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L’appel à la croisade 1095 et le début de l’expédition

L'âge des croisades commence à la fin du 11ème siècle lorsque le pape Urbain II lance un appel à tout l'Occident chrétiens dans le but de libérer les lieux saints de la domination musulmane. Le premier épisode de cette série vidéo, présente la situation politique de l'orient et la mise en marche de la première croisade, mais aussi le passage difficile par Constantinople et la tragique histoire de la croisade populaire de Pierre l'Ermite. La vidéo se termine avec la première grande bataille des croisés à Dorylée avant de prendre la direction d'Antioche et Jérusalem dans le prochain épisode.

Tags : Moyen Orient Histoire Israël Turquie




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2 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Étirév 14 février 15:06

    Origine des Croisades

    Sous la domination des khalifes arabes, une foule de pèlerins Francs, restés fidèles à la doctrine johannite, venaient visiter les lieux où le premier Christianisme s’était élevé.

    Mais, lorsque les Turcs eurent asservi leurs anciens maîtres, les pèlerins d’Europe qui s’aventuraient en Syrie pour visiter Jérusalem et Nazareth essuyèrent des traitements barbares dont le récit enflamma de courroux l’Occident.

    Un de ces hommes, maltraité par les Turcs, Pierre l’Ermite, revint en Europe raconter ces vexations et exciter toute la Chrétienté à la vengeance.

    Le Concile de Plaisance, auquel assistèrent 30.000 personnes, décida la guerre contre les infidèles.

    L’an 1095, sous le pape Urbain II, il fut tenu un Concile à Clermont en Auvergne où on proclama la Croisade dont Godefroy de Bouillon fut le chef.

    Les falsificateurs de l’Histoire diront que le premier prétexte de ce mouvement extraordinaire fut le bruit qui s’était répandu dans toute l’Europe que la fin du monde allait arriver.

    Les prêtres, exploitant cet idéal, firent croire aux populations crédules que Jésus allait revenir pour juger les hommes, et que c’est pour cela qu’il fallait aller délivrer la Palestine, tombée entre les mains des Turcs.

    Quand on annonça une expédition en Palestine, un immense tourbillon se produisit en Occident dans la masse masculine, avide de mouvement, de luttes, de déplacement, c’est pour cela qu’elle suit les conquérants. Elle ne leur demande pas pourquoi on la fait marcher ; elle marche, cela lui suffit, puisque c’est la vie libre entre hommes, l’action violente, brutale, développant les instincts profonds de la nature masculine, cela les grise, c’est pour cela qu’ils aiment la guerre, et nous n’ajoutons pas le plaisir de tuer, quoiqu’il s’en trouve dans la masse que ce motif séduit.

    Pierre l’Ermite organisa la première Croisade, à laquelle prit part Godefroy de Bouillon. Il conduisit 80.000 hommes ignorants et fanatiques qui, pour gagner des partisans, ensanglantèrent leur route, la couvrirent de cadavres, au nom de Jésus.

    Les vrais fauteurs de l’engouement des masses pour les Croisades furent l’entraînement : faire ce que font les autres ; le mouvement : s’il y a un déplacement, en être ; puis l’orgueil : porter des insignes qui représentaient une croyance pour avoir l’air de croire quelque-chose, alors même qu’on ignore sur quoi la doctrine que le symbole représente est basée ; ensuite, se créer entre hommes une solidarité, dont les femmes ne seront pas, se donner à ce sujet un air de supériorité sur elles.

    Le vrai motif ?

    Qu’importe, pourvu qu’on se remue, qu’on parcoure du chemin, qu’on voie un pays nouveau, qu’on s’amuse, pourvu surtout qu’on se batte ? La Croisade fit une diversion à la vie monotone des châteaux.

    Les auteurs contemporains disent que six millions d’hommes prirent la croix. Il s’agissait de défendre une chimère ; des flots de sang coulèrent.

    Toute l’Europe se jeta sur l’Asie. Des femmes même y allèrent. La veuve d’un roi de Hongrie avait pris la croix et s’était mise à la tête d’une partie des femmes croisées.

    Des pédagogues emmenèrent en Palestine plusieurs milliers d’enfants. Le fanatisme faisait son œuvre.

    Cependant, Pierre l’Ermite ne parvint pas en Palestine. Il mourut avant d’y arriver, le 17 juillet 1095.

    Pierre l’Ermite était né dans le diocèse d’Amiens ; il avait guerroyé en Flandre.

    Godefroy de Bouillon fut plus heureux, il arriva jusqu’à Jérusalem et s’en empara le 15 juillet 1099, et y fonda un royaume passager.

    Pourquoi ne déclara-t-il pas Jérusalem la capitale du monde chrétien, la ville sainte, la ville sacrée ?

    Réponse...



    • vote
      ezechiel ezechiel 15 février 07:40

      "En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée et plus précisément jusqu’à ce qu’on appelle le Bras Saint-Georges. Dans le pays de Romanie, ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre.

      Beaucoup sont tombés sous leurs coups ; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.
      Si vous demeuriez encore quelque temps sans rien faire, les fidèles de Dieu seraient encore plus largement victimes de cette invasion."

      Appel à la croisade du pape Urbain II le 27 novembre 1095 au concile de Clermont pour justifier la première croisade



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