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Accueil du site > Tribune Libre > Social engineering : les bons côtés

Social engineering : les bons côtés

Jean-François Noubel explique en quoi l'ingénierie sociale devient prépondérante sur la seule ingénierie technique. Il passe en revue différents exemples de révolution qui nous attendent, uniquement observables dans les signaux faibles.

 

Conférence donnée le 20 juin 2013 au Palais Brongniart à Paris, dans le cadre du Forum Ademe de l'Innovation.

 

Bon visionnage et merci pour vos réactions !

 

Tags : Société




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27 réactions à cet article    


  • 3 votes
    Zatara zatara 15 février 2014 15:18

    Certains vont certainement tiquer sur certains détails... juste pour rappeler que seul l’homme est responsable de la manière dont il utilise l’outil.

    Pour ceux qui l’ont trouvé inintéressante, ci joint le lien de la table ronde qui a eu lieu :

    http://vimeo.com/69421721


    • vote
      Zatara zatara 15 février 2014 15:19

      erratum, intéressante !


    • vote
      ffi 15 février 2014 15:54

      Écologie qui s’appuie sur une métaphysique cabalistique et hermétiste.


      • 5 votes
        maQiavel maQiavel1983 15 février 2014 17:21

        Passionnant, merci du partage.

        Je vois pleins d’applications historiques et actuelles de ces concepts.

        Pour ce que Noubel appelle catalysme (en rapport avec la catalyse, le phénomène de modification notable de la vitesse d’une réaction chimique par l’action d’une substance appelée catalyseur),  j’y vois des manifestations concrètes dans le monde médiatique.

        Les journalistes ont une intelligence collective commune, ils ont la même idéologie et pensent à peu près la même choses sur tous les sujets sur le fond , seules les nuances diffèrent ce qui donne l’ illusion de liberté au spectateur consommateur d’ information. On ne leur donne pas d’ordre (ou alors très peu , pas comme en Corée du nord ,ça les scandaliserait) ils pensent par eux mêmes mais leur réflexion va toujours dans le même sens et tourne en circuit fermé dans un système d’auto-cautionnement. Ce cerveau collectif est une dynamique qui dépasse les capacités d’action des individus qui composent le collectif. Donc pour eux, ils sont libres et quand ils disent qu’ils le sont, ils le pensent réellement !

        Mais, il faut de temps en temps un catalyseur pour potentialiser l’énergie de cette intelligence collective et la diriger dans un sens. On le voit bien par exemple dès qu’ il s’ agit des guerres avec le paradigme gentil / méchant , les catalyseurs connaissent très bien l’ intelligence collective médiatique et sa sensibilité par rapport à la seconde guerre mondiale , il suffit donc de présenter dans un conflit des bourreaux et des victimes pour que tous les journalistes l’ associent aux Nazis et aux juifs et prennent en charge à bras le corps la propagande et répètent tous la même chose par psittacisme.

        Voyez ce qui s’est passé pour la cote d’ivoire, pour la Lybie, pour la Syrie et à présent pour l’Ukraine, c’est impressionnant.


        • 2 votes
          ffi 15 février 2014 18:08

          Les journalistes sont une corporation (ils ont une carte de journaliste).
           
          Ils ont donc des intérêts communs,
          en particulier conserver leur prééminence dans la définition de l’Opinion générale, ce qui permet de faire passer leur opinion particulière comme l’opinion de tous.
           
          Maintenant, demandez donc aux journalistes si la place du journalisme dans la société est essentielle. Nul doute qu’ils répondront collectivement "oui !" comme un seul homme... Tous les journalistes s’accorderont à perpétuer un système où ils sont dans une situation privilégiée.
           
          L’idée de catalyseur peut être raccrochée à celle de ’ferment’ ou de ’sel’ dans la culture classique. Un catalyseur réalise une fermentation (chimique ou biologique).
          Le ’catalisme sociétal’ revient à l’idée de créer des fermes politiques, donc de créer un rôle de fermier politique. On en revient au concept ultra-classique de fermiers généraux (Lavoisier, le chimiste, était d’ailleurs fermier général).
           


