceptionnelle, dont l’apport entre autres du christianisme, or nous ne faisons que la dénigrer en nous dénigrant nous-mêmes en permanence.". Du coup j’ai envie de demander... "qui ça, "nous" ?"

    La haine de soi n’est pas uniformément répartie. Nombre de Français récents ne la ressentent en rien et pour cause... ils ne sentent même pas français. Pour eux, être français, c’est juste une entrée dans un registre administratif et des droits mais en aucun cas un projet, une histoire, de toutes façons pas leurs racines et parfois même pas leur culture. Les terroirs, ils ne savent même pas ce qu’ils sont. Ensuite, il faut bien préciser de qui l’on parle quand on parle de "haine de soi" et dire explicitement que c’est celle des FDS. Oui, cette haine de soi existe bien et elle porte un nom : l’ethno-masochisme et là il faut un peu creuser pour en expliquer l’origine.

    - Le déracinement : tout le monde parle de celui des allogènes mais l’exode rural a conduit à la formation de conurbations indifférenciées, des villes sans identité où s’enchaînent quartiers pavillonnaires, immeubles et cités, avec les mêmes centres commerciaux partout en périphérie et des centres-villes musées. Ces zones sont juste des empilements de pop de provinces mélangées à des pop issues de vagues migratoires plus les couches des suivantes avec parfois des gens qui ne parlent même plus la même langue. Avant le covid, ils avaient déjà tous la tête sur leur smartphone et les écouteurs en permanence dans les oreilles.
    - L’hyper-individualisme qui est lié
    - L’idéologie multi-culturaliste/mondialiste qui nivelle toutes les cultures et relativise celle française voire la rabaisse sous les autres au point même que "la culture française n’existe pas" (Macron... je pense que ce mec est sincère : dans sa tête, la nation France n’existe déjà plus). Cette idéologie formate les jeunes dès l’enfance via tout un tas de vecteurs comme l’EN, la "culture" de masse, l’université, etc.

     L’absence de grands projets : depuis l’épopée des années 50-70, il n’y a plus rien pour faire rêver le Français. Mélenchon et LFI avait proposé un grand prog autour de l’espace maritime et c’était une excellente idée. Cela pourrait être autre chose autour du numérique mais sans grand projet, il est difficile de faire rêver les gens.

    Evidemment il y a d’autres origines et causes, certaines plus simples (globalement tous les pays ayant un certain niv de dév entrent en phase de dénatalité : nous sommes en plein de dedans), d’autres plus complexes, mais ce serait trop long.

    Bref, je trouve à la fois pertinent de faire cette critique de la critique des élites mais l’on peut aussi admettre qu’il existe bien des forces dont le projet est clair : le mondialisme. Ce projet est parfaitement assumé et dans celui-ci, il y a quelques gagnants (au moins temporaires) qui, logiquement, y adhèrent. Et dans ce projet, la France n’est plus qu’une province.


    • vote
      mat-hac mat-hac 7 avril 10:37

      Il faut avoir vécu un gros échec pour se révéler.

      Cette phrase contredit entièrement Nietszche. En effet, on peut être élève boursier de l’ENA et réussir.


    • vote
      Conférençovore Conférençovore 8 avril 15:35

      @mat-hac
      Euh... oui, sans doute.


    • 1 vote
      ezechiel ezechiel 6 avril 11:06

      "Nous préférons, dans une attitude conformiste (et même pourrait-on dire assez lâche), prétendre que "c’est la faute des élites" si notre vie est aussi catastrophique oubliant un peu facilement que nos élites ne sont en fait que le reflet de notre propre médiocrité et de notre renoncement...Pourquoi le peuple français continue-t-il de subir ce qu’il déteste au fond de lui ?"

      Reporter la faute sur notre propre médiocrité, c’est un peu facile, vous oubliez de mentionner que la majorité des Français inscrits sur les listes électorales n’a pas voté pour Macron, il est donc du point de vue des principes démocratiques, un président illégitime.