        • 1 vote
          maQiavel maQiavel1983 15 février 2014 20:55

          -Les journalistes sont une corporation (ils ont une carte de journaliste).Ils ont donc des intérêts communs,

          R /Pas nécessairement. On voit sur certains thèmes des journalistes s’opposer à d’autres. Plus qu’une question d’intérêt, c’est une question d’idéologie, sur certains thèmes bien précis, leur idéologie se superposent et les quelques journalistes qui sont à contre courant ne sont pas réprimandé par leur supérieur hiérarchique mais par leur collègue du média dans lesquels ils travaillent et par ceux qui travaillent pour les autres médias.

          -en particulier conserver leur prééminence dans la définition de l’Opinion générale, ce qui permet de faire passer leur opinion particulière comme l’opinion de tous.

          R /Mais sais tu qu’ils n’en ont pas conscience, pour la plupart d’ entre eux ? Beaucoup de journalistes t’expliqueront qu’ils ne définissent pas l’opinion générale. Ceux qui étaient dans les corporations connaissaient leur propre rôle, c’est une différence.

          -Concernant les fermiers politiques, qui étaient-ils dans l’ancien régime ? Je connais les fermiers généraux mais leur rôle me semble différent de celui que je décris plus haut, celui de donner l’impulsion pour orienter le traitement de l’information à l’insu des principaux acteurs …


        • 1 vote
          ffi 15 février 2014 22:08

          Pour mesurer le corporatisme des journalistes, il ne faut pas regarder sur quels thèmes ils s’opposent parfois, mais sur quels thèmes ils ne s’opposent jamais...
           
          Ensuite, pour l’unité idéologique :
          D’une part, il faudrait regarder la formation.
          D’autre part, toutes les corporations ont toujours montré, pour des raisons de recherche de cohésion interne, une propension à développer une pensée unique, qui se retrouve notamment dans le langage parlé par l’invention d’un jargon ou de tournures de phrases stéréotypées.
          Donc en orientant dès la formation une certaine tournure d’esprit, peut-être est-il possible d’orienter ce que sera la "normalité" dans cette corporation.
           
          Pour les fermiers généraux : peut-être me suis-je trompé, le mot "ferme" ne semble pas découler d’un "ferment". Mais si le mec qui parle croit que nous sommes aujourd’hui dans un système pyramidal, alors que généralement les autorités ne font que récolter ce qui a été créé par autrui, il se fourre le doigt dans l’oeil.


        • 2 votes
          ffi 15 février 2014 17:45

          Traduction :
          intelligence collective = groupe.
          groupe naturel = famille.
          intelligence collective étendue = groupe politique = société.
          société fondée sur la race = ethnie.
          société fondée sur l’obéissance à une loi commune = nation.
          société fondée sur l’adhésion à une croyance commune = religion.
          société fondée sur l’adhésion à une idéologie commune = parti.
          société fondée sur un loisir commun = club.
          groupe organisé de manière pyramidale : ordre.
          groupe dont les membres poursuivent un but commun : université (unis vers).
          université consolidée par contrat ou serment = corps ou corporation.
          holoptisme : perception de l’ensemble = universalisme.
          fait pour les membres de jouer pour le groupe = universel.
          écosystèmes sociaux = sociétés.
          rôles dans une société = métiers.
           
          Rien de nouveau donc.
          Ce genre de discours ne fait que changer les mots.


          • vote
            Zatara zatara 15 février 2014 17:56

            @ffi,
            ok pour le relookage mais ça ne change pas le fond qui de mon point de vue, ne fait que traiter de la socialisation des services grâce à internet, et donc, dans une certaine mesure ,un progrès de part son optimisation.
            Écologie qui s’appuie sur une métaphysique cabalistique et hermétiste.
            N’y connaissant rien, je l’avoue, s’agit il d’un danger ?


          • vote
            ffi 15 février 2014 18:29

            Oui il s’agit d’un problème.

            C’est un paradigme très étranger à nos paradigmes historiques.
             
            Il peut être source de confusions, notamment en embrouillant notre langue et la rendant incohérente.
            Il fait prendre pour de nouvelles découvertes des choses qui sont déjà connues.
            Le changement de vocabulaire rend inutilisable toute une série d’écrits classiques qui traitent déjà de ces choses.

            La métaphysique située en arrière-plan est cachée et c’est donc hypocrite.
             
            Puisqu’il n’y a pas de nouvelle découverte, mais seulement substitution de vocabulaire, la seule réelle nouveauté est métaphysique. Or celle-ci est cachée : il faut donc voir ces théorisations (très anglo-saxonnes) comme de la subversion religieuse qui avance masquée sous des oripeaux scientifiques.


          • 1 vote
            maQiavel maQiavel1983 15 février 2014 21:02

            - Le changement de vocabulaire rend inutilisable toute une série d’écrits classiques qui traitent déjà de ces choses.

            R / J’ai une question ffi.

            Il y’ a un concept dans la dynamique des groupes qu’on appelle « émergence ».

            A partir d’interactions basique dotées de règles élémentaires, on a un comportement global complexe.

            Je prends l’exemple du ban de poisson : Le banc de poisson a pour objectif majeur d’augmenter la capacité de survie des poissons qui le constituent en décourageant les prédateurs et en facilitant la recherche de nourriture.

            Trois comportements sont nécessaires pour modéliser le banc :

             

            1. L’Evitement : ne pas heurter ses congénères et aux prédateurs.

             

            2. La centrifugation : chercher à se mettre au centre de la nué

             

            3. L’ajustement des vitesses : aller à des vitesses proches de ses voisins.

             

            En utilisant ces trois comportements modélisés par informatique pour chaque poisson, on obtient une dynamique similaire à celle d’un ban de poisson réel.

            Le poisson n’agit pas en fonction de la finalité, il ne fait que réagir à des comportements élémentaires, il n’a pourtant ni la volonté, ni la conscience de participer par ce phénomène de ban.

            On trouve aussi ce phénomène chez les humains, que l’on peut inclure dans l’intelligence collective en essaim dont parle l’intervenant.

            Que racontent les écrits classiques là-dessus ?


          • vote
            Zatara zatara 15 février 2014 22:01

            @maQ,
            cf : http://www.agoravox.tv/tribune-libr... à partir du 13 février 23:16 jusqu’à aujourd’hui


          • 1 vote
            ffi 15 février 2014 23:14

            Que racontent les écrits classiques là-dessus ?
            Je ne suis pas un expert de l’art de la pêche... Mais les filets, ça ne date pas d’hier.

            C’est une loi de comportement d’un ensemble dont les éléments ne sont pas inertes (déterminé complètement par l’extérieur), mais vivants (ils déterminent en eux-même leur finalité après perception de l’extérieur), donc dotés de lois internes (leur finalité).
             
            Je dirais que c’est une convolution de poissons.

            Chaque poisson ayant sa propre loi d’évolution,
            une collectivité de poisson a une loi de convolution.

            collaborateur, copain, compagnon, collègue, confrère, concitoyen, compère, complice, condisciple, concubain, convive, commensal, collocataire, compatriote, congénère, cousin, conspirateur, collectivité, concert.
             
            Je parlerais donc de "colligence". (du verbe latin colligo par son participe présent colligens qui signifie "groupement, rassemblement"). Forcément, cette colligence maintient son unité par un lien mutuel sans cesse réitéré (sinon, elle s’éparpillerait), ce qui mène au verbe latin relego, et par là au mot français "religion".
             