      • 1 vote
        ezechiel ezechiel 6 avril 11:19

        "Pourquoi le peuple français continue-t-il de subir ce qu’il déteste au fond de lui ? Pour la simple et bonne raison que les français ne s’aiment pas. Le mal français moderne : la haine de soi !"

        La république, ça repose sur du vide. Liberté, Égalité, Fraternité, sont des mots vides de sens derrière lesquels on peut mettre ce qu’on veut, et surtout justifier la république universelle, la gouvernance mondiale, qui implique de détruire l’identité, la culture et le savoir-vivre français.
        La civilisation européenne qui depuis des siècles s’est construite sur le sacré, l’humilité, la contemplation, le sens du sacrifice, la recherche de la justice et de la vérité, l’Incarnation du souverain en son Peuple et en son terroir, a été lentement et progressivement détruite par la secte maçonnique républicaine pour la remplacer par Mammon, le Dieu argent de Babylone.

        Le président Macron méprise la France et les Français, en expliquant dans ses meetings « qu’il n’y a pas de culture française », « l’art français, je ne l’ai jamais vu ».Pour lui et pour toute une bande de profiteurs, de banquiers et d’industriels, ce pays n’est qu’une gigantesque entreprise qui ne sert qu’à faire de l’argent (économie, croissance, bénéfices, etc...), destinée à devenir à terme une succursale de l’oligarchie mondialiste prônant une immigration de masse pour satisfaire les besoins du capitalisme, détruisant l’harmonie et l’identité culturelle, cultuelle, morale et ethnique du pays.

        Il n’y a pas de direction, pas de repères dans la république, ses militants sont incapables de discerner l’héritage catholique de la France et préfèrent par exemple magnifier l’Islam, une religion étrangère, incompatible avec notre mode de vie et notre culture.

        La république n’a rien de spécifiquement français, son logo maçonnique : « Liberté, Égalité, Fraternité », s’applique aussi bien à la France, qu’aux USA, au Venezuela, au Burundi ou au Bangladesh.
        Dans les 17 articles de la célèbre « déclaration des droits de l’homme et du citoyen » de 1789, il n’est nulle part fait mention de la France ou de l’identité du peuple français. C’est une déclaration internationaliste, qui annonce les prémisses de la fondation de la république universelle telle qu’ont voulu la mettre en place Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron qui nécessite la glorification de l’Autre et le brassage multiculturel.
        D’où la justification de l’élimination de la monarchie de droit divin existant depuis Clovis liant le Roi et son peuple, la promotion du multiculturalisme, du métissage, du vivre-ensemble et de l’immigration de masse, une politique assumée de tiers-mondisation du pays. Nous sommes tous égaux sur la planète, pourquoi un Algérien, un Pakistanais ou un Malien n’aurait-il pas le droit de s’installer en France de son plein gré ?
        La république contenait déjà dans ses germes, la fin de la France.


        • 1 vote
          Tchakpoum Tchakpoum 6 avril 12:50

          @ezechiel

          La république, ça repose sur du vide. Liberté, Égalité, Fraternité, sont des mots vides de sens derrière lesquels on peut mettre ce qu’on veut, et surtout justifier la république universelle

          Oui.
          (Avant de continuer, posons que la France catholique et monarchique n’est pas ma vision. Elle est la vôtre. Mais ce n’est pas là-dessus que je veux échanger.)

          C’est le manque d’articulation entre autorité (la permanence) et pouvoir (interchangeable) qui gêne.
          Le RU a sa reine d’Angleterre, avec toute l’imagerie du pays qu’elle représente, qui font que les britanniques se sentent britanniques.
          Pour les zuniens, c’est le drapeau : ils en ont tous un à la maison, même le SDF qui n’a plus rien a son drapeau avec lui.
          En France, la DDHC, Marianne, le drapeau, la devise ne sont pas suffisants pour exercer cette incarnation et reconnaissance commune. Tout au plus de évocations. La douce France, le joli pays que l’on aime, tous les terroirs chargés d’affects : ça aurait pu fonctionner. Et la, je reconnais qu’il y a eu un lent travail de sape qui a réussi.