            => Toute colligence suppose une religion commune.
            La religion du poisson colligeant à son banc est donc :
            1° rester au centre du banc.
            2° ajuster sa vitesse à ses voisins.
            3° éviter les prédateurs.
             
            Voyez qu’on peut même être créatif, ceci sans reprendre les concepts confus et approximatifs des anglo-saxons...


          • vote
            ffi 16 février 2014 20:05

            Note bien Mac que lorsque je faisais référence aux écrits classiques, je ne pensais pas au banc de poisson en particulier, mais à ce qui se rapporte aux groupes en général.
             
            Cependant, je remarque une contradiction dans ton approche. Pour la percevoir, il te faut imaginer modéliser le banc de poisson.
             
            Tu commences par modéliser un poisson (une intelligence) :
            ------------------------------------------------------------------------
            Il faut lui donner des propriétés physiques :
            - sa forme.
            - son emplacement.
            - sa vitesse.
            - sa direction.
            Ensuite, il faut lui donner des facultés de perception :
            - percevoir le prédateur (forme, position, vitesse et direction).
            - percevoir ses voisins (forme, position, vitesse et direction).
            - percevoir le centre du banc (position)
            Enfin, il faut lui donner des finalités :
            - éviter le prédateur pour ne pas être mangé.
            - maintenir une distance à ses voisins pour ne pas être heurté.
            - chercher à joindre le centre du banc.
             
            Le poisson a donc évidemment des finalités personnelles.
             
            Ensuite, pour la modélisation, il te faut créer tout un ensemble de poisson et faire jouer le tout par l’ordinateur.
             
            Le banc est une collectivité. Le poisson est une intelligence.
            En modélisant un banc de poissons,
            tu modélises donc une collectivité d’intelligences
            (et non une intelligence collective)...
             
            Maintenant, pour cette idée que le groupe aurait nécessairement une efficacité supérieure à l’ensemble des individus...
             
            Le groupe produit naturellement du conformisme. On le voit bien chez les journalistes, chez les politiques.
             
            C’est assez similaire finalement au poisson dans son banc, qui cherche à se mettre au centre de la collectivité pour s’y conformer.
             
            C’est-à-dire qu’une personne en groupe va naturellement fonctionner, de manière assez animale, par l’imitation d’autrui pour rester dans le rang. S’il sort du rang, il sera dit qu’il dérape, et les autres membres du groupe lui demanderont de rentrer dans le rang.
             
            Le groupe n’est donc pas du tout producteur d’intelligence supplémentaire, mais en général réducteur d’intelligence.
             
            En effet, un groupe, pour être efficace à une tâche, doit comporter une variété d’actions toutes complémentaires à sa finalité collective. Le groupe propose une pluralité de rôles, mais dans l’unité d’un but commun.
            C’est l’universel : une pluralité complémentaire dans l’unité.
             
            Imaginez donc le corps d’un homme, dont toutes les cellules voudraient devenir des neurones et qui y parviennent. Bientôt, cet homme ne serait plus qu’un gros cerveau, mais hélas il n’aurait plus de coeur pour l’alimenter en un sang qu’il n’aurait plus, ni de poumon pour l’alimenter en un air qu’il ne pourrait plus respirer,..etc
             
            Or, le conformisme naturel de l’homme en groupe, amoindrit naturellement cette pluralité nécessaire. Le groupe perd de ce fait son efficacité à mesures que les complémentarités en son sein disparaissent.
             
            On comprend ainsi que le rôle de l’autorité est primordiale dans un groupe, et que ce rôle consiste non pas à "égalitariser" les membres du groupe entre eux, car cela accentuerait alors la pente naturelle au conformisme et à l’uniformisation, mais à maintenir la pluralité des fonctions complémentaires pour pérenniser l’accomplissement du But collectif.


          • vote
            maQiavel maQiavel1983 16 février 2014 21:17

            @ffi

            -Le banc est une collectivité. Le poisson est une intelligence.En modélisant un banc de poissons, tu modélises donc une collectivité d’intelligences (et non une intelligence collective)...