          La France a tué son roi, mais n’a pas débarrassé cette absence du père, ce manque qui persiste. D’où cette pathologie constante, ce besoin de ’l’homme providentiel" qui fusionnerait autorité et pouvoir, serait une figure incarnée (Popoléon, Pétain, de Gaulle, très vaguement Mitterrand, même si je le déteste).

          Votre réponse est l’autorité verticale, qui s’impose (autorité de pensée avec un dieu et d’action avec un roi). Mais ce n’est pas suffisant. C’est même pour ça que cette autorité a été renversée par la révolution : trop rigide, carcérale, on ne respire pas. (Rapidement : l’absolutisme royal a permis les grands aménagements du pays, mais étouffé les parlement provinciaux, la respiration de la vie communaux).
          La première autorité est celle que l’on reconnaît, car on y adhère, on se sent en confiance avec, elle représente ce que l’on est, les certitudes que nous avons, la tranquillité d’esprit qu’elle nous laisse.

          Et c’est ce qui nous manque, avec à la place ce "vide" qui nous ronge.


        • 2 votes
          Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 6 avril 13:37

          @ezechiel

          "La république, ça repose sur du vide. Liberté, Égalité, Fraternité, sont des mots vides de sens derrière lesquels on peut mettre ce qu’on veut (...)"


          Non. Liberté, Égalité et Fraternité ne sont pas du tout des mots vides de sens.

          Ce sont d’une part des mots plein de sens pris un par un (liberté de conscience, égalité devant la loi, fraternité dans le travail) et d’autre part ils forment une trilogie équilibrée qui relève du génie. Du génie français. 

          C’est une grande intuition française, qui a du sens pour le monde entier (tout comme "Yin et Yang" est une riche intuition chinoise significative pour l’ensemble de l’humanité).

          Le fait qu’on puisse récupérer et dévoyer une intuition géniale ne retire rien à sa valeur en soi : le mal tente de tout corrompre mais il ne faut pas confondre le mal avec ce qu’il tente de corrompre. 



        • vote
          ezechiel ezechiel 6 avril 23:21

          @Gaspard Delanuit "Non. Liberté, Égalité et Fraternité ne sont pas du tout des mots vides de sens.... C’est une grande intuition française, qui a du sens pour le monde entier"

          C’est une tromperie.
          Car elle détourne l’homme de ses vraies aspirations ; son terroir, son identité, sa culture, son patrimoine, pour le remplacer par un idéal humaniste déraciné et utopique, mortel pour son peuple.

          "Cet homme de la terre et des cités, cet homme qui est l’homme depuis qu’il y a des peuples et des cités, c’est lui précisément que Nuremberg condamne et répudie. Car la loi nouvelle lui dit : "Tu seras citoyen du monde, tu vas être toi aussi empaqueté et déshydraté, tu n’écouteras plus le bruissement de tes arbres et la voix de tes cloches, mais tu apprendras à entendre la voix de la conscience universelle, secoue la terre de tes souliers, paysan, cette terre n’est plus rien, elle salit, elle embarasse, elle empêche de faire de jolis emballages. Les temps modernes sont venus. Écoute la voix des temps modernes.
          Le manoeuvre polonais qui change d’embauche douze fois par an est le même homme que toi. Le fripier juif qui vient d’arriver de Korotcha ou de Jitomir est le même homme que toi, ils ont les mêmes droits que toi sur ta terre et sur ta ville, respecte le nègre, Ô paysan. Ils ont les mêmes droits que toi et tu leur feras place à ta table, et ils entreront au conseil où ils t’apprendront ce que dit la conscience universelle que tu n’entends pas encore aussi bien qu’il faudrait. Et leurs fils seront des messieurs et ils seront établis juges sur tes fils, ils gouverneront ta ville et ils achèteront ton champ, car la conscience universelle leur donne expressément tous ces droits.
          Quant à toi, paysan, si tu fais des conciliabules avec tes camarades et si tu regrettes le temps où l’on ne voyait que des garçons du canton à la fête de la ville, sache que tu
          parles contre la conscience universelle et que la loi ne te protège pas contre cela."
          Maurice Bardèche - Nuremberg ou la Terre Promise (1948)


        • 1 vote
          Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 6 avril 23:59

          @ezechiel

          "[Liberté, Égalité et Fraternité] C’est une tromperie. Car elle détourne l’homme de ses vraies aspirations ; son terroir, son identité, sa culture, son patrimoine, pour le remplacer par un idéal humaniste déraciné et utopique, mortel pour son peuple."

          Non, cette devise n’incite absolument pas au déracinement que vous décrivez. Cette perte d’identité faussement universaliste, faussement humaniste mais en réalité fondée sur une conception abstraite et matérialiste de l’existence, existe bien. Mais elle n’a rien à voir avec "Liberté, Égalité, Fraternité". 



        • 1 vote
          ezechiel ezechiel 7 avril 00:22

          @Gaspard Delanuit "Non, cette devise n’incite absolument pas au déracinement que vous décrivez. Cette perte d’identité faussement universaliste, faussement humaniste mais en réalité fondée sur une conception abstraite et matérialiste de l’existence, existe bien. Mais elle n’a rien à voir avec "Liberté, Égalité, Fraternité". 

          En Occident, "Liberté, Égalité, Fraternité" est une devise de la franc-maçonnerie, dont le but caché est de proclamer "la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble" (Gaume).

          C’est la fondation de l’homme nouveau, citoyen du Monde déraciné, par la fondation à terme de la république universelle.


        • vote
          Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 7 avril 01:07

          @ezechiel

          Non.  smiley


        • 2 votes
          ezechiel ezechiel 6 avril 11:44

          Héritier de la république universelle, le marxisme culturel prône que l’égalitarisme et la liberté individuelle ne s’obtiendront que par la destruction de la toute puissance de l’homme Blanc garant de l’ordre établi, oppresseur colonialiste des minorités ethniques, des musulmans, des arabes, des noirs, des femmes, des gays, des lesbiennes et autres transgenres. L’objectif est donc de déconstruire la civilisation européenne : c’est-à-dire anéantir le christianisme, la famille, la hiérarchie, le patriarcat, la nation, l’armée, la police, l’élite culturelle, le mérite scolaire, l’architecture, la peinture, la littérature.
          Le marxisme culturel imprègne la société civile à tous les échelons :

          "On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que cela change"
          Delphine Ernotte - présidente de France Télévisions

          "Delphine, tu as dû te sentir bien seule lorsque tu portais un constat, à la fois évident et courageux. L’homme blanc de plus de 50 ans", vous vous en souvenez ? Tu n’es plus seule. Je porterai cette exigence avec autant de passion qu’au sein de mon ministère. Je n’aurai pas de tabou."
          Françoise Nyssen - Ministre de la Culture

          "L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume. Aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche."
          Jean-Paul Agon, PDG de l’Oréal

          "A compétences égales, et bien désolée, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant de autre chose que le mâle blanc, pour être claire."
          Anne Lauvergeon, PDG d’Areva

          "A la tête de la haute administration, on a principalement des hommes, blancs, qui ont fait l’ENA. On manque terriblement de diversité dans les parcours. Quand tout le monde a le même logiciel il n’y a plus d’intelligence collective."
          Marlène Schiappa sur Twitter le 6 janvier 2019

          « Ne comptez plus sur moi pour défendre la moindre nomination d’homme à partir de maintenant »
          Marlène Schiappa

          Concernant le rapport Borloo sur les banlieues, "Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport"
          Emmanuel Macron

          "Il ne faut pas que les acteurs de l’IA ne soient pas trop comme ce que je suis devant vous : des mâles blancs quadragénaires"
          Emmanuel Macron sur les talents en intelligence artificielle.