            R / Je veux bien utiliser ta terminologie et parler de collectivité d’intelligences comme tu dis.

            Mais quelques remarques :

            1. Les poissons au niveau individuel ne font que réagir à des comportements élémentaires  sans avoir conscience de la finalité du collectif.

            2. Ce collectif réagit comme s’ ils ‘ agissait d’un seul individu, une seule masse.

            3. Ce collectif acquiert de nouvelles propriétés dont les plus importantes permettent d’augmenter la capacité de survie des poissons à titre individuels.

             

            Pour caractériser ces nouvelles propriétés de la masse constituée, le terme collectivité d’intelligence ne serait pas approprié car il laisse l’idée qu’il y’ a concertation entre les différents acteurs et que les nouveaux caractères de la masse constituée ont été pensés. C’est faux, c’est purement instinctif, rien ‘n a été pensé et planifié par les acteurs. Donc ce n’est même pas un collectif d’intelligence puisque les poissons n’utilisent aucune intelligence.

            Si les individus réagissent de manière instinctive et individuelle, le collectif lui, a ses propres capacités et sa propre cohérence. Dans ce cas comment appeler ce phénomène collectif ?

            -Le groupe n’est donc pas du tout producteur d’intelligence supplémentaire, mais en général réducteur d’intelligence.

            R /Je suis d’ accord, à titre individuel, bien sur. Mais ce qui nous intéresse, c’est le phénomène de masse.

            -On comprend ainsi que le rôle de l’autorité est primordiale dans un groupe, et que ce rôle consiste non pas à "égalitariser" les membres du groupe entre eux, car cela accentuerait alors la pente naturelle au conformisme et à l’uniformisation, mais à maintenir la pluralité des fonctions complémentaires pour pérenniser l’accomplissement du But collectif. 

             

            R / C’est un joli discours mais je peux te répondre exactement l’inverse. Que si je suis une autorité et surtout que j’ai envie de le rester et de dominer mes semblables, je dois essayer de créer du conformisme dans le groupe pour l’uniformiser et pérenniser ainsi mon pouvoir sur lui.

            C’est justement ce à quoi les ingénieurs sociaux du XX ème siècle se sont attelés …


          • vote
            ffi 16 février 2014 22:29

            1. Ok : mais ces comportements élémentaires sont bel et bien lié à leurs finalités propres (ne pas heurter un congénère, ne pas être mangé par le prédateur, rester au centre du groupe). Ne pas être mangé est leur Bien Commun.
             
            2. Cette collectivité ne réagit pas comme un seul individu, ni comme une seule masse, puisqu’elle se divise dès qu’un prédateur apparaît. Or ce qui est peut se diviser sans périr n’est pas individuel.
             
            3. Augmenter leur capacité de survie... Sauf pour la pêche au chalut... où là ils sont pris en masse. Mais cette affirmation est-elle certaine ? Même les dauphins recherchent systématiquement les bancs de sardines pour se faire un copieux festin.
             
            Je suis fondé à parler d’une collectivité d’intelligences (avec un "s" à intelligence).
            Réfère-toi à la définition de l’intelligence :
            I) Fonction mentale d’organisation du réel en pensées chez l’être humain, en actes chez l’être humain et l’animal
            I) A. 4. Par métonymie : Être doté de cette fonction (i.e. un animal)
             

            -> La définition de l’intelligence comportant la notion d’organisation du réel en Acte, l’intelligence inclue donc l’Instinct. Les poissons se perçoivent les uns les autres et adaptent leur mouvement par instinct, telle est leur intelligence.

            Bref, un poisson est une intelligence
            Et puisqu’un banc est une collectivité.
            alors un banc de poissons est une collectivité d’intelligences.
             
            Mais tu peux préciser encore et parler de collectivité d’instincts si tu veux.
            Comme il n’y a pas de pensée chez les acteurs, cela reste facile à modéliser
            (et donc facile à pécher).
             
            Capacités et cohésion du Groupe.
            La cohésion d’un groupe vient par la persistance de l’adhésion de ses membres.
            Cette adhésion sans cesse réitérée, qui relie sans cesse le membre à sa collectivité, qui l’y ramène toujours, est une forme de religion. Cette religion repose sur des principes en commun, une foi commune qui est le ciment du groupe.
             
            Le poisson reste en banc car sa foi repose sur l’imitation du comportement de ses semblables. C’est très animal cette façon d’imiter. Le poisson est en confiance dans son banc, aussi cherche-t-il à y rester au centre.
             
            Ingénieurs sociaux
            C’est exactement le thème du lien "Groupes réducteurs et noyaux dirigeants" que j’ai mis ci-dessous et qui devrait t’intéresser. Le groupe formate l’idéologie de son membre, non par la finalité qui propose en prétexte à la mise en troupeau, mais par la forme des principes qu’il suggère pour parvenir à cette finalité (i.e. sa religion).


          • vote
            maQiavel maQiavel1983 17 février 2014 11:35

            Cette collectivité ne réagit pas comme un seul individu, ni comme une seule masse, puisqu’elle se divise dès qu’un prédateur apparaît. 

            R / Non justement, elle ne se divise pas. Elle l’évite de façon cohérente comme s’ il s’ agissait d’ un seul individu.

            -Mais cette affirmation est-elle certaine ? Même les dauphins recherchent systématiquement les bancs de sardines pour se faire un copieux festin. 

            R / C’est normal , c’ est là ou se trouve leur garde manger. Mais on peut effectivement prouver que le banc augmente la capacité de survie de ceux qui les constituent.


          • vote
            ffi 17 février 2014 12:45

            Pense à la manière de modéliser le banc.
            Il faut d’abord modéliser un poisson, puis en mettre beaucoup ensemble.
             
            Le banc est une communauté.
            Chacun des membres partagent des principes communs et un but commun.
             

            Le supposer comme une unité est une hypothèse inutile à sa modélisation.


          • vote
            ffi 17 février 2014 13:44

            -> La religion animale est fondée sur l’imitation.

            Un troupeau est une communauté d’imitation.
             
            Par conséquent, en animalisant l’homme, on peut diriger les masses, sur la base du conformisme. Pour animaliser l’homme, il s’agit de réduire son intelligence à ses instincts, c’est-à-dire d’annihiler en lui ses facultés supérieures, à savoir :
            1° l’intelligence du Vrai, en entravant sa capacité de percevoir les différences : ceci est réalisé via la rhétorique de l’égalité.
            2° l’intelligence du Bien, en entravant sa capacité à se fixer des limites morales : ceci est réalisé via la rhétorique de la liberté.
             
            Tu peux regarder les vidéos de Lucien Cerise qui en parle, sous un angle technique.

            Tu peux aussi t’intéresser aux écrits d’Augustin Cochin au sujet des sociétés de pensées, le premier à avoir analyser ce phénomène qui apparut au XVIIIe siècle.


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            Zatara zatara 17 février 2014 15:44