          "Je ne peux pas survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus, c’est au-delà de mes forces."
          Jean-Luc Mélenchon

          Ce militantisme politique est un racisme anti-Blancs clairement revendiqué et assumé dans les banlieues françaises où, en moins de 40 ans, les Français de souche ont été éradiqués.


          • 2 votes
            Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 6 avril 13:18

            Une des meilleures vidéos de Julien Rochedy, aussi bien sur le fond que sur la forme. Je dois cependant témoigner à titre personnel qu’ayant compris très tôt le piège de la culpabilisation, la lecture de Nietzsche n’a jamais produit le moindre effet sur moi, étant d’une part d’accord avec lui sur tout ce qu’il exprime de raisonnable (et qui me semble évident, voire banal), et d’autre part conscient qu’il a aussi couché sur le papier des délires consécutifs à sa démence précoce et évolutive (qui finira par l’emporter tragiquement).

            Mais je comprends très bien qu’une personne qui ne se serait pas affranchie de la culpabilisation dans son enfance ait besoin de passer par une phase nietzschéenne à son adolescence. Toutefois, en rester là toute sa vie me semblerait un peu court. Ce serait juste un tout petit peu moins lamentable que de rester un enfant de chœur ou un crapaud de bénitier toute sa vie.  

            Il n’en demeure pas moins qu’il est aussi intéressant de considérer ce qui perdure dans le christianisme quand on en retire la culpabilisation, qu’il est intéressant de considérer ce qu’on peut conserver du nietzschéisme quand on en évacue la démence.

            Certaines personnes diraient sans doute qu’il n’en reste rien, dans un cas comme dans l’autre ; ou bien seulement dans un des deux cas. 


            • 4 votes
              medialter medialter 6 avril 14:43

              "Ainsi, la morale chrétienne ne serait pas seulement une "morale des faibles" mais peut également être une "morale de forts" car nécessaire à l’accomplissement individuel permettant de canaliser la puissance vitale"

              *

              Je comprends que tous les chrétiens veuillent s’affranchir de cette image de faible, lourde comme un fardeau en plomb, mais je la trouve pleinement justifiée, au sens au Nietzsche l’entend : le christianisme est par essence la religion de la soumission au dogme du péché, de la soumission à la caste des Brahmanes dont l’imposture a été de convaincre les ouailles que le prêtre était l’intermédiaire incontournable entre l’homme (souillé originellement) et Dieu (quand on part du principe qu’il existe, ce qui n’est pas mon cas, enfin pas au sens consensuellement admis)

              *

              Toutefois je pense que Nietzsche s’est arrêté à mi-chemin. Là où il a totalement raison, à mon sens, sur le fait que le christianisme a plongé l’humanité dans 2 millénaires d’obscurantisme, et a fait des chrétiens des larves d’obéissances (le fait qu’ils soient partis guerroyer à tort et à travers pour exporter leurs salades, n’en fait pas des guerriers, mais en fait des sudras, la plus basse des castes, comme les militaires d’aujourd’hui), donc si Nietzsche a eu raison, c’est sur le plan dogmatique de cette "religion", qui ne fut rien d’autre que l’ingénierie sociale de ces époques