            @ ffi et maQ,
            je crois que la perception de ce que nous nommons intelligence collective ou collectivité d’intelligence est la clé pour bien comprendre le phénomène. Les propriétés du poisson à travers sa modélisation et plus particulièrement, de son niveau d’intelligence en tant que partie, sont définis à travers quelques lois... Vous serez d’accord pour dire que nous parlons ici d’intelligence inconsciente ou instinctive. Soit.
            Maintenant, le phénomène du banc de poisson est propre à certaines espèces. Dans le cas de petits poissons regroupé et attaqué par des dauphins (pour l’exemple), il est clair que le banc réagit à l’attaque, et que cela permet, in fine, une défense très simple dans le sens ou chaque poisson, dilué dans la masse, n’a finalement que très peu de chance de se faire manger. Bref, l’union, par effet de dilution, fait la force. Le chassé n’est plus une proie sélectionné, déterminé visuellement comme un seul sous élément en amont de l’attaque.
            Pour conclure sur ce phénomène d’intelligence du banc, il serait donc plus judicieux de n’y voir qu’un comportement inconscient et automatique (d’ou sa simulation finalement très facile) dû à des milliers d’années d’évolution au sein d’un environnent dangereux. Une programmation naturelle résultante du rapport chasseur-chassé. Tout individu ne sachant pas assez bien revenir vers le centre, ou à l’intérieur du groupe, étant tout de suite sanctionné et donc, dont la transmission du programme génétique est arrêté. L’intelligence n’en ai pas une dans le sens de la réflexion, mais dans le sens d’une sélection naturelle, donc à un comportement d’adaptation. Les espèces dont les individus ont, par hasard, adopté ce comportement ont su se préservé. Ne pas confondre (comme je le faisais) phénomène inconscient (parce que instinctif) résultant de l’évolution et phénomène d’intelligence en temps réel par la capacité de prendre une décision sur un problème à variable. L’intelligence du tout n’existe pas. Les phénomènes observables d’action commune d’un groupe sont la résultante d’une conformisation dû à la sélection naturelle.
            En d’autre terme, ce phénomène de banc existe et évolue que parce qu’il y a des prédateurs.


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            Zatara zatara 17 février 2014 16:01

            @ffi,
            pour en revenir au sujet, à savoir l’interet de développer de nouvelle façon de communiquer et d’interagir ensemble, et pour expliquer l’expression "tasse de sucre pour le voisin par internet", je veux juste expliquer que naturellement, les gens ont des relations d’entraides (quand on ne parle pas des psychopathes caractérisés qui agissent uniquement pour eux) et que par conséquent, les nouveaux réseaux sociaux qui se développent (je ne parle pas de facebook mais de co voiturage par exemple) ne sont que re découvert à travers d’internet, et parce que l’outil et d’une efficacité confondante, cette nature ré apparait sur de plus vaste échelle (le bon coin, craig liste, etc...) sans qu’il y soit forcement question d’échange économique, mais plus basé sur un réseau d’entraide, de troc, ou tout simplement de fraternité


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            ffi 17 février 2014 16:48

            En fait, je pense que le net, c’est un filet pour attraper les poissons en grande quantité.
            Un filet conçu par l’armée américaine et la NSA...
             
            L’ingénierie sociale ou l’intelligence collective sont l’oeuvre des agences de renseignement et des grosses boîtes capitalistes.
             
            C’est jolie en apparence, c’est sûr, mais on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, il leur faut un bon miel à la senteur fleurie et dégoulinant de sucre.
             
            L’entraide n’est pas si naturelle.
            Elle n’existe que s’il y a une confiance réciproque.
            Or, il y a un média sous ces relations nouvelles, l’internet.
            Cela ne met pas en confiance.


          • 1 vote
            ffi 17 février 2014 17:01

            Tu remarqueras d’ailleurs que cette "intelligence collective" est justifiée sommairement par le banc de poissons, bestioles dont l’intelligence se réduit à l’instinct.
             
            Puis, cette notion est étendue à l’homme sans justification rigoureuse.
             
            En fait, dans un groupe qui "vise" à l’intelligence collective, on te demande toujours de mettre ton intelligence au vestiaire. Il t’est sommé d’accepter en principe que "Tout se vaut" et que "Tout est permis", ce que n’importe quel homme intelligent considèrerait irréaliste.

            Ce genre de groupe te demande donc d’abolir ton discernement et ton intelligence, te ramenant ainsi au rang d’animal. Et c’est là que c’est formidable, puisque c’est ce qui permet de te mener par le conformisme.
             
            Bref, ce qui est présenté comme "l’intelligence collective", c’est juste un troupeau de benêts conformistes qui se font manipuler comme des ânes...
             