              *

              Nietzsche s’est arrêté là, parce qu’il exécrait toute forme d’ésotérisme. Pourtant, c’est cet aspect qui fait toute la force du christianisme. Quand Nietzsche oppose le crucifié à Dionysos, il a raison sur le plan exotérique, mais tort sur le plan ésotérique ; on a compris depuis l’antiquité, et de nombreux travaux récents ont mis en exergue ce parallèle, que le Christ est une figure appauvri et réarrangée de Dionysos. Ce que Nietzsche n’a pas vu, c’est qu’il y a un lien continu entre Dionysos et le Christ, notamment dans la Gnose, ce qui explique pourquoi l’institution scatho a procédé à un nettoyage de fond de la littérature antique. Dit autrement, le Christianisme est un paganisme appauvri, une sorte de resto du coeur théologique, dont la soupe servie à la masse ne deviendra au fil du temps qu’une simple politique populaire de l’espoir, en particulier avec sa parousie

              *

              Un guerrier ne se soumet à aucune doctrine, et encore moins ne sert la moindre institution. Un guerrier ne travaille exclusivement qu’à son compte. Qu’une Doctrine de Kshatriya se cache au fin-fond du Christianisme, oui, mais l’interprétation exotérique du NT, et la propangade qui en découla ne fit de ses ouailles que des milliards de sudras, des milliards de petits vers de terre. Pour ma part, je préfère m’en remettre aux originaux plutôt qu’aux copies (on sait aujourd’hui que la figure du Christ se retrouve dans de nombreuses religions qui l’ont précédé). Le paganisme me semble nettement plus approprié pour "canaliser la puissance vitale"


              • 4 votes
                Hijack ... Hijack ... 6 avril 16:15

                "peuple sûr de lui et dominateur"

                ... or, d’après Alain Peyrefitte, cette phrase de De Gaulle était en réalité un compliment. Interrogé à ce sujet De Gaulle aurait répondu : "peuple sûr de lui et dominateur !’ J’aimerais tellement pouvoir en dire autant des français..." . Réelle ou pas, cette formule devrait nous faire réfléchir !

                .

                Sans doute (si cette formule était vraie), que De Gaulle souhaitait faire savoir ce qu’il attendait des français, c’est à dire qu’ils soient moins soumis à l’impérialisme US, bête noire du Général, d’où le "sûr de lui-même"._ en souhaitant qu’à l’avenir la France soit sûre d’elle-même_ Quant au "dominateur", ça ne colle pas avec son projet pour la France et le président DG avait compris que l’état hébreux la prendrait pour lui-même ce qui fut fait. Fin politique, De Gaulle avait à l’attention d’Israël fait un compliment et une mauvaise critique.

                Suis surpris de la compréhension de Peyrefitte.

                ///

                Le fait de tout mettre sur le dos des élites (mais aussi des élites industrielles et des affaires ... etc ), est une attitude utilisée par bcp de peuples, en effet, cette façon de déporter ses échecs sur les autres, notamment les plus puissants, on l’entend de partout dans le monde, surtout en Europe (sauf la GB) et dans le bassin Méditerranéen. 


                • 3 votes
                  medialter medialter 6 avril 18:03

                  @Hijack ...
                  "Le fait de tout mettre sur le dos des élites (mais aussi des élites industrielles et des affaires ... etc ), est une attitude utilisée par bcp de peuples, en effet, cette façon de déporter ses échecs sur les autres, notamment les plus puissants"

                  *
                  Excellent, ça résume tout


                • 4 votes
                  micnet micnet 6 avril 19:28

                  Merci à tous pour vos commentaires, je vais essayer de répondre ici un peu à tout le monde au-travers d’une réponse générale

                  Globalement, je suis en phase avec le commentaire de Conférençovore et c’est vrai que j’aurais dû préciser dès le départ ce que j’entends par "le peuple" car, bien évidemment, cette haine de soi que je dénonce est propre aux FDS blancs chrétiens. Nos compatriotes juifs ou musulmans n’ont pas, je pense, de complexes identitaires particuliers puisqu’ils se sentent d’abord et avant tout "juif" ou "musulman" et ce sentiment d’appartenance très marqué les protège de cette forme d’auto-culpabilisation ou de haine de soi que les FDS développent en permanence.

                  Alors que faire ? Faut-il en finir avec la République tel que le préconise Ezechiel ? C’est effectivement la thèse de plusieurs auteurs de tendance royaliste et/ou catholique et, ma foi (si je puis dire), leurs arguments peuvent se défendre d’autant que la "déchristianisation" de la France constitue une perte de repères pour beaucoup tant il est vrai que le christianisme a "fait la France". Cela dit je ne pense pas que ce soit cela qui explique fondamentalement notre déclin car la France a aussi connu sa période de gloire en République notamment sous Napoléon (après, je ne rentre pas dans le débat de savoir si on doit considérer Napoléon comme un ’républicain’ ou non). D’ailleurs, jamais au cours de toute son histoire la France n’a été aussi hégémonique que sous l’épopée Napoléonienne. Et puis je rejoins également Gaspard sur le fait que les valeurs républicaines en elles-mêmes demeurent positives. 

                  En revanche, je m’interroge de plus en plus sur le bienfondé de la démocratie, de son égalitarisme et de son nivellement par le bas et c’est cela qui, d’après moi explique cet auto-dénigrement si caractéristique de notre "beau pays de France".. D’ailleurs, la remarque (justifiée) de Tchakpoum sur le besoin permanent pour les Français de se trouver un "père", et ce quelque soit le régime, me paraît fondamentale car c’est effectivement une constante dans la mentalité française. En clair, et pour le dire un peu brutalement : les français sont des moutons incapables de s’auto-gérer, ils ont en permanence besoin d’un état qui les protège et sont, de fait, complètement passifs. Conférençovore rappelle le scandaleux référendum lié au traité de Lisbonne que les français avaient pourtant majoritairement rejeté et qu’ils ont dû malgré tout se manger et tout ça sans se rebeller le moins du monde. J’ai du respect pour des gens comme Etienne Chouard et d’autres (y compris comme Juan Branco) qui tentent de faire bouger les choses en essayant de réveiller les consciences mais je pense qu’ils sous-estiment complètement l’atomisation des gens. Les français, dans leur grande majorité s’en cognent jusqu’à l’os de tout ce qui concerne la politique ou l’avenir de la nation, il faut bien avoir conscience que nos "con-citoyens" ne sont plus citoyens (mais l’ont-ils jamais été) depuis bien longtemps et ne sont plus que des "con-sommateurs". Même s’ils se sont faits beaucoup entendre, les GJ ne sont qu’une petite minorité et ne représentent pas "la masse". J’exagère ? Alors je fais le pari ici qu’en 2022, Macron (ou quelqu’un de la famille que l’on appelait jadis ’UMPS’) sera réélu dans un fauteuil et je ne prends là vraiment aucun risque en l’affirmant. Aristote affirmait que "l’homme est un animal politique" mais force est de constater que l’homme moderne est bien plus "animal" que "politique"...

                  Bref, tout ceci pour dire qu’il est urgent de repenser complètement la démocratie et de s’interroger, comme Nietzsche, sur les vertus de l’aristocratie (la vraie, celle de la Sagesse antique ou celle des Chevaliers du Moyen-âge et certainement pas celle du pognon)


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                    Hijack ... Hijack ... 6 avril 20:47

                    Connaissant l’histoire de France en très gros et non dans les détails, je me suis tjrs posé cette question :

                    _ Est-ce que le peuple français en général a tjrs été "le même*", depuis les précédents royaumes jusqu’aux républiques, y compris celles de nos jours ?

                    Par "*

                    le même", j’entends, que le français a t-il été tjrs le même entre ces 2 périodes, ou bien est-que la république a profondément changé la façon de voir du peuple français (pensées générales, attitudes face à différentes situations etc ... ?).

                    S’il y a des connaisseurs, je serai preneur. Merci.



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