            C’est ce que j’ai remarqué dans les partis politiques.
            On demande sans cesse ta présence.
            Mais ce n’est pas pour te donner un rôle précis.
            C’est pour t’abêtir.


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            Zatara zatara 17 février 2014 17:28

            @ffi,
            c’est pas faux, intéressant.... mais si je puis me permettre, j’ai l’impression que tu penches un peu trop vers le coté négatif. Certes ça permet de surveiller, mais je ne pense pas que la finalité originelle était celle là, c’est plus un cadenassage en réaction parce qu’immense et relativement libre. L’intérêt de ce genre de plateforme, c’était d’abord militaire et universitaire, il n’y avait pas l’idée de l’oeil de moscou à sa création mais plutôt le secret et l’efficacité dans la transmission d’information. Ainsi qu’une certaine automatisation de la transmission de l’information.
            Qu’on se comprenne bien, j’entends parfaitement ton discours mais réduire l’outil à quelque chose de négatif ne fonctionne pas pour moi. Peu importe l’outil ou la technologie, c’est la façon de l’utiliser et donc in fine, de la responsabilité de la classe dirigeante. L’ingénierie sociale uniformise, c’est sûr, mais sa finalité peut être tout à fait bénéfique. Exemple : gestion de la circulation dans les villes et les grands axes = économie de temps et d’énergie. (après pour cette exemple je ne juge pas, ni ne critique le système lui même, il s’agit juste de décrire les avantages dans le monde actuel)


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            ffi 17 février 2014 22:53

            C’est vrai qu’avec l’âge (et l’actualité récente...), je suis relativement sur mes gardes.
             
            Mais n’empêche que lorsque je constate que systématiquement "l’intelligence collective" est justifiée par la présentation d’un troupeau d’animaux à l’instinct grégaire (le banc de poisson est en effet ce genre de troupeau sous-marin), je me sens confirmé dans mon analyse que cette manière insolite de formuler des faits connus depuis des siècles revient à la notion d’égrégore (mot qui dérive du latin grex, gregis, troupeau), donc à des doctrines ésotériques.
             
            En effet, l’expression introduit la notion d’Esprit via un des sens possibles du mot intelligence. L’expression "intelligence collective" caractérise donc ce point de vue ésotérique comme quoi la mise en troupeau engendrerait la création d’un Esprit prenant le pas sur les individus du groupe, c’est-à-dire, les envoutant.
             
            Or, la modélisation montre qu’il n’en est rien. Il suffit de modéliser des animaux autonomes mais grégaires, c’est-à-dire dont la religion est l’imitation réciproque, pour correctement modéliser le banc, ou le troupeau.
            L’hypothèse de l’Esprit émergent est inutile.
             
            Cela indique que les tenants de l’intelligence collective, en vérité, travaillent à la mise en troupeau des gens. Ils s’ingénient à faire consentir des population à l’obéissance servile via un conformisme dont l’archétype est non pas issu d’un Esprit de groupe qui émergerait, mais qui fut discrètement édifié en arrière-plan par un gros malin qui tire les ficelles et qui se marre d’autant de bêtise chez l’homme...



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              Yaduboulo Yaduboulo 17 février 2014 10:52

              Atomisation des processus de productions. L’imprimante 3D peut-être perçue comme une révolution industrielle du XXI ème siècle. La question qui reste entière reviens à exprimer des doutes sur un modèle producteur/ consommateur agissant de manière individuelle et solitaire ou en association en fonction du projet. Celui qui pourra fabriquer des drones en les photocopiant en 3D aura compris l’avenir. Maintenant, quid des normes environnementales, quid des partages d’informations sur les créations possibles d’objets interdits ? Fabriquer soi-même pour soi et pour les autres, se faire payer en temps et non en monnaie. Nos modèles sociaux changeront par la force des choses. Est-ce une nouvelle vision libératrice ou un leurre de plus ?



